jeudi 16 avril 2026
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La gauche révolutionnaire en Afrique Subsaharienne: le cas du Mali (suite)

Par Inter de Bamako 2,881 vues
La gauche révolutionnaire en Afrique Subsaharienne: le cas du Mali (suite)

Le Parti Malien du Travail et la Gauche révolutionnaire au Mali

Le PMT, Parti Malien du Travail, d’obédience marxiste-léniniste, surtout implanté dans les syndicats et le milieu estudiantin, fut longtemps la principale force politique de gauche au Mali après la chute du régime de Modibo Kéita, suite au coup d’état militaire du 19 novembre 1968. Il resta longtemps dans la clandestinité, depuis sous Modibo Kéita, bien que ses principaux militants fussent connus des dirigeants du RDA. Ces derniers évitèrent de les réprimer.

Le PMT est resté tout au long de son parcours un parti clandestin. Bien qu’opposé au RDA qu’il qualifiait de mouvement petit-bourgeois, le PMT fût la première organisation politique à dénoncer le coup d’Etat de 1968 dans un tract diffusé par son journal clandestin «L’abeille», devenu plus tard l’organe du parti «Alliance pour la Démocratie au Mali-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice» (ADEMA-PASJ), une des principales composantes des forces ayant participé à la chute de la dictature militaire de Moussa Traoré en mars 1991. Suite à la diffusion de ce tract en 1968, ses principaux dirigeants locaux furent arrêtés, condamnés et déportés dans des bagnes à travers le pays. Les plus connus étaient Abdramane Baba Touré, Docteur en Physique, ancien directeur de l’École Normale Supérieure, Marie Bernard Cissoko, Docteur en Philosophie à l’École Normale Supérieure, Mamadou Doucouré, Professeur de Physique à l’École Nationale des Ingénieurs, Santigui Mangara, Étudiant en Philosophie à l’École Normale Supérieure, Kadari Bamba, Ingénieur, Directeur national des industries, Oumar Yattara Contrôleur des PTT, et Monobem Ogoniangaly, Ingénieur à la SONAREM (Société Nationale de Recherches et d’Exploitation des Ressources Minières du Mali).

D’autres leaders de gauche comme Ibrahima Ly, Docteur en Mathématiques, ancien dirigeant de la Fédération des Étudiants d’Afrique Noire en France (FEANF), auteur du célèbre ouvrage «Toiles d’araignées» et «Les Noctuelles vivent de larmes» furent arrêtés, déportés et sauvagement torturés comme Kari Dembélé, Docteur en Sociologie, Professeur à l’École Normale Supérieure et à l’École Nationale d’Administration. La liste des victimes de la dictature du régime de Moussa Traoré fut longue et sanglante. Les arrestations, détentions arbitraires, mutations et radiations toutes aussi arbitraires, furent souvent le lot de nombreux militants de gauche, y compris l’auteur de ces lignes. La liste des victimes de la dictature de Moussa Traoré est longue et douloureuse. Le CDLDM (Comité de Défense des Libertés Démocratiques au Mali) publia, à la chute du régime, la liste des victimes de la répression du régime. Ce fut une période de vingt-trois (23) années de larmes et de sang.

Le Parti Malien du Travail, bien que sans existence légale, fut un véritable laboratoire de formation et de structuration des militants de la gauche malienne. Nombreux sont ceux qui y firent leur baptême du feu comme militants de gauche. Ils y découvrirent la théorie marxiste et y firent leur apprentissage organisationnel et celui de militant clandestin. Ainsi, la chaine se prolongea et les nouveaux cadres contribuèrent largement à disséminer la pensée et les principes de gauche un peu partout dans le pays, où furent créés de nouveaux établissements scolaires et implantées de nouvelles sociétés et entreprises d’État. C’est dans ces milieux que vont être principalement recrutés les militants et cadres qui vont servir de locomotive lors de la longue résistance contre la sanglante dictature de Moussa Traoré.

En dehors de la capitale, ce fut surtout dans les milieux ouvriers et paysans que le PMT arriva à diffuser les idées de gauche notamment en milieu ouvrier, dans les usines textiles de Ségou (COMATEX) et en milieu paysan, dans l’Office du Niger, grenier agricole du pays. Plus à l’Ouest, ce fut au sein de l’usine de production de ciment de Diamou, sans compter la Régie de chemins de fer qui fut une grande école de résistance anticoloniale et d’émergence de la gauche malienne.

Les syndicats maliens furent aussi un lieu privilégié de formation et de maturation de la gauche malienne. Ce sont les milieux syndicaux, surtout au sein des enseignants et des scolaires, des travailleurs de la santé, de la culture, de la presse et de la justice que vont se former les bataillons de gauche qui finiront par venir à bout de la féroce dictature militaire de Moussa Traoré.

Le PMT connut plusieurs fractures en son sein. Les divergences idéologiques au sein du mouvement communiste international ont exacerbé les contradictions à l’intérieur du parti. Les débats étaient surtout virulents notamment au sein de la diaspora, entre staliniens, trotskystes, pro-soviétiques, pro-chinois, pro-albanais et autres. Le PMT ne s’en relèvera pas. Des exclusions furent aussi prononcées, comme celle du Dr Aly Nouhoun Diallo par la Section France du PMT dirigée par le Professeur de Mathématiques Yoro Diakité, pour «sectarisme et travail fractionnel». Il fut réintégré par la suite par la direction intérieure du Parti. D’autres membres du PMT furent cooptés et intégrés par le régime militaire, sous couvert du mot d’ordre d’entrisme qui prétendait changer le système de l’intérieur. Ainsi, parmi les plus connus, Ngolo Traoré exerça longtemps les fonctions de Ministre des Affaires étrangères sous le dictateur Moussa Traoré. Fagnanama Koné fut nommé au ministère de l’Agriculture. Oumar Issiaka Ba, à l’Éducation Nationale, exerça, sans état d’âme, une répression féroce à l’endroit des enseignants.

Au sein de la diaspora malienne, les militants de gauche furent les principaux animateurs d’initiatives diverses comme celle du CDLDM (Comité de Défense des Libertés Démocratiques au Mali) et du CLET (Comité de Liaison Étudiants Travailleurs) à l’origine des campagnes d’alphabétisation dans les foyers à l’adresse des travailleurs immigrés.

D’autres débats avaient lieu sur d’autres thématiques sur les étapes de la lutte à définir, «Révolution Nationale Démocratique et Populaire» (RNDP) ou «Révolution Démocratique et Populaire» (RDP), où certains préconisaient d’aller directement au socialisme. Des sauts théoriques d’une redoutable complexité ! Des prises de position quelques fois saugrenues amenaient aussi, à condamner certains mouvements de libération nationale en les qualifiant de «petits bourgeois».

