jeudi 16 avril 2026
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L’échec d’une étape d’un parcours entrepreneurial du jeune Adama Kanté : « Adama naa ! » Le titre d’une chanson pour moquer…

Par Malijet 1,407 vues
L’échec d’une étape d’un parcours entrepreneurial du jeune Adama Kanté : « Adama naa ! » Le titre d’une chanson pour moquer…

Il y a quelques jours de cela, l’information a enflammé les réseaux sociaux et les causeries dans les grins sur la situation que vit le jeune Adama Kanté qui fait face à ses investisseurs mécontents. Mécontents, parce que son entreprise n’a pas été capable d’honorer ses partenaires investisseurs. Une situation déplorable pour une jeunesse à la quête d’emploi.

Dans mes observations, j’ai constaté au-delà des frustrations des investisseurs, que beaucoup de personnes se réjouissent, même si elles ne le disent pas, de ce qui arrive à Adama. Certaines personnes le qualifient d’arnaqueurs, d’autres le comparent à Open AI qui vient de faire des frustrés. Je ne dis pas qu’Adama n’a pas arnaqué.

Certes il a commis des erreurs, certes il se serait mal comporté, mais le fait de voir des maliens « se réjouir » du malheur de leur prochain, cela laisse à réfléchir sur l’avenir de ce pays que nous devons construire ensemble. C’est l’entreprenariat qui développe un pays, c’est ensemble qu’on peut faire ce travail et non se plaire de l’échec des autres. Dans la vie en entrepreneuriat, il faut souvent s’attendre à de telles situations lorsque les choses sont mal gérées. Le malheur de l’Afrique est que les africains ne s’aiment pas, et cela au plus haut sommet des Etats. Si les multinationales occidentales ont pu occuper le continent africain, c’est parce que les africains n’ont pas été capables de se mettre ensemble autour de grands projets d’avenir. Vous connaissez certainement des jeunes qui se sont mis ensemble autour d’un projet qui est tombé tout simplement parce que lorsque les fruits ont commencé à tomber, quelqu’un s’est pris pour le plus malin et a cassé la confiance : le projet s’est arrêté.

Adama avait ce courage que beaucoup de jeunes maliens n’ont pas, or dans ce monde actuel il faut avoir du courage pour tirer son épingle du jeu. Je l’ai rencontré en personne dans son bureau, j’ai vu quelqu’un d’engagé, déterminé, mais l’erreur de la jeunesse l' aurait frappé. Cette situation peut décourager des personnes qui souhaitent investir dans la jeunesse. Certes, Adama aurait mal fait les choses, mais il ne faut « rire du malheur » des autres. C’est décevant.

Yacouba Dao, auteur « Les Défis du Moi »

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Commentaires (2)

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Изготовление номерных знаков дубликаты иностранных номеров - многие автовладельцы сталкивались с ситуацией утраты номерного знака. il y a 3 ans

Изготовление номерных знаков дубликаты иностранных номеров - многие автовладельцы сталкивались с ситуацией утраты номерного знака.

F
Fanga 10020 il y a 3 ans

"Le malheur de l’Afrique est que les africains ne s’aiment pas, et cela au plus haut sommet des Etats. Si les multinationales occidentales ont pu occuper le continent africain, c’est parce que les africains n’ont pas été capables de se mettre ensemble autour de grands projets d’avenir." C'est vrai, ce que vous dites, monsieur Yacouba Dao ! Mais il faut travailler collectivement au Mali et en Afrique à faire disparaître cette vieille mentalité qui tire vers le bas l'ensemble du continent. Il faut au Mali et en Afrique désormais avoir une mentalité positive et travailler dans l'union pour le bien commun et la prospérité générale. C'est possible d'obtenir ce résultat avec une bonne éducation de la jeunesse et des jeunes générations.