5e congrès ordinaire du SYNACOMPOL : Haï Dramé appelle à l’union et à l’entente
“Je prends l’engagement devant l’assemblée que moi Haï Dramé, je serai le secrétaire général de tous les fonctionnaires de police et de tous les commissaires en particulier”. Parole de Haï Dramé.

Le commissaire principal Haï Dramé est le nouveau secrétaire général du Syndicat national des commissaires de police (Synacompol). Il a été élu à l’issue du 5e congrès ordinaire du Syndicat, tenu le samedi 1er octobre 2022 à l’Ecole de police. Il dirige un bureau de 25 membres pour un mandat de 3 ans. Il a pris l’engagement d’être le secrétaire général de tous les fonctionnaires de police et de tous les commissaires de police.
L’élection de Haï Dramé et de son bureau est intervenue après moult tractations, car l’appel à la mise en place d’un bureau consensuel du représentant du ministre de la Sécurité, Jean-Marie Drabo n’a pas été suivi. Il a fallu procéder au vote. Et Haï Dramé a été élu secrétaire général avec 54 voix sur 60 votants. Il y a eu 4 désistements et 2 bulletins nuls. Il dirige désormais un bureau de 25 membres.
Pour contrôler les activités du bureau, une commission de contrôle de 5 membres a été mise en place. Après son élection, Haï Dramé a pris l’engagement d’être le secrétaire général de tous les policiers et surtout des commissaires de police en particulier dont le corps fait face à des difficultés d’ordre sécuritaire, de représentativité, de formation. Pour lui, la tâche est dure mais elle n’est pas impossible. Pour la réussite de la mission de son bureau, il a sollicité l’accompagnement de tous les commissaires de police sans exception. “Camarades, nous étions en élection dans l’adversité. Mais nous restons des commissaires, des fonctionnaires de police, la tête pensante de cette institution. Je lance un appel aux autres candidats qui n’ont pas eu la chance d’être à ma place de se joindre à la grande famille du bureau exécutif du Syndicat national des commissaires de police (Synacompol). Camarades, nous avons une lourde tâche, celle de défendre les intérêts des commissaires de police. Je prends l’engagement que mon bureau va accomplir sa mission. Unis, nous vaincrons”, a-t-il lancé comme appel d’union et d’entente. Il a promis que son bureau fera tout pour relever les défis en défendant les intérêts moraux et matériels des commissaires de police en particulier et de toute la police nationale en générale. Il a fait savoir que sa candidature au poste de secrétaire général du Synacompol était à la fois un engagement personnel mais aussi la volonté collective d’une frange partie des commissaires de police pour donner un élan significatif à leur organisation afin de pouvoir répondre à leurs revendications objectives et légitimes qui sont nombreuses.
Trois axes majeurs
“Chers commissaires de police, notre institution se trouve à la croisée des chemins et fait face à de multiples défis tant sur le plan interne qu’externe. Convaincu que nul ne peut défense seul les intérêts de la police mieux que les commissaires de police réunis au sein des syndicats respectueux des textes en coordination avec les autres formations syndicales de la police nationale, je prends l’engagement devant l’auguste Assemblée que moi Haï Dramé, je serai le secrétaire général de tous les fonctionnaires de police et le secrétaire général de tous les commissaires en particulier. Aussi, mon bureau travaillerait uniquement pour l’intérêt des commissaires de police afin de pouvoir rehausser l’image de la police nationale qui doit être la vitrine de tout Etat. Et cet outil que nous avons qui est le Synacompol est un droit légitime et légal. C’est tout ce qui peut nous permettre de revendiquer nos droits”, a-t-il déclaré.
Pour réussir sa mission, il s’est fixé des objectifs qui vont tourner autour des 3 axes. Le 1er axe va concerner les réformes des textes qui gèrent les commissaires de police qui vivent des moments difficiles dans certains services rattachés au ministère de la Sécurité. “Il est important que nous nous déployons pour pouvoir faire des propositions concrètes dans notre cahier de charges afin que les commissaires de police qui sont des ces structures puissent être traités à la dimension de leurs rangs de hauts fonctionnaires de police”, a-t-il conseillé.
Le 2e axe est basé sur la formation continue d’adaptation parce que, pour lui, les commissaires de police ont besoin d’avoir des formations continues liées à la fonction et à l’adaptation à certains postes de responsabilité. «J’aimerai qu’au sortir du 5e congrès, le bureau que j’ai l’honneur de diriger puisse être un bureau qui va impulser cette nouvelle dynamique à travers des lobbyings, être une force de proposition auprès des plus hautes autorités pour que les commissaires de police, à chaque changement de grade, à chaque fonction, aient une formation d’adaptation à ces fonctions et à ces grades».
Le 3e axe s’articulera autour de la coopération avec les administrations sœur et les syndicats partenaires.
“Pour nous, la Synergie des syndicats de la police nationale doit avoir comme locomotive, le Syndicat des commissaires de police et non le contraire parce que si des revendications légitimes doivent être portées sans les commissaires, ce serait contre les commissaires. Et pour moi, les commissaires de police sont les têtes pensantes de cette police”, a-t-il dit. Il a déploré le fait que beaucoup de postes de responsabilité sont détenus par d’autres corps. A son entendement, les commissaires de police doivent aussi être nommés à ces postes de responsabilité. “Des postes comme dans les représentations diplomatiques, il y a des attachés de sécurité qui sont dédiés au corps des commissaires de police mais qui sont occupés par d’autres structures. Nous allons nous battre pour que cela soit une réalité pour les commissaires de police”, a-t-il promis.
Siaka Doumbia