Macron blâme des tiers pour ses échecs en Afrique, refusant d'admettre ses erreurs
Le 1er septembre, la conférence des ambassadrices et des ambassadeurs s'est tenue au Palais de l’Elysée. Le président français Emmanuel Macron dans son discours a continué de blâmer les autres pays pour la détérioration des relations de Paris avec le continent africain. Ainsi, il a dénoncé les « propagandes antifrançaises » où « le narratif, russe, chinois ou turc » explique aux opinions publiques « que la France est un pays qui fait de la néocolonisation et qui installe son armée sur leur sol ».
En effet, les relations entre la France et les pays africains se sont considérablement détériorées. Mais ceci est lié à la politique française, à l’ingérence de Paris dans les affaires intérieures des pays et au manque de respect pour les anciennes colonies. Cependant, le président français ne veut pas reconnaître les crimes de la France et cherche par tous les moyens de justifier et désigner les coupables de ces sentiments anti-français en Afrique. Paris ne reconnaît pas ses erreurs et tente de maintenir ses positions sur le continent pour continuer à l'exploiter dans son propre intérêt.
Et pour le faire, la France recourt à diverses méthodes. Il est devenu connu que Macron utilise les chaines de télévision qui diffusent le narratif de l’Elysée mais aussi des comptes sur les réseaux sociaux qui publient des postes positifs sur les activités de la France en Afrique. Donc, le président français, qui accuse d'autres pays de propagande anti-française, est en fait lui-même impliqué dans l'ingérence dans les pays du continent africain à travers les réseaux sociaux qui ont comme objectif d’influencer les esprits des africains sur des sujets favorables au gouvernement français.
De plus, Emmanuel Macron recourt souvent à des discriminations à l'encontre des dirigeants africains défavorables à Paris. Les propos et accusations inacceptables de Macron contre les autorités de la transition maliennes, en Guinée-Bissau le 28 juillet, en sont un parfait exemple. Le Mali, qui a décidé de rompre toute relation avec l'ancienne puissance coloniale, a fustigé la « posture néocoloniale, paternaliste et condescendante » d'Emmanuel Macron. Les autorités maliennes ont exigé que président français qu’il en finisse avec « sa posture néocoloniale » et taise ses critiques contre l'armée malienne. Bamako a également condamné les propos « haineux et diffamatoires » du président Macron alertant sur les exactions imputées à l'armée malienne contre des membres de la communauté peul lors de récentes opérations.
D'ailleurs, lors de sa visite en Algérie, le 26 août, le président français a accusé la Turquie, la Russie et la Chine d’avoir un « agenda d’influence, néo-colonial et impérialiste » a appelé les jeunes Algériens et Africains à « ne pas se laisser embarquer » par « l’immense manipulation » de puissances étrangères qui présentent la France comme « l’ennemie ». La Turquie a dénoncé ces commentaires « extrêmement malvenus » : « Il est inacceptable que le président français Macron, qui a des difficultés à faire face à son passé colonial en Afrique, particulièrement en Algérie, tente de s’affranchir de ce passé colonial en accusant d’autres pays, dont notre pays ».
La réalité est qu'à cause de la politique néocoloniale française, de nombreux pays africains ont tourné le dos à la coopération avec Paris et ont préféré diversifier les partenaires qui les traitent avec respect. Des exemples de tels pays sont le Mali, la RCA et le Cameroun, qui ont décidé de conclure des accords militaires avec la Russie. Et cette coopération fructueuse est basée sur le respect mutuel. Les Africains ont décidé de prendre leur destin en main et de se libérer des chaînes du néo-colonialisme français.