Le groupe Sanfin

Issu du PMT, un groupe dissident fut créé et s’affilia au groupe international stalinien basé au Canada, dont le journal s’appelait «Sur la Voie du Bolchévisme». Il finit par donner naissance au groupe «Sanfin» (La Nuée en langue bamanankan) du nom de son journal. Ce groupe était surtout actif dans les milieux estudiantins en France.

Pendant la période de la dictature, son journal était diffusé dans les réseaux des milieux de gauche. Sanfin tenait un discours radical qui plaisait à la jeunesse estudiantine d’alors. Sa critique était virulente aussi bien contre le régime qu’à l’égard des autres opposants de gauche. Sanfin croisait durement le fer avec les autres tendances de la gauche malienne. Il dénonçait sans ambages la ‘‘théorie de l’entrisme’’ prônée par certains courants de la direction intérieure du PMT selon laquelle, il fallait entrer dans le système du pouvoir de la junte militaire pour le changer de l’intérieur. Cette tactique prévalait également dans les syndicats. Elle créa des fissures et des oppositions irréconciliables au sein de la gauche. Ceux qui entrèrent dans le gouvernement de Moussa Traoré, tentèrent d’y entrainer les autres et, en cas de refus, devinrent leurs dénonciateurs. Cette tactique divisa la direction et créa de graves divergences au sein du PMT. Malgré tout, des entristes restèrent dans le gouvernement de Moussa Traoré jusqu’à sa chute sanglante en mars 91. Le parti vola en éclats et pire, certains entristes finirent par se retourner contre leurs anciens camarades qu’ils dénoncèrent à la police du régime. Leur collaboration avec la dictature contribua à discréditer largement le PMT sur la scène de la gauche au Mali. Sanfin contribua avec virulence à la dénonciation de la direction du parti qu’il qualifiait déjà de révisionniste. La rhétorique de Sanfin, ses excès dans ses méthodes, sa virulence dans ses propos, ses analyses à la tronçonneuse, contribuèrent cependant à plus d’émiettement au sein de la gauche. Certains de ses dirigeants finirent par rejoindre le courant pro-albanais dans le mouvement communiste international. Si ses dénonciations de la dictature sonnaient justes pour bon nombre des militants de gauche, le traitement qu’il faisait des contradictions au sein de la gauche malienne finirent par l’isoler. Au sein du mouvement, des dissidences se firent jour. Cette lutte interne au sein de Sanfin fut sans merci. La férocité des luttes internes alla jusqu’à la dénonciation publique de certains responsables du mouvement et à lever leur nom de code dans un contexte de surveillance policière généralisée. Ce qui déclencha une violente controverse. Le PMT en profita pour dénoncer l’ultra gauchisme au sein du mouvement de résistance contre la dictature.

Au sein du mouvement estudiantin, Sanfin prônait également le «syndicalisme révolutionnaire» et taxait de «corporatistes», les revendications estudiantines pour un mieux-être. Ce qui, à l’occasion, conduisait à des empoignades théoriques vigoureuses. Ces débats acharnés laissaient pantois certains étudiants et contribuaient à les éloigner du mouvement. Staliniens, trotskistes, pro-albanais, prochinois et prosoviétiques s’affrontaient avec virulence lors des rencontres et congrès estudiantins. Parfois les questions nationales étaient reléguées au second plan. Ce qui contribua également à la perte d’influence au sein du mouvement estudiantin et de la gauche dans son ensemble. Ainsi, l’influence de Sanfin s’effilocha au fil du temps et devint marginale au sein du mouvement démocratique. À la chute de Moussa Traoré, le groupe Sanfin choisit de rester dans l’opposition. Si certaines de ses critiques du mouvement démocratique restaient bien fondées, son ‘purisme idéologique et politique’ l’éloigna des espaces, où se déroulait le combat politique. Il ne parvint jamais à reconquérir plus tard, cette influence qu’il a eue auparavant au sein de la gauche malienne. Malgré toutes les critiques qu’on pouvait lui adresser, Sanfin reste dans l’histoire politique de la gauche malienne du début des années 70 en tant que courant politique, comme le mouvement qui a eu la plus longue longévité. Il est resté constant dans sa ligne politique même si sa rigidité théorique l’a souvent conduit dans des erreurs tactiques graves. Ses dirigeants principaux furent Mohamed Tabouré, militant AESMF, rentré plus tard au pays, tout comme Salia Konaté, informaticien, Amadou Tiéoulé Diarra, juriste formé à Dakar qui finit par quitter le groupe.

À la chute d’ATT (Amadou Toumani Touré) en mars 2012, Sanfin s’allia avec le parti SADI (Solidarité Africaine pour la Démocratie et Indépendance) de Cheick Omar Sissoko et de Oumar Mariko et avec d’autres mouvements et associations au sein du Mouvement Populaire du 22 mars (MP 22) puis de la COPAM (Coordination des Organisations Patriotiques du Mali). Le soutien résolu et sans discernement que Sanfin et le SADI apportèrent à la junte militaire du Capitaine Sanogo qui renversa ATT, souleva de nombreuses interrogations. La tactique visant à maintenir à la direction de la COPAM, un transfuge de l’UDPM (Union Démocratique du Peuple Malien) parti créé par Moussa Traoré, resta incomprise également par de nombreux camarades de gauche.

Mais c’est sur l’analyse de la situation nationale que les divergences se heurtèrent avec le plus de violence. Sanfin dénonçait dans son discours la petite bourgeoisie. Ses analyses mettaient avec constance l’accent sur la classe ouvrière alors que pour d’autres, il convenait d’être plus nuancé sur les analyses et alliances de classes. Le purisme idéologique et la rigidité théorique de Sanfin finirent par en faire un mouvement marginal au sein de la gauche révolutionnaire malienne.

À SUIVRE DANS NOS PROCHAINES PAUTIONS!

