vendredi 17 avril 2026
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Pr. Mamadou Samaké, Politologue, Professeur de science politique à la Faculté des sciences administrative et politique de Bamako : «Il faut le retour à un minimum de vertu dans la gestion de la chose publique, c’est à ce prix que nous bâtirons le Mali no

Par Lerepublicainmali 1,347 vues
Pr. Mamadou Samaké, Politologue, Professeur de science politique à la Faculté des sciences administrative et politique de Bamako :  «Il faut le retour à un minimum de vertu dans la gestion de la chose publique, c’est à ce prix que nous bâtirons le Mali no

«La pratique politique et institutionnelle du Mali de 1960 à 2020 », c’est le thème présenté par le Pr. Mamadou Samaké, Politologue, Professeur de science politique à la Faculté des sciences administrative et politique de Bamako lors d’un atelier au mois de juillet 2022 à Bamako. Au cours de cet atelier, le Pr. Samaké a fait savoir que les reformes à venir doivent nécessairement s’inspirer de nos traditions. « Pour le retour de la confiance entre gouvernants et gouvernés il faut une lutte implacable contre la corruption, le népotisme, l’impunité généralisée. Il faut le retour à un minimum de vertu dans la gestion de la chose publique, c’est à ce prix que nous bâtirons le Mali nouveau », a-t-il dit.

Selon le Pr. Mamadou Samaké, le Mali, de son indépendance à ce jour, a été gouverné par trois constitutions et quatre régimes d’exception consécutifs au coup d’Etat du 19 novembre 1968, 26 Mars 1991, 22 Mars 2012 et enfin 18 août 2020.

Avant de mettre l’accent sur la constitution du 22 septembre 1960, la constitution du 2 juin 1974 et la constitution du 25 février 1992. Selon lui, la troisième République a été caractérisée par la corruption à grande échelle à tous les niveaux.

« C’est à cette période que nous avons assistée à l’avènement des fonctionnaires milliardaires. L’impunité est presque devenue la règle, l’affaissement de l’autorité de l’Etat, la mauvaise répartition de la richesse nationale, le népotisme, ont conduit une détérioration de la confiance entre gouvernants et gouvernés. La faiblesse structurelle et idéologique des partis politiques a conduit à une politisation à outrance des forces de défenses et de sécurité, ainsi que de l’administration. Malgré l’instauration à partir de 2000 du financement public des partis politiques, ceux-ci ne jouent pas leur mission de service public conformément aux dispositions de la charte des partis politiques. C’est dans ce contexte de rupture de confiance entre gouvernants et gouvernés et de d’extériorisation général de la situation sécuritaire que sont intervenus les évènements du 22 mars 2012 et du 18 aout 2020 », a souligné le politologue Samaké.

Par ailleurs, il a fait savoir que l’histoire politique de 1960 à nos jours au Mali a été marquée par une forte concentration de pouvoir entre les mains d’un seul homme. Les contre pouvoirs institutionnels, dit-il, voire même traditionnels sont inopérants.

« Notre histoire politique est aussi marquée par une politique d’exclusion qui nous ramène à un éternel recommencement. Quatre coups d’Etat en soixante ans d’existence prouvent que les différents systèmes essayés ne sont pas adaptés à notre réalité sociologique donc, d’où la nécessité d’une socialisation de l’Etat afin que la majorité des citoyens puissent se l’approprier. Il faut un respect impératif de la légalité républicaine donc, du principe de la hiérarchie des normes. C’est dans ces conditions que les reformes à venir, qui doivent nécessairement s’inspirer de nos traditions pourront aboutir. Pour le retour de la confiance entre gouvernants et gouvernés il faut une lutte implacable contre la corruption, le népotisme, l’impunité généralisée. Il faut le retour à un minimum de vertu dans la gestion de la chose publique, c’est à ce prix que nous bâtirons le Mali nouveau », a conclu le Pr. Mamadou Samaké.

Aguibou Sogodogo

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Commentaires (1)

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D
Diawara. il y a 3 ans

BRAVO C'EST CELÀ LA RÉALITÉ ET LORSQUE CHAQUE FOIS JE PARLE DE DIGNITÉ D'HONNEUR ET DE NOBLESSE CELA CHOQUE CERTAINS INDIGNES MAIS JE SAIS QUE C'EST CELÀ QUE LES GENS ONT NÉGLIGÉ ET QUI EST À LA SOURCE DE NOS PROBLÈMES AUJOURD'HUI. IL SUFFIT DE REVOIR UN PEU DANS LE PASSÉ LORSQU'ON DISAIT QU'UN TEL A DÉTOURNÉ DES FONDS PUBLICS MÊME CES ENFANTS À L'ÉCOLE SE CACHAIENT SA FEMME NE FOUT PLUS PIED AU MARCHÉ ELLE RENVOYAIT UNE AUTRE PERSONNE FAIRE SES COURSES ET AUJOURD'HUI CEUX QUI ONT DÉTOURNÉ DES MILLIARDS ET DES MILLIARDS SONT MÊME QUELQUES FOIS DÉFENDUS PAR DES GENS QUI SONT ENTRETENUS PAR EUX ET CERISE SUR LE GÂTEAU L'INDIGNE SE PROMÈNE EN PLEIN BAMAKO DANS SA GROSSE VOITURE SANS HONTE NI VERGOGNE. CEUX ONG OUBLIÉ LA VERTU ANCESTRALE ET SONT POURRIS PARCEQUE ESCLAVES DE L'ARGENT HARAM. D'AUTRES PARTS LE VOYAGE DE MACRON EN ALGÉRIE ET LES PROPOS DU MINISTRE NIGÉRIEN POUR INCITER LE MALI A RETOURNÉ DANS LE G5 SAHEL TOUT ÇA SONT DES MOYENS DE NOUS TROMPER PARCEQUE LE BANICOUDIAN NE CHANGERA JAMAIS SA POSITION ASSISE. LE MALI TIENT UN ATOUT QU'IL NE FAUDRA PAS LÂCHER POUR RIEN AU MONDE C'EST LA PLAINTE CONTRE LA FRANCE À L'ONU IL FAUT ALLER JUSQU'AU BOUT POUR SE DÉBARRASSER TOTALEMENT DE LA FRANCE ET CROYEZ-MOI SI LA FRANCE AVAIT UNE PREUVE COMME CELLE-LÀ CONTRE LE MALI ELLE DÉTRUIRA LE MALI AUTOMATIQUEMENT ALORS JE DEMANDE À NOS AUTORITÉS D'ALLER JUSQU'AU BOUT DE NE PAS ÉCOUTER LES ÉTATS QUI VEULENT SE MÊLER DE CETTE AFFAIRE CAR C'EST UNIQUEMENT DANS LE BUT DE SAUVER LA FRANCE. ALORS PRÉSIDENT PATRIOTE HASSIMI GOITA POUR LE BONHEUR ET LA SOUVERAINETÉ DU MALI IL FAUT ENFONCER LE CLOU.QUE DIEU BÉNISSE LE MALI ET NOS DIRIGEANTS ACTUELS ET QUE DIEU MAUDISSE LES FUMIERS MANIPULATEURS INDIGNES ENNEMIS DU MALI AMINE.