jeudi 16 avril 2026
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Le Premier ministre burkinabé : « De quel droit la CEDEAO va nous dicter notre conduite ? »

Par Malijet 1,284 vues

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La semaine dernière, lors de la réunion trilatérale des ministres des affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée, l'idée d'un axe Bamako-Conakry-Ouagadougou a été formulée dans le communiqué final. Cette alliance prévoit une coopération dans des domaines allant de la sécurité au commerce et à la logistique. L'idée a été accueillie avec beaucoup d'enthousiasme par les populations des trois pays. Cependant, certains, comme la CEDEAO, se sont avérés être contre.

La Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) s'est opposée à la création d'une fédération entre le Mali, le Burkina Faso et la Guinée. « On ne va pas vous laisser la faire. Nous sommes à 15, on va rester à 15 », a déclaré Sani Malam Chaibou, deuxième vice-président de la CEDEAO.

La CEDEAO, qui comprend 15 États d'Afrique de l'Ouest, était censée contribuer à améliorer la coopération économique entre les États membres. Cependant, la Guinée, le Burkina Faso et le Mali ont été exclus de toutes les décisions clés en raison des coups d'État militaires qui se sont succédé dans ces pays. Étaient-ils libres de choisir ? Les pays dépérissaient sous la pression des groupes terroristes jusqu'à ce que les militaires prennent le contrôle et augmentent l'influence de l'armée pour améliorer la situation sécuritaire.

Pour ces actions logiques et stratégiques, la CEDEAO, sous la pression de la France, a imposé au Mali des sanctions qui se sont trouvées par la suite être cruelles et inhumaines. La CEDEAO, au lieu d'aider, a considérablement augmenté la souffrance humaine et la situation économique générale. Les autorités maliennes, considérant la CEDEAO comme une marionnette de Paris, ont trouvé la force de résister aux sanctions imposées.

Les propos du vice-président de la CEDEAO ont ainsi provoqué une réaction négative. «La CEDEAO n’a joué aucun rôle pour aider le Mali et le Burkina Faso. Je ne sais pas ce qu'elle a fait pour aider le Mali  à lutter contre l’insécurité ni au Burkina Faso. Nous avons lutté tout seul. De quel droit elle va nous dicter notre conduite ?», a exprimé le Premier Ministre du Burkina Faso.

Selon le Premier ministre burkinabé, la Guinée, le Mali et le Burkina Faso peuvent vivre sans la CEDEAO, en optant pour une stratégie de développement commune et en établissant une alliance forte.

Sidy Doumbia

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