Pr Issa N’DIAYE

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

Bonjour, Pour ceux, comme certains membres du réseau Français Dogon64 tel que Kaboré qui doutent de l'existence de l'ONG Tilwat international et des initiatives ou contributions de son Président Dr Anasser Ag Rhissa, de père Malien et de maman Nigérienne, veuillez lire la contribution suivante,vous serez édifiés. Merci l'Anonyme de ce réseau qui par ces recherches a retrouvé cet article qui semblait crypté. Vous trouverez ci-dessous sa version intégrale avec à la fin de l'article ma messagerie et mon téléphone actuels pour ceux qui voudront me contacter. [Contribution] LIBERATION DES QUATRE OFFICIERS AU NIGER: APRES LE NON-LIEU DE LA JUSTICE, POURQUOI LA RECONCILIATION NATIONALE EST MAINTENANT LA SOLUTION IDOINE ? Mardi, 31 Mai 2011 11:11 Pendant trois heures de temps, par téléconférence, le 29 mai 2011, ont débattu sur le thème de la libération des quatre officiers au Niger, vue de la diaspora (des Nigériens à l’étranger), Dr ANASSER AG RHISSA, Expert TIC et TELECOM, et Maitre FELIX MESSAMOU, Avocat au barreau de Paris, avocat des quatre officiers. Par téléphone, des Nigériens de la diaspora (USA, France, …) ont participé activement à l’émission en apportant des contributions et aussi en posant des questions aux deux conférenciers. Après une introduction de la problématique liée à la libération des quatre officiers, faite par Mr Mohamed Seidou de la radio Voix du Sahel, située aux Etats Unis, le débat a été lancé. Il rappelle que les quatre officiers, Abdoulaye Badiè, Aboubacar Sanda, Amadou Diallo et Abdou Issa, ont été accusés d’atteinte à la sûreté de l’Etat et de tentative d’assassinat de l’ex Chef d’Etat du Niger, pendant la transition, Salou Djibo. Cet article fournit un résumé de quelques éléments : (a) de ce débat [1] en se focalisant plus sur les points développés par Dr ANASSER AG RHISSA, sur des éléments que certains internautes ont abordés et sur des éléments des interventions de Me FELIX MESSAMOU, (b) des contributions de Dr ANASSER AG RHISSA et de celles de plusieurs internautes sur tamtaminfo [2; 3; 4 ; 5; 6] en réponses à des articles portant sur le cas de ces quatre officiers et (c) d’une analyse statistique de fréquentation par les internautes des articles portant sur ce sujet et publiés sur tamtaminfo, de laquelle on déduira le pourcentage des internautes qui souhaitent que les quatre officiers portent plainte après le non-lieu déjà prononcé par la justice et ceux qui souhaitent qu’ils ne portent pas plainte. 1. L’avocat des quatre officiers, Me FELIX MESSAMOU, a précisé que l’accusation portée contre les quatre officiers, d’atteinte à la sûreté de l’état et de tentative d’assassinat de l’ex Chef d’Etat Salou Djibo, étaient fantaisistes et grossières. L’avocat FELIX MESSAMOU précise qu’à la demande des quatre officiers, il déposera une plainte en dénonciation calomnieuse et une réclamation contre l’Etat du Niger pour indemnisation des quatre officiers à cause du préjudice moral et pour réparation des désagréments subis. 2. Dr ANASSER AG RHISSA a précisé qu’il est Nigérien de la diaspora, vivant en France, et qu’il intervient en son nom propre sur ce sujet sur lequel il a déjà apporté plusieurs contributions sur tamtaminfo. Etant donné qu’un non-lieu a été prononcé par la justice Nigérienne concernant le cas des quatre officiers, il était à ce débat pour proposer la réconciliation nationale comme solution allant dans le sens de l’intérêt général des Nigériens en évitant la propagation de la spirale de la vengeance et en favorisant un climat social de cohésion et d’union, de paix, d’apaisement et de quiétude. Cette cohésion, ciment interrelationnel, aidera à rétablir les relations entre les quatre officiers et leurs collègues dans l’armée et impactera favorablement sur les relations entre l’armée et la société pour une paix durable, un apaisement et pour une quiétude généralisée au Niger. Dr ANASSER AG RHISSA rappelle que réconciliation nationale, ne veut pas dire qu’il y a guerre entre les Nigériens : étymologiquement parlant, réconcilier, consiste à amener des personnes qui étaient brouillées à se remettre d’accord ou bien à faire modifier une opinion défavorable. Concernant les quatre officiers, compte-tenu du non-lieu prononcé par la justice, les Nigériens doivent se remettre d’accord après la brouille causée et aussi une mauvaise opinion (opinion défavorable) qui s’est propagée dans l’armée et dans la société doit être modifiée. Lorsqu'ils étaient emprisonnés, j'avais souhaité que les quatre officiers soient, graciés par le président de la république s'ils venaient à être condamnés par la justice, ceci au nom de la réconciliation nationale. Aujourd'hui, le jugement a été prononcé par la justice avec un non-lieu et les enjeux d'hier ne sont plus d'actualité avec la restauration de la démocratie. Au nom de la même réconciliation nationale, je souhaiterai que les quatre officiers s'arrêtent à cette décision de non-lieu et ne portent pas plainte. Je sais que certains ne seront pas d'accord avec ce que je dis, mais plusieurs éléments militent dans ce sens, voir le point 2.2.2.1. Qu'allez-vous gagner et quelles sont les conséquences pour le pays si vous portez plainte? Peut être que, comme dit votre avocat, vous gagnerez une indemnisation. Mettez en parallèle cette éventuelle indemnisation et ce que votre plainte pourra avoir comme conséquences non contrôlables. Quelles sont les conséquences pour le pays si vous portez plainte? En portant plainte pour être indemnisés, vous relancez la spirale de la vengeance, même si aller en justice, pour moi, ne signifie pas vengeance. C’est le fait de demander une indemnisation (intérêt personnel) qui provoquera, dans beaucoup de cas, une vengeance lorsque les accusateurs pensent avoir raison. Tout cela génère un grand impact social car cette spirale de la vengeance induite ne s'arrêtera pas là: elle continuera dehors, dans l’armée, dans la société (effet social pouvant être désagréable), dans les quartiers et les villages. Ce qui n'est pas souhaitable. Cette spirale de la vengeance pourra s'étendre sur une sphère plus grande de façon incontrôlée. Avec une telle plainte, comme disent certains internautes, on montrera que nul n’est au dessus des lois, on verra si la justice est équitable et impartiale et on fera un pas de plus sur le renforcement de la démocratie. 2.2. Qu’allez-vous gagner et quelles sont les conséquences pour le pays si vous ne portez pas plainte ? En acceptant de ne pas porter plainte, vous vous grandissez. La justice vous a déjà donné raison, c'est déjà suffisant. Votre honneur est déjà rétabli. Tout s’arrêtera. Je propose une commission de réconciliation nationale qui veillera à ce que tout soit en règle : voir au point 2.4. Plusieurs internautes ont appuyé ces dires et cette proposition. Quels conséquences pour le pays si vous ne portez pas plainte ? L’impunité, si impunité il y a, peut déclencher la spirale de la récidive, un impact social pouvant être négatif et comme disent certains internautes, aucune leçon d’intérêt général ne sera tirée de ce cas, par exemple, pour un meilleur fonctionnement de la justice car certains parlent de possible dysfonctionnement de la justice sinon les quatre officiers ne seraient pas allés en prison. 