vendredi 17 avril 2026
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Opération des FAMa à Moura: Quand la France perd la bataille de l'opinion au Mali

Par Afrique Info 1,118 vues
Opération des FAMa à Moura: Quand la France perd la bataille de l'opinion au Mali

Dans les rues de Bamako, les populations, surtout celles des ressortissants du centre qui ont vu leurs parents retourner aux villages depuis quelques mois, c'est le soulagement de voir enfin leur armée prendre l'initiative et le dessus sur un fief important des terroristes frappé en plein cœur.

Moura au centre du Mali, est le succès d'une collaboration entre les populations de la localité et les forces armées en renseignements de premier ordre qui a permis les opérations des forces spéciales avec un appui aérien, toute capacité opérationnelle qui montre la montée en puissance des FAMa qui constitue un gage de sécurité pour les populations meurtries par 9 ans de terreur.
 
Pour de nombreux témoins dans la région , à Moura, les FAMa ont coupé les racines de la Katiba du Macina.
 
Quelle belle victoire !
 
Face à ce succès national, nombreux maliens prennent encore de plus leur distance face à la position des autorités françaises qui, au lieu de saluer cette victoire des FAMa, disserttent sur des prétendues exactions commises par les militaires en collaboration avec des supposés mercenaires russes.
 
Moura creuse encore le fossé entre la France et l'opinion malienne qui voit que les FAMa sont en train de réussir là où Barkhane a échoué au vu et au su de tout le monde.
Encore une fois, les maliens font bloc derrière leur armée plus protectrice que jamais.
 
Sûrement , l'autonomie opérationnelle des FAMa est une réalité incontestable aujourd'hui et devient un atout politique et sécuritaire que les maliens n'abondonneront jamais malgré la propagande relayée par les médias français aux ordres.
 
A. Simpara
 
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Commentaires (4)

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A
Anonyme il y a 4 ans

Fanga s'est fait une spécialité,d'accuser sans preuves. Il suffit qu'un argument n'aille pas dans son sens,pour qu'il vous sorte le qualificatif de troll français ! Qui est donc Fanga ? Un moins que rien qui passe sa journée à se prendre pour un intellectuel,mais visiblement borné. La nationalité malienne ne se définit pas par une uniformité d'opinion. Souffrez que d'autres avis existent !!!

F
Fanga 10020 il y a 4 ans

Non seulement, Dogoni ne vis pas au Mali, mais c'est un Français, un agent et troll d'une Officine publique de manipulation de France. Un vrai minable, ce Dogoni, au regard de sa campagne de désinformation et de dénigrement de l'armée nationale du Mali !

A
Anonyme il y a 4 ans

Pauvre Dogon64. Avec tes âneries, certainement tu ne vies pas au Mali. Pauvre minable va.

