jeudi 16 avril 2026
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Mali : La Minusma n’ira point !

Par Malijet 1,490 vues
Mali : La Minusma n’ira point !

La MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a été créée par la résolution 2100 du Conseil de sécurité, du 25 avril 2013, pour appuyer le processus politique dans ce pays et effectuer un certain nombre de tâches d’ordre sécuritaire, source Minusma.

En 2014 par l’adoption de la résolution 2164 du 25 juin 2014, le Conseil a décidé d'axer le mandat de la MINUSMA sur des tâches prioritaires telles que la sécurité, la stabilisation et protection des civils, l'appui au dialogue politique national et à la réconciliation nationale, ainsi qu'à l'appui au rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays, à la reconstruction du secteur de la sécurité malienne, à la promotion et la protection des droits de l’homme, et à l’aide humanitaire.

Telles sont en bref les raisons de la présence de cette force internationale au Mali composée de plus de 13 milles personnels civils et militaires. Selon les derniers chiffres de la Minusma de décembre 2022, en termes de personnels, il y a 13 289 militaires et 1 920 policiers. Le personnel déployé au Mali est 12 388 militaires, 1 598 policiers, 1 792 civils (859 nationaux - 754 internationaux, 179 Volontaires des Nations Unies). Donc, il y a 901 personnes qui travaillent au compte de la Minusma mais qui ne sont pas déployées au Mali. Ce nombre dépasse celui des personnels nationaux (maliens) qui est 859.  Les pays contributeurs à la force de police (UNPOL) sont 26 pays et 55 pays dans la force militaire. Certains ont déployé en même temps des policiers et des militaires comme l’Allemagne, la Côte d’Ivoire, la France, les Pays-Bas, le Ghana, etc. des pays comme le Pakistan, le Niger qui ne sont pas en sécurité, ont envoyé des militaires. Ces chiffres sont ceux de la Minusma en date du 06 mai 2023 (voir leur site internet). On peut constater qu’il y a plus de gens qui mangent dans la Minusma que les maliens.

Au-delà de toutes ces forces, il faut citer les éléments de la Cedeao, les forces françaises et/ou barkhane qui étaient là, en plus de la force de G5 sahel qui a été créée. Tout un ensemble de scénarios créés pour stabiliser le Mali, mais hélas.

Pour rappel, le Bureau des Nations Unies au Mali (BUNUMA) fut créé par la résolution 2005 du Conseil de sécurité, du 20 décembre 2012 et qui a été intégré à la MINUSMA. C’est la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) qui est devenue MINUSMA. Ce qui a ouvert la porte à beaucoup d’autres pays de participer. Ici, on peut noter que l’incompétence des pays africains à gérer leur propre problème a été démontrée.

Après 10 ans de présence sur le sol malien, la Minusma note toujours dans ses rapports avec regret l’insécurité grandissante dans le pays, or elle était censée aider le gouvernement malien à s’installer sur toute l’étendue du territoire. Le ridicule ne tue pas. Le rapport farfelu du cas de Moura est un exemple frappant. Des mensonges colmatés pour détruire les pays afin de piller les ressources avec la complicité des responsables de ces pays.    

En 2013, les maliens participent massivement à l’élection présidentielle tout en fondant leur espoir sur feu IBK, pensant qu’il était un homme de rigueur et qu’il allait trouver la solution à l’insécurité au Mali, malheureusement les maliens le connaissaient mal. Son mandat fut marqué par des massacres dans le pays ( Ogossagou, Sobanda, etc.), la corruption gangrène le pays, etc. En 2020, le peuple en grande majorité écourte son mandat avec la coordination des militaires.

Depuis 2013, date d’arrivée de la Minusma à nos jours, cette force n’a pas posé d’actes réels qui contribuent à la stabilité du Mali, elle s’est transformée en ONG construisant des pompes, des châteaux d’eau, aide aux femmes et jeunes vulnérables, des ateliers de formation, etc. Puisqu’on a dit multidimensionnelle, la dimension ONG a pris le dessus sur la dimension sécuritaire. Il faut le dire, l’ère de la Minusma, c’est l’ère des massacres au Mali. Citons quelques dates :

Ces chiffres sont seulement indicatifs. Presque sur toute l’étendue du territoire malien il y a eu des attaques tuant des civils et des soldats et tout cela en présence de la Minusma et des forces françaises.  Une guerre civile entre peulh et dogon a été orchestrée, malheureusement elle a été comprise après des morts et des morts, des villages incendiés et même rayés de la carte, des bétails brûlés ou emportés, des sinistrés partout. Il faut compter les dizaines de nos militaires qui sont tués dans des attaques, des explosions. C’était de trop.