2.3. Lien avec le discours du Ministre de la défense nationale lors de la rencontre avec les chefs militaires A un moment où le pays attend des réponses officielles par rapport aux problèmes de sécurité et par rapport aux traitements et à la reconnaissance des droits des quatre officiers pour lesquels la justice a prononcé un non-lieu, l’intervention du Ministre de la Défense nationale, M. Mahamadou Karidio, lors de la rencontre avec les chefs militaires, le 24 mai 2011, est pertinente et en apporte quelques éléments. Le ministre rappelle, conformément aux instructions du chef de l’Etat, la priorité pour la résolution des problèmes sécuritaires et la réinstauration de la justice et de l’équité dans les forces armées. Le ministre a rappelé aux forces de défense et de sécurité que le respect des valeurs (discipline comme socle, justice et équité comme ciment relationnel base de la cohésion qui consolide l’unité et la solidarité, confiance, mérite, respect de l’autre, courtoisie, honnêteté, …) et de leurs missions par la promotion de la bonne gouvernance pour l’efficacité et l’honorabilité, font d’elles la pierre angulaire de toute aspiration à un développement économique et social harmonieux. Il leur a dit qu’en tant que chefs militaires, ils ont la responsabilité de la transmission de ces valeurs. Conformément aux instructions du Président de la République, le ministre veillera à réinstaurer la justice et l'équité dans les Forces Armées. « Faites en sorte que seuls ceux qui le méritent soient récompensés et que nul ne soit sanctionné ou pénalisé s'il n'a commis une faute conformément à nos textes, c'est cela la justice et l'équité que nous prônons, c'est cela la base de la cohésion que nous recherchons», a dit Monsieur le Ministre. Avec ces valeurs et la bonne gouvernance que prône le ministre, il ne reste plus, aux chefs militaires, que de les mettre en pratique, joindre les faits et gestes à la parole, pour le cas des quatre officiers bénéficiant d’un non-lieu, c’est ainsi que la cohésion et l’unité reviendront au sein de l’armée. Donc, selon mon interprétation, à partir de ce qu’a dit le Ministre aux chefs militaires, si ces derniers suivent les recommandations qu’il leur a faites, les quatre officiers seront réintégrés dans l’armée sans sanction les concernant. 2.4. RECONCILIER pour Préserver ou Renforcer la cohésion sociale, l’union nationale, la paix et la quiétude C'est vrai que la démocratie est restaurée et que les quatre officiers ont le droit d'aller en justice, on ne peut pas les en empêcher si c’est leur choix, mais compte-tenu des conséquences incontrôlables en posant la plainte (causées par la spirale de la vengeance, cf 2.1) et de l’impact négatif que ça peut avoir sur les relations sociales, la cohésion sociale dans l’armée et même en dehors de l’armée, l’union nationale, la paix et la quiétude, il serait mieux d’arrêter toute poursuite. Comme le non-lieu a déjà été prononcé, il est souhaitable que les quatre officiers (1) arrêtent de porter plainte, (2) se réconcilient avec leurs anciens amis, dont Salou Djibo, dans le cadre d’une commission de réconciliation nationale à créer, (3) laissent le reste à Dieu surtout qu’on constate une grande complexité de cette affaire compte-tenu de la difficulté d'arrêter la propagation (les effets de bord) par ce que les conséquences sont incontrôlables. Cette affaire des quatre officiers n'est pas simple, sa propagation risque d'emporter ou de toucher plusieurs personnes, dont ces officiers eux-mêmes, sans épargner leur travail et la répercussion sur leur avancement. Plusieurs internautes sont intervenus en demandant d’abandonner les poursuites et en souhaitant cette réconciliation nationale. Pour eux, Dieu s’occupera du reste. Les gestes: (1) du Président Mahamadou Issoufou, en rendant visite à Tandja après sa libération, (2) du gouvernement et de l'assemblée nationale avec l'amnistie des auteurs du coup d’Etat du 18 février 2010, (3) de Seyni Oumarou en allant voir Mahamadou Issoufou après avoir été élu président au deuxième tour de l'élection présidentielle, et (4) de la justice en rendant rapidement les jugements de Tandja et des quatre officiers et en prononçant un non-lieu pour chacun, sont très significatifs et doivent être des préludes à une commission de réconciliation nationale. Ces gestes sont de nature à apaiser et à ramener la quiétude. Imitons-les tous en organisant cette commission de réconciliation nationale. 2.4.1 Commission de réconciliation nationale Pour garantir la quiétude générale, une précision de la part de leur hiérarchie, qu’elle s’engage à les réintégrer et ne pas prendre des sanctions les concernant, est nécessaire mais ne suffit pas, il faut, en plus, que les intéressés (les quatre officiers) puissent s’engager à ne pas effectuer des poursuites et qu’ils reçoivent des pardons de la part de ceux qui les ont accusés. Pour ce faire, une commission de réconciliation nationale est vraiment nécessaire. Elle devra être composée des principaux acteurs (des représentants du gouvernement, les représentants de la hiérarchie militaire, des représentants de la justice, les quatre officiers, au moins deux représentants de ceux qui les ont accusés). Ainsi, après une telle commission de réconciliation nationale, la spirale de la vengeance et les vengeances des uns contre les uns et les autres s’arrêteront. 2.4.2. Lien avec le développement durable du pays et le changement de comportement Je souhaite qu'il y ait une commission sur la réconciliation nationale pour que les uns et les autres évacuent les potentielles rancœurs, se disent la vérité, qu’une concorde s’établisse et qu’on soit tous prêts, en changeant de comportement, à s'accepter et à travailler ensemble dans l’unité et pour l’intérêt général. Effectivement, pour le développement du Niger, il faut s'accepter et travailler ensemble. J'avais écrit un article [7] dans ce sens portant sur "[Contribution] QUELS SONT LES PREALABLES INDISPENSABLES POUR QUE LES NIGERIENS S’ACCEPTENT ET TRAVAILLENT ENSEMBLE POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE ET HARMONIEUX DU NIGER ?". 