D
Dogon64 il y a 4 ans

Lutte contre la désinformation de ce gouvernement illégal, on vous raconte des mensonges, Mariko a dit la vérité : "Le massacre de Moura a lieu du 27 au 31 mars 2022, et est commis par les forces armées maliennes et les mercenaires russes du groupe Wagner. La localité de Moura est assiégée pendant cinq jours. Le village est situé dans une zone contrôlée par les djihadistes du GSIM depuis plusieurs années. L'opération dégénère en massacre des habitants, soupçonnés par les militaires maliens et les mercenaires russes d'être soit des terroristes, soit des collaborateurs. Des centaines d'habitants sont alors exécutés. L'armée se livre au pillage des habitations et plusieurs femmes sont victimes de viol. Il s'agit alors du pire massacre d'innocents depuis le début du conflit malien. Selon le journaliste Wassim Nasr, l'armée malienne multiplies les opérations offensives dans le centre du Mali depuis plusieurs semaines afin de mettre en difficultés la Katiba Macina. Cette tentative de montée en puissance est suivie d'une multiplication des exactions de l'armée malienne, suppléé des mercenaires du groupe Wagner. Quelques temps avant l'opération, grâce à des renseignements récolté sous contrainte d'un proche d'Amadou Koufa, le chef de la Katiba Macina et certains de ses lieutenants seraient actuellement dans la région de Moura. L'armée malienne conjointement aux forces russes organise immédiatement une opération de grande envergure dans le but de capturer Amadou Koufa. Le 23 mars, l'armée malienne lance une offensive dans le cadre de l'opération « Kélétigui » menée depuis la fin de l'année 2021 dans le centre et le sud du Mali. Des militaires de l'armée de terre, de l'air et des forces spéciales sont déployés, ainsi que des mercenaires russes du Groupe Wagner et au moins trois hélicoptères. D'après des témoignages recueillis par Human Rights Watch, les Russes sont au nombre d'une centaine et sont même encore plus nombreux que les militaires maliens dans les premiers jours de l'opération. L'armée malienne arrive aux abords de Moura, située à 45 kilomètres de Mopti, le 27 mars 2022, qui est alors un jour de foire dans la localité. Pendant cinq jours, le village est assiégé. L'opération tourne au massacre. Un défenseur des droits de l'homme africain déclare au journal Le Monde : « Des hélicoptères ont survolé le marché en tirant sur ceux qui essayaient de fuir. Pendant ce temps, les djihadistes se sont débarrassés de leurs armes et se sont fondus dans la foule. Des soldats maliens et russes ont été débarqués au sol et ça a été le début du massacre. Ils ont rassemblé les hommes, en ont exécuté beaucoup, ont fouillé les maisons pour tuer ceux qui s’y cachaient. Ils n’ont pas fait de distinction entre les djihadistes ou les autres ». Plusieurs témoignages sont recueillis par le journal Libération. D'après ces derniers, l'attaque débute à 11 heures avec au moins trois hélicoptères. Un témoin déclare que : « Deux hélicoptères ont atterri dans le champ et la cour de ma maison à l’extérieur du village. Des blancs en sont sortis, ont pris place sur mon toit et ont ouvert le feu sur des hommes qui couraient ». Pendant ce temps, un troisième appareil ouvre le feu sur des fuyards à pied, tandis que sur la place du marché des « soldats blancs » tirent de manière indiscriminée sur les forains. Les coups de feu s'achèvent à 15 heures. Les mercenaires russes, au nombre de plusieurs dizaines, commencent alors à séparer les hommes en trois groupes : « terroristes, terroristes présumés ou collaborateurs soupçonnés ». Ceux du premier groupe sont immédiatement exécutés, les autres sont emmenés pour être interrogés. D'après le témoignage du membre d'une association de jeunes de Moura : « S'il a une barbe, des traits ou un accent peul, l'homme est amené sur une fosse ou au bord de la rivière et abattu ». Plusieurs dizaines de personnes sont exécutées le premier jour par les mercenaires de Wagner et au moins deux maisons sont incendiées, dont le magasin d'un boucher où plusieurs personnes qui s'y étaient réfugiées périssent brûlées vives. Le 28 mars, la plupart des mercenaires russes se retirent avec les prisonniers. De leur côté, les militaires maliens poursuivent les fouilles des maisons et procèdent à des arrestations pendant les journées du 28 et 29 mars. Le 30, les femmes sont appelées à leur tour. Plusieurs d'entre-elles sont conduites le soir au campement où elles sont violées par les militaires maliens. Les maisons, laissées vides, sont livrées au pillage. Pendant ce temps les suspects continuent d'être triés : certains sont exécutés près du fleuve, d'autres sont relâchés. Le matin du 31 mars, les tueries s'achèvent et les militaires maliens ordonnent aux habitants d'enterrer les corps. Deux fosses communes sont alors creusées et les corps sont brûlés avec de l'essence avant d'être recouverts de terre. À 10 heures, les derniers soldats maliens se retirent de Moura par hélicoptères. Mais plus tard dans la journée, les djihadistes refont leur apparition à Moura, où ils cherchent à rassurer la population et à se présenter en protecteurs contre l'armée malienne Le bilan humain est difficile a établir, cependant l'ampleur du massacre est sans équivalent depuis le début du conflit, dix ans plus tôt. Des corps sont retrouvés calcinés ou criblés de balles. Des fosses communes sont creusées par les habitants. Dans les premiers jours d'avril, un défenseur des droits de l’homme originaire du centre du Mali déclare au journal Le Monde : « Ce matin, les villageois étaient encore en train d’enterrer des corps. Ils n’arrivent plus à les compter tant ils sont nombreux ». Le 1er avril, l'armée malienne donne son bilan et affirme avoir tué « 203 combattants des groupes armés terroristes » et interpellé 51 personnes. Le communiqué ne fait pas état de pertes au sein des forces armées maliennes. Il conclut que « le respect des droits de l’homme reste une priorité pour la conduite des opérations ». Cependant Amnesty International conteste la version de l'armée malienne et indique que des témoignages recueillis sur place font état de 150 à 500 victimes civiles. Ousmane Diallo, du bureau d'Amnesty International en Afrique de l'ouest, basé à Dakar, dénonce « une brutalité de l'armée malienne et des mercenaires du groupe Wagner ». Il ajoute que : « L'armée malienne parle de 203 morts dans un rassemblement et parle de combats alors que toutes les sources avec lesquelles nous avons pu discuter nous disent qu'il n'y a pas eu de combat. Il y a eu une attaque par hélicoptère le jour de la foire. Le siège sur le village a duré plus de cinq jours au cours duquel l'armée malienne a investi le village, fouillé les maisons, aurait exécuté plusieurs civils et forcé quelque uns des forains qui étaient à Moura à creuser des tombes afin d'enterrer ou de brûler toutes les personnes qui ont été tuées dans le cadre de ces opérations » De son côté, la MINUSMA se déclare « très préoccupée par les allégations de violences survenues contre les civils »1. Des habitants reprochent cependant à la MINUSMA ne pas être intervenue, alors qu'un camp de casques bleus se trouvait à Mopti, à moins d'une cinquantaine de kilomètres."