Dans la vie, il y a des erreurs qu’on ne doit pas commettre. Les autorités maliennes qui ont fait appel aux forces étrangères ont commis cette erreur, soit par ignorance, soit par faiblesse devant l’impérialiste, soit par intérêt. La guerre ça fait de l’argent. Confier sa sécurité aux Nations-Unies, c’est mal les connaitre même si vous êtes un agrégé. Beaucoup de maliens pensent que la guerre au Mali est un fait spontané ; sachez que c’est la mise en œuvre d’un projet (par des puissances occidentales) qui est en cours avec ses objectifs camouflés sous le nom « terrorisme », malheureusement le risque n’a pas été bien mesuré, car le coup d’état est venu changer le cours des évènements. Cela fait environ un demi-siècle que les nations-unies sont au Congo, mais le Congo n’est pas en paix. L’insécurité a été perpétuée dans le pays.

Il y a des experts en suivi-évaluation au sein de la Minusma. Ils doivent pouvoir travailler sur le bilan réel de cette force en lien avec les objectifs sécuritaires. Visiblement, nous savons que le bilan est mitigé au-delà des activités de manipulation des populations avec des actions humanitaires pour se faire accepter. Un homme ou une femme de vision ne vit pas de l’aide. Il ou elle se fait un chemin à suivre.

Au lieu que la Minusma combat l’insécurité au côté de l’armée malienne, au nom des droits de l’homme qui est un mensonge international occidental, elle dresse des rapports pour incriminer l’armée qui a finalement décidé de prendre son destin sécuritaire en main. La Minusma est là à tout coin de rue pour rédiger des rapports contre nos militaires qui tuent les terroristes qu’ils considèrent comme des civils. Moura est un exemple. Mais des français ont tué des peulhs lors d’un mariage à Bounti, rien n’a été fait. Il faut que les maliens se mobilisent à fond sur tous les fronts pour chasser la Minusma. Elle n’a plus sa place au Mali.

Nous comprenons le sentiment de nos compatriotes qui travaillent dans la Minusma, et de nos entreprises qui ont des marchés, et de nos populations qui gagnent des intérêts humanitaires. Comprenez une chose : les forces onusiennes envahissent les pays importants qui regorgent des ressources souvent ignorées par le peuple ou camouflées par les autorités du pays en connivence avec les forces d’occupation. Les forces d’occupation ont toujours su prendre les africains par le « ventre » et l’ « entrejambe ». Quel que soit ce que la Minusma offrira en termes d’opportunités, cela ne peut en aucun cas remplacer le bonheur que les maliens eux-mêmes auront cherché. Il ne faut pas vivre par procuration, acceptons de faire face aux défis et construisons notre pays. Vous avez remarqué le nombre de maliens qui bénéficient des avantages de la Minusma sont peu, ce n’est pas fait pour nous.

Évidemment, il y aura toujours des maliens qui sont prêts à coopérer avec le diable pour leurs intérêts personnels, mais il ne faut pas se laisser faire. Chaque malien digne du nom qui se soucie de l’avenir du Mali doit être sur la ligne de front avec le moyen qu’il possède pour chasser la Minusma. A l’ONU, vous avez 5 puissances détentrices de droit de veto ( USA, UK, France, Chine, Russie) dont trois (USA, UK, France) appartenant à la même famille ancestrale parlent de démocratie mais pratiquent la « démoncratie ». La France a été prise la main dans le sac au Mali dans son appui aux terroristes ; malgré le chant du droit de l’homme à l’ONU, le Mali étant membre de cette organisation n’est pas entendu. L’on a continué avec les chantages, les propagandes pour faire plier les autorités maliennes.