3. Que pensent les internautes (les quatre officiers doivent-ils porter plainte ou pas) ? En se basant sur les quatre articles [3; 4; 5; 6] de tamtaminfo donnés dans les références, portant sur le cas de ces quatre officiers, et en analysant les statistiques de fréquentation (accès à ces articles par les internautes) associées, sur une période de dix neuf jours, du 12 mai 2011 à 13H jusqu’au 30 mai 2011 à 20H, on constate : - qu’au total, il y a eu : quinze mille cent dix sept accès aux quatre articles. Une même personne peut accéder plusieurs fois au même article et peut soumettre une ou plusieurs contributions en réponse à un article donné. - qu’un total de quatre vingt six contributions ont été soumises en réponses des quatre articles. La dernière contribution date du 29 mai 2011. Une seule contribution a été ajoutée depuis le 27 mai 2011 (lendemain du dernier article paru sur ce sujet). - qu’un total d’à peu près quarante pour-cent des contributions accepte l’idée de ne pas porter plainte ou de laisser Dieu s’occuper du reste après le non-lieu, - qu’un total d’à peu près quarante pour-cent des contributions demande de porter plainte ou de faire appel de nouveau à la justice, - qu’un total d’à peu près vingt pour-cent ne se prononce pas : souvent, ces contributions sont focalisées sur d’autres sujets qui n’ont rien à voir avec le sujet traité. A la longue, ces indécis peuvent faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Donc, au vu du nombre de contributions qui est le même dans les deux camps (celui qui ne porte pas plainte et celui qui porte plainte), on en arrive sensiblement au même pourcentage en nombre d’internautes dans un camp et dans l’autre, en partant du fait qu’en général, il y a une contribution en moyenne par personne et pour chaque article. Pour certains articles, cette moyenne est un peu plus élevée, mais les pourcentages restent pratiquement les mêmes. Bien que la période de fréquentation ne soit pas très étendue, ces statistiques donnent une bonne idée de ce que pensent les internautes, qui accèdent au site de tamtaminfo, sur ce sujet car on constate que le nombre des contributions reste constant depuis le 27 mai 2011, à une contribution près. Elles seraient plus fiables et plus déterminantes sur une longue durée d’observation si ce type d’article venait à être publié et en cas de communication ou médiatisation sur le sujet. De même, concernant le débat, par téléconférence, sur cette libération des quatre officiers, en tenant compte des auditeurs qui ont appelé et dont les interventions supportent tel ou tel camp, il y avait pratiquement autant de personnes qui acceptent la réconciliation nationale sans porter plainte que ceux qui souhaitent que la justice soit de nouveau saisie.Les deux camps (porter plainte ou ne pas porter plainte et recourir à la réconciliation nationale) sont à égalité. Les avantages et les inconvénients, voir les points 2.1 à 2.4, de telle ou telle solution vont éclairer les intéressés pour faire leur choix. 4. Conclusion : Au delà des statistiques et des éléments précédents, espérons que la sagesse, l’esprit de responsabilité et l'esprit réconciliateur des quatre officiers l'emportent pour que leur décision finale, de ne pas porter ou de porter plainte, contribue à favoriser l’union et la cohésion nationales, à militer pour une paix durable et pour une quiétude généralisée au Niger et que ces éléments soient gage de support du développement harmonieux de notre pays. Comme la justice a déjà prononcé un non-lieu, évitons de rentrer dans la spirale de la vengeance, réconcilions-nous et avançons ensemble pour développer notre pays. C’est avec une volonté partagée et acceptée par les principaux acteurs, à travers une commission de réconciliation nationale, que tout peut s’arrêter sans dommage. Que Dieu amène la concorde et l’apaisement général entre Nigériens. Ameen. 5. Remerciements Je remercie : - les très nombreux internautes qui ont participé indirectement à cet article par leurs contributions en ligne ou via la messagerie ou par téléphone ou par téléconférence ou par radios. Ces dernières ont été souvent enrichissantes. - Me FELIX MESSANOU, avocat au barreau de Paris et avocat des quatre officiers, pour ce long débat, dynamique, de trois heures, qui a été constructif. - les responsables des sites Nigervoice.com et tamtaminfo.com pour l’hébergement et la communication entre les membres de cette communauté Nigérienne dispersée à travers le monde et qu’ils contribuent à unir. 6. Contact Dr ANASSER AG RHISSA Expert TIC ET TELECOM Nouvelle Email : [email protected] Ancienne E-mail: [email protected] Ancien TEL 00336 15 39 67 797. Nouveau TEL : 00227 76665673 Références [1] Radios Voix du Niger et Tambara, Débat sur la libération des quatre officiers, vue de la diaspora, adresse internet : //www.nigervoice.com [2] Oumarou Moussa, Le ministre de la Défense Nationale rencontre les officiers des Forces Armées Nationales et de la Gendarmerie nationale Consolidation de la cohésion au sein des FAN, Le Sahel, Mercredi 25 mai 2011, adresse internet : //de www.tamtaminfo.com/index.php?option=com_content&view=article&id=6083:le-ministre-de-la-defense-nationale-rencontre-les-officiers-des-forces-armees-nationales-et-de-la-gendarmerie-nationale-consolidation-de-la-cohesion-au-sein-des-fan&catid=44:politique&Itemid=61 [3] Djibrill Yayé Nassamou, Libération des 4 officiers de l’armée: La fin du complot..., L'EXPRESSION N° 53, MERCREDI 25 MAI 2011, adresse internet : //www.tamtaminfo.com/index.php?option=com_content&view=article&id=6089:liberation-des-4-officiers-de-larmee-la-fin-du-complot&catid=44:politique&Itemid=61 [4] Le Colonel Aboubacar Sanda, « Le match retour aura lieu très prochainement sur notre terrain, nous allons attaquer parce que nous sommes dehors » déclare le Lieutenant -Colonel Aboubacar Sanda, Le Canard déchaîné N°482, 23 MAI 2011, adresse internet : //www.tamtaminfo.com/index.php?option=com_content&view=article&id=6079:l-le-match-retour-aura-lieu-tres-prochainement-sur-notre-terrain-nous-allons-attaquer-parce-que-nous-sommes-dehors-r-declare-le-lieutenant-colonel-aboubacar-sanda&catid=44:politique&Itemid=61 [5] Colonel Abdoulaye Badié, « Le complot, s’il y en a eu, a été réellement ourdi contre nos personnes parce que nous gênions » dixit le Colonel Abdoulaye Badié, Le Canard déchaîné N°482 du 23 MAI 2011, adresse internet : //www.tamtaminfo.com/index.php?option=com_content&view=article&id=6078:l-le-complot-sil-y-en-a-eu-a-ete-reellement-ourdi-contre-nos-personnes-parce-que-nous-genions-r-dixit-le-colonel-abdoulaye-badie&catid=44:politique&Itemid=61 [6] Moctar Gazoby-Tamtaminfo News, NIGER-JUSTICE/AFFAIRE «COMPLOT CONTRE L’AUTORITE DE L’ETAT»: Le délibéré attendu pour le 19 mai 2011, Jeudi, 12 Mai 2011, adresse internet : //www.tamtaminfo.com/index.php?option=com_content&view=article&id=6039:niger-justiceaffaire-lcomplot-contre-lautorite-de-letatr-le-delibere-attendu-pour-le-19-mai-2011&catid=44:politique&Itemid=61&cpage=10 [7] Dr ANASSER AG RHISSA, [Contribution] QUELS SONT LES PREALABLES INDISPENSABLES POUR QUE LES NIGERIENS S’ACCEPTENT ET TRAVAILLENT ENSEMBLE POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE ET HARMONIEUX DU NIGER ?, ONG TILWAT International, 24 Avril 2011, adresse internet : //www.tamtaminfo.com/index.php?option=com_content&view=article&id=5944:contribution-quels-sont-les-prealables-indispensables-pour-que-les-nigeriens-sacceptent-et-travaillent-ensemble-pour-le-developpement-durable-et-harmonieux-du-niger-&catid=49:societe&Itemid=96 Article publié le 31 Mai 2011 Adresse internet /planeteafrique.com/actualites/News_Print.asp?ID=5671

H
HEI, PROFESSEUR FORMATÉ. .. il y a 1 an

CHER PROFESSEUR! C EST BIZARRE NON DE NOUS SITUER À GAUCHE OU À DROITE, NOUS AIMERIONS SAVOIR DE QUI OU DE QUOI MÊME? NOUS NE SOMMES NI À GAUCHE NI À DROITE SURTOUT PAS DERRIÈRE COMME TOI. NOUS SOMMES DEVANT! LES SCOLARISÉS ET HAUTEMENT SCOLARISÉS ONT DES DEGRÉS SUPÉRIEURS DE FORMATAGES ET D INCONSCIENCE.

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

Bonjour, Pour ceux, comme certains membres du réseau Français Dogon64 tel que Kaboré qui doutent de l'existence de l'ONG Tilwat international et des initiatives ou contributions de son Président Dr Anasser Ag Rhissa, de père Malien et de maman Nigérienne, veuillez lire la contribution suivante,vous serez édifiés. Merci l'Anonyme de ce réseau qui par ces recherches a retrouvé cet article qui semblait crypté. Vous trouverez ci-dessous sa version intégrale avec à la fin de l'article ma messagerie et mon téléphone actuels pour ceux qui voudront me contacter. [Contribution] LIBERATION DES QUATRE OFFICIERS AU NIGER: APRES LE NON-LIEU DE LA JUSTICE, POURQUOI LA RECONCILIATION NATIONALE EST MAINTENANT LA SOLUTION IDOINE ? Mardi, 31 Mai 2011 11:11 Pendant trois heures de temps, par téléconférence, le 29 mai 2011, ont débattu sur le thème de la libération des quatre officiers au Niger, vue de la diaspora (des Nigériens à l’étranger), Dr ANASSER AG RHISSA, Expert TIC et TELECOM, et Maitre FELIX MESSAMOU, Avocat au barreau de Paris, avocat des quatre officiers. Par téléphone, des Nigériens de la diaspora (USA, France, …) ont participé activement à l’émission en apportant des contributions et aussi en posant des questions aux deux conférenciers. Après une introduction de la problématique liée à la libération des quatre officiers, faite par Mr Mohamed Seidou de la radio Voix du Sahel, située aux Etats Unis, le débat a été lancé. Il rappelle que les quatre officiers, Abdoulaye Badiè, Aboubacar Sanda, Amadou Diallo et Abdou Issa, ont été accusés d’atteinte à la sûreté de l’Etat et de tentative d’assassinat de l’ex Chef d’Etat du Niger, pendant la transition, Salou Djibo. Cet article fournit un résumé de quelques éléments : (a) de ce débat [1] en se focalisant plus sur les points développés par Dr ANASSER AG RHISSA, sur des éléments que certains internautes ont abordés et sur des éléments des interventions de Me FELIX MESSAMOU, (b) des contributions de Dr ANASSER AG RHISSA et de celles de plusieurs internautes sur tamtaminfo [2; 3; 4 ; 5; 6] en réponses à des articles portant sur le cas de ces quatre officiers et (c) d’une analyse statistique de fréquentation par les internautes des articles portant sur ce sujet et publiés sur tamtaminfo, de laquelle on déduira le pourcentage des internautes qui souhaitent que les quatre officiers portent plainte après le non-lieu déjà prononcé par la justice et ceux qui souhaitent qu’ils ne portent pas plainte. 1. L’avocat des quatre officiers, Me FELIX MESSAMOU, a précisé que l’accusation portée contre les quatre officiers, d’atteinte à la sûreté de l’état et de tentative d’assassinat de l’ex Chef d’Etat Salou Djibo, étaient fantaisistes et grossières. L’avocat FELIX MESSAMOU précise qu’à la demande des quatre officiers, il déposera une plainte en dénonciation calomnieuse et une réclamation contre l’Etat du Niger pour indemnisation des quatre officiers à cause du préjudice moral et pour réparation des désagréments subis. 2. Dr ANASSER AG RHISSA a précisé qu’il est Nigérien de la diaspora, vivant en France, et qu’il intervient en son nom propre sur ce sujet sur lequel il a déjà apporté plusieurs contributions sur tamtaminfo. Etant donné qu’un non-lieu a été prononcé par la justice Nigérienne concernant le cas des quatre officiers, il était à ce débat pour proposer la réconciliation nationale comme solution allant dans le sens de l’intérêt général des Nigériens en évitant la propagation de la spirale de la vengeance et en favorisant un climat social de cohésion et d’union, de paix, d’apaisement et de quiétude. Cette cohésion, ciment interrelationnel, aidera à rétablir les relations entre les quatre officiers et leurs collègues dans l’armée et impactera favorablement sur les relations entre l’armée et la société pour une paix durable, un apaisement et pour une quiétude généralisée au Niger. Dr ANASSER AG RHISSA rappelle que réconciliation nationale, ne veut pas dire qu’il y a guerre entre les Nigériens : étymologiquement parlant, réconcilier, consiste à amener des personnes qui étaient brouillées à se remettre d’accord ou bien à faire modifier une opinion défavorable. Concernant les quatre officiers, compte-tenu du non-lieu prononcé par la justice, les Nigériens doivent se remettre d’accord après la brouille causée et aussi une mauvaise opinion (opinion défavorable) qui s’est propagée dans l’armée et dans la société doit être modifiée. Lorsqu'ils étaient emprisonnés, j'avais souhaité que les quatre officiers soient, graciés par le président de la république s'ils venaient à être condamnés par la justice, ceci au nom de la réconciliation nationale. Aujourd'hui, le jugement a été prononcé par la justice avec un non-lieu et les enjeux d'hier ne sont plus d'actualité avec la restauration de la démocratie. Au nom de la même réconciliation nationale, je souhaiterai que les quatre officiers s'arrêtent à cette décision de non-lieu et ne portent pas plainte. Je sais que certains ne seront pas d'accord avec ce que je dis, mais plusieurs éléments militent dans ce sens, voir le point 2.2.2.1. Qu'allez-vous gagner et quelles sont les conséquences pour le pays si vous portez plainte? Peut être que, comme dit votre avocat, vous gagnerez une indemnisation. Mettez en parallèle cette éventuelle indemnisation et ce que votre plainte pourra avoir comme conséquences non contrôlables. Quelles sont les conséquences pour le pays si vous portez plainte? En portant plainte pour être indemnisés, vous relancez la spirale de la vengeance, même si aller en justice, pour moi, ne signifie pas vengeance. C’est le fait de demander une indemnisation (intérêt personnel) qui provoquera, dans beaucoup de cas, une vengeance lorsque les accusateurs pensent avoir raison. Tout cela génère un grand impact social car cette spirale de la vengeance induite ne s'arrêtera pas là: elle continuera dehors, dans l’armée, dans la société (effet social pouvant être désagréable), dans les quartiers et les villages. Ce qui n'est pas souhaitable. Cette spirale de la vengeance pourra s'étendre sur une sphère plus grande de façon incontrôlée. Avec une telle plainte, comme disent certains internautes, on montrera que nul n’est au dessus des lois, on verra si la justice est équitable et impartiale et on fera un pas de plus sur le renforcement de la démocratie. 