Le départ de la Minusma dépend des maliens, et c’est une obligation patriotique. Certes, il se peut que les autorités subissent des menaces en coulisse ou des chantages, elles savent bel et bien que la Minusma est un malheur pour le Mali sinon elles n’allaient interdire les avions de la Minusma de s’envoler à la recherche d’informations contre le Mali. Les autorités peuvent faire leur demande officielle du non renouvellement du mandat de la Minusma, en cas de refus, le peuple dans son entier va s’en charger. L’armée malienne peut se défendre. Accepter les forces occidentales et russes qui sont des rivales sur un même terrain est un risque que le gouvernement doit éviter : il faut chasser la Minusma, sinon ils feront pire.

Sur le plan intérieur, le gouvernement de la transition doit toujours revoir sa politique interne de lutte contre la corruption. Les changements dits opérés se sentent au niveau sécuritaire, mais les causes de l’insécurité sont la mauvaise gestion du pays par la corruption, le népotisme, la dégradation des mœurs qu’il faut toujours combattre. Autrement dit, l’injustice caractérisée ouvre la porte à l’insécurité sous toutes ses formes. Tant que les mauvaises pratiques au sein de nos institutions existent, le Malikura restera en état de rêve. Les mauvaises pratiques sont toujours en cours.

On a beau chasser les forces étrangères, si nous ne sommes pas responsables devant nos actes, le pays n’ira nulle part, et un pays ne se gère pas avec des sentiments. Il faut se méfier des aides étrangères. La monnaie, l’arnaque du siècle, ce que les dirigeants africains n’ont pas compris, incapables de se mettre ensemble, les puissances occidentales fabriquent des papiers pour venir voler les ressources de l’Afrique.

 Peuple du Mali, la balle est dans notre camp. Mobilisons-nous dans les marchés, les mosquées, les églises, partout où nous pouvons. Il s’agit de l’avenir de notre pays et non de quelques nantis qui vivent du malheur des autres. Il faut chasser la Minusma !

Yacouba Dao

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Commentaires (2)

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C
cissé il y a 2 ans

C'est le gouvernement de l'époque qui a autorisé la venue de la MINUSMA. Plus la MINUSMA s'en ira, mieux se portera le MALI. MALIBA

D
Diawara il y a 2 ans

LA MINUSMA EST LÀ DEPUIS PLUS DE DIX ANS PARCEQUE C'EST LA FRANCE QUI EST À L'ORIGINE POUR CAMOUFLER SON FORFAIT MAIS GRÂCE À NOTRE DIGNE PRÉSIDENT PATRIOTE ASSIMI GOITA CHEF DE L'ÉTAT CHEF SUPRÊME DES ARMÉES NOUS SOMMES ARRIVÉS PETIT À PETIT À DECELER TOUS LES CRIMES CAUSÉS PAR LES FRANÇAIS ET LA MINUSMA QUI DIT ÊTRE AU MALI POUR LA PROTECTION DES CIVILS ET POURTANT BEAUCOUP DE CIVILS MALIENS ONT PERDU LA VIE DEVANT DES CASQUES BLEUS QUI N'ONT PAS INTERVENU POUR LES DÉFENDENT ET GRÂCE À NOS FAMAS PARTOUT SUR L'ÉTENDUE DU TERRITOIRE C'EST LES TERRORISTES QUI NE SAVENT PLUS OÙ DONNER DE LA TÊTE. COMMENT VOULEZ VOUS QUE LA MINUSMA RESTE TANDIS QU'ILS DISENT QU'EUX NE PEUVENT MÊME PAS ASSURER LEUR PROPRE SÉCURITÉ ET C'EST LES FAMAS QUI LES SÉCURISENT EN CE MOMENT. ALORS IL FAUT ARRÊTER LE CINÉMA LA MINUSMA DOIT DÉGAGER ET CROYEZ-MOI C'EST LA DÉCISION DU PEUPLE MALIEN QUI COMPTE. IL NOUS FAUT CRÉER LA SITUATION POUR LES FAIRE DÉGUERPIR PARCEQUE LA PRÉSENCE DE LA MINUSMA QUI MENACE LA SÉCURITÉ AU MALI. TOUT DE MINUSMA EST BASÉ SUR LE MENSONGE LE DOUBLE JEU ET L'HYPOCRISIE CAR C'EST LA CONTINUITÉ DE LA FRANCE SI LA MINUSMA RESTE ALORS METTONS DANS 'SIGUI GUELEYA AFIN QU'ILS PARTENT DE CHEZ NOUS POINT BARRE.