2.2. Qu’allez-vous gagner et quelles sont les conséquences pour le pays si vous ne portez pas plainte ? En acceptant de ne pas porter plainte, vous vous grandissez. La justice vous a déjà donné raison, c'est déjà suffisant. Votre honneur est déjà rétabli. Tout s’arrêtera. Je propose une commission de réconciliation nationale qui veillera à ce que tout soit en règle : voir au point 2.4. Plusieurs internautes ont appuyé ces dires et cette proposition. Quels conséquences pour le pays si vous ne portez pas plainte ? L’impunité, si impunité il y a, peut déclencher la spirale de la récidive, un impact social pouvant être négatif et comme disent certains internautes, aucune leçon d’intérêt général ne sera tirée de ce cas, par exemple, pour un meilleur fonctionnement de la justice car certains parlent de possible dysfonctionnement de la justice sinon les quatre officiers ne seraient pas allés en prison. 2.3. Lien avec le discours du Ministre de la défense nationale lors de la rencontre avec les chefs militaires A un moment où le pays attend des réponses officielles par rapport aux problèmes de sécurité et par rapport aux traitements et à la reconnaissance des droits des quatre officiers pour lesquels la justice a prononcé un non-lieu, l’intervention du Ministre de la Défense nationale, M. Mahamadou Karidio, lors de la rencontre avec les chefs militaires, le 24 mai 2011, est pertinente et en apporte quelques éléments. Le ministre rappelle, conformément aux instructions du chef de l’Etat, la priorité pour la résolution des problèmes sécuritaires et la réinstauration de la justice et de l’équité dans les forces armées. Le ministre a rappelé aux forces de défense et de sécurité que le respect des valeurs (discipline comme socle, justice et équité comme ciment relationnel base de la cohésion qui consolide l’unité et la solidarité, confiance, mérite, respect de l’autre, courtoisie, honnêteté, …) et de leurs missions par la promotion de la bonne gouvernance pour l’efficacité et l’honorabilité, font d’elles la pierre angulaire de toute aspiration à un développement économique et social harmonieux. Il leur a dit qu’en tant que chefs militaires, ils ont la responsabilité de la transmission de ces valeurs. Conformément aux instructions du Président de la République, le ministre veillera à réinstaurer la justice et l'équité dans les Forces Armées. « Faites en sorte que seuls ceux qui le méritent soient récompensés et que nul ne soit sanctionné ou pénalisé s'il n'a commis une faute conformément à nos textes, c'est cela la justice et l'équité que nous prônons, c'est cela la base de la cohésion que nous recherchons», a dit Monsieur le Ministre. Avec ces valeurs et la bonne gouvernance que prône le ministre, il ne reste plus, aux chefs militaires, que de les mettre en pratique, joindre les faits et gestes à la parole, pour le cas des quatre officiers bénéficiant d’un non-lieu, c’est ainsi que la cohésion et l’unité reviendront au sein de l’armée. Donc, selon mon interprétation, à partir de ce qu’a dit le Ministre aux chefs militaires, si ces derniers suivent les recommandations qu’il leur a faites, les quatre officiers seront réintégrés dans l’armée sans sanction les concernant. 2.4. RECONCILIER pour Préserver ou Renforcer la cohésion sociale, l’union nationale, la paix et la quiétude C'est vrai que la démocratie est restaurée et que les quatre officiers ont le droit d'aller en justice, on ne peut pas les en empêcher si c’est leur choix, mais compte-tenu des conséquences incontrôlables en posant la plainte (causées par la spirale de la vengeance, cf 2.1) et de l’impact négatif que ça peut avoir sur les relations sociales, la cohésion sociale dans l’armée et même en dehors de l’armée, l’union nationale, la paix et la quiétude, il serait mieux d’arrêter toute poursuite. Comme le non-lieu a déjà été prononcé, il est souhaitable que les quatre officiers (1) arrêtent de porter plainte, (2) se réconcilient avec leurs anciens amis, dont Salou Djibo, dans le cadre d’une commission de réconciliation nationale à créer, (3) laissent le reste à Dieu surtout qu’on constate une grande complexité de cette affaire compte-tenu de la difficulté d'arrêter la propagation (les effets de bord) par ce que les conséquences sont incontrôlables. Cette affaire des quatre officiers n'est pas simple, sa propagation risque d'emporter ou de toucher plusieurs personnes, dont ces officiers eux-mêmes, sans épargner leur travail et la répercussion sur leur avancement. Plusieurs internautes sont intervenus en demandant d’abandonner les poursuites et en souhaitant cette réconciliation nationale. Pour eux, Dieu s’occupera du reste. Les gestes: (1) du Président Mahamadou Issoufou, en rendant visite à Tandja après sa libération, (2) du gouvernement et de l'assemblée nationale avec l'amnistie des auteurs du coup d’Etat du 18 février 2010, (3) de Seyni Oumarou en allant voir Mahamadou Issoufou après avoir été élu président au deuxième tour de l'élection présidentielle, et (4) de la justice en rendant rapidement les jugements de Tandja et des quatre officiers et en prononçant un non-lieu pour chacun, sont très significatifs et doivent être des préludes à une commission de réconciliation nationale. Ces gestes sont de nature à apaiser et à ramener la quiétude. Imitons-les tous en organisant cette commission de réconciliation nationale. 2.4.1 Commission de réconciliation nationale Pour garantir la quiétude générale, une précision de la part de leur hiérarchie, qu’elle s’engage à les réintégrer et ne pas prendre des sanctions les concernant, est nécessaire mais ne suffit pas, il faut, en plus, que les intéressés (les quatre officiers) puissent s’engager à ne pas effectuer des poursuites et qu’ils reçoivent des pardons de la part de ceux qui les ont accusés. Pour ce faire, une commission de réconciliation nationale est vraiment nécessaire. Elle devra être composée des principaux acteurs (des représentants du gouvernement, les représentants de la hiérarchie militaire, des représentants de la justice, les quatre officiers, au moins deux représentants de ceux qui les ont accusés). Ainsi, après une telle commission de réconciliation nationale, la spirale de la vengeance et les vengeances des uns contre les autres s’arrêteront. 2.4.2. Lien avec le développement durable du pays et le changement de comportement Je souhaite qu'il y ait une commission sur la réconciliation nationale pour que les uns et les autres évacuent les potentielles rancœurs, se disent la vérité, qu’une concorde s’établisse et qu’on soit tous prêts, en changeant de comportement, à s'accepter et à travailler ensemble dans l’unité et pour l’intérêt général. Effectivement, pour le développement du Niger, il faut s'accepter et travailler ensemble. J'avais écrit un article [7] dans ce sens portant sur "[Contribution] QUELS SONT LES PREALABLES INDISPENSABLES POUR QUE LES NIGERIENS S’ACCEPTENT ET TRAVAILLENT ENSEMBLE POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE ET HARMONIEUX DU NIGER ?". 3. Que pensent les internautes (les quatre officiers doivent-ils porter plainte ou pas) ? En se basant sur les quatre articles [3; 4; 5; 6] de tamtaminfo donnés dans les références, portant sur le cas de ces quatre officiers, et en analysant les statistiques de fréquentation (accès à ces articles par les internautes) associées, sur une période de dix neuf jours, du 12 mai 2011 à 13H jusqu’au 30 mai 2011 à 20H, on constate : - qu’au total, il y a eu : quinze mille cent dix sept accès aux quatre articles. Une même personne peut accéder plusieurs fois au même article et peut soumettre une ou plusieurs contributions en réponse à un article donné. - qu’un total de quatre vingt six contributions ont été soumises en réponses des quatre articles. La dernière contribution date du 29 mai 2011. Une seule contribution a été ajoutée depuis le 27 mai 2011 (lendemain du dernier article paru sur ce sujet). - qu’un total d’à peu près quarante pour-cent des contributions accepte l’idée de ne pas porter plainte ou de laisser Dieu s’occuper du reste après le non-lieu, - qu’un total d’à peu près quarante pour-cent des contributions demande de porter plainte ou de faire appel de nouveau à la justice, - qu’un total d’à peu près vingt pour-cent ne se prononce pas : souvent, ces contributions sont focalisées sur d’autres sujets qui n’ont rien à voir avec le sujet traité. A la longue, ces indécis peuvent faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Donc, au vu du nombre de contributions qui est le même dans les deux camps (celui qui ne porte pas plainte et celui qui porte plainte), on en arrive sensiblement au même pourcentage en nombre d’internautes dans un camp et dans l’autre, en partant du fait qu’en général, il y a une contribution en moyenne par personne et pour chaque article. Pour certains articles, cette moyenne est un peu plus élevée, mais les pourcentages restent pratiquement les mêmes. Bien que la période de fréquentation ne soit pas très étendue, ces statistiques donnent une bonne idée de ce que pensent les internautes, qui accèdent au site de tamtaminfo, sur ce sujet car on constate que le nombre des contributions reste constant depuis le 27 mai 2011, à une contribution près. Elles seraient plus fiables et plus déterminantes sur une longue durée d’observation si ce type d’article venait à être publié et en cas de communication ou médiatisation sur le sujet. De même, concernant le débat, par téléconférence, sur cette libération des quatre officiers, en tenant compte des auditeurs qui ont appelé et dont les interventions supportent tel ou tel camp, il y avait pratiquement autant de personnes qui acceptent la réconciliation nationale sans porter plainte que ceux qui souhaitent que la justice soit de nouveau saisie.Les deux camps (porter plainte ou ne pas porter plainte et recourir à la réconciliation nationale) sont à égalité. Les avantages et les inconvénients, voir les points 2.1 à 2.4, de telle ou telle solution vont éclairer les intéressés pour faire leur choix. 4. Conclusion : Au delà des statistiques et des éléments précédents, espérons que la sagesse, l’esprit de responsabilité et l'esprit réconciliateur des quatre officiers l'emportent pour que leur décision finale, de ne pas porter ou de porter plainte, contribue à favoriser l’union et la cohésion nationales, à militer pour une paix durable et pour une quiétude généralisée au Niger et que ces éléments soient gage de support du développement harmonieux de notre pays. Comme la justice a déjà prononcé un non-lieu, évitons de rentrer dans la spirale de la vengeance, réconcilions-nous et avançons ensemble pour développer notre pays. C’est avec une volonté partagée et acceptée par les principaux acteurs, à travers une commission de réconciliation nationale, que tout peut s’arrêter sans dommage. Que Dieu amène la concorde et l’apaisement général entre Nigériens. Ameen. 5. Remerciements Je remercie : - les très nombreux internautes qui ont participé indirectement à cet article par leurs contributions en ligne ou via la messagerie ou par téléphone ou par téléconférence ou par radios. Ces dernières ont été souvent enrichissantes. - Me FELIX MESSANOU, avocat au barreau de Paris et avocat des quatre officiers, pour ce long débat, dynamique, de trois heures, qui a été constructif. - les responsables des sites Nigervoice.com et tamtaminfo.com pour l’hébergement et la communication entre les membres de cette communauté Nigérienne dispersée à travers le monde et qu’ils contribuent à unir. 6. Contact Dr ANASSER AG RHISSA Expert TIC ET TELECOM Nouvelle Email : [email protected] Ancienne E-mail: [email protected] Ancien TEL 00336 15 39 67 797. Nouveau TEL : 00227 76665673 Références [1] Radios Voix du Niger et Tambara, Débat sur la libération des quatre officiers, vue de la diaspora, adresse internet : //www.nigervoice.com [2] Oumarou Moussa, Le ministre de la Défense Nationale rencontre les officiers des Forces Armées Nationales et de la Gendarmerie nationale Consolidation de la cohésion au sein des FAN, Le Sahel, Mercredi 25 mai 2011, adresse internet : //de www.tamtaminfo.com/index.php?option=com_content&view=article&id=6083:le-ministre-de-la-defense-nationale-rencontre-les-officiers-des-forces-armees-nationales-et-de-la-gendarmerie-nationale-consolidation-de-la-cohesion-au-sein-des-fan&catid=44:politique&Itemid=61 [3] Djibrill Yayé Nassamou, Libération des 4 officiers de l’armée: La fin du complot..., L'EXPRESSION N° 53, MERCREDI 25 MAI 2011, adresse internet : //www.tamtaminfo.com/index.php?option=com_content&view=article&id=6089:liberation-des-4-officiers-de-larmee-la-fin-du-complot&catid=44:politique&Itemid=61 [4] Le Colonel Aboubacar Sanda, « Le match retour aura lieu très prochainement sur notre terrain, nous allons attaquer parce que nous sommes dehors » déclare le Lieutenant -Colonel Aboubacar Sanda, Le Canard déchaîné N°482, 23 MAI 2011, adresse internet : //www.tamtaminfo.com/index.php?option=com_content&view=article&id=6079:l-le-match-retour-aura-lieu-tres-prochainement-sur-notre-terrain-nous-allons-attaquer-parce-que-nous-sommes-dehors-r-declare-le-lieutenant-colonel-aboubacar-sanda&catid=44:politique&Itemid=61 [5] Colonel Abdoulaye Badié, « Le complot, s’il y en a eu, a été réellement ourdi contre nos personnes parce que nous gênions » dixit le Colonel Abdoulaye Badié, Le Canard déchaîné N°482 du 23 MAI 2011, adresse internet : //www.tamtaminfo.com/index.php?option=com_content&view=article&id=6078:l-le-complot-sil-y-en-a-eu-a-ete-reellement-ourdi-contre-nos-personnes-parce-que-nous-genions-r-dixit-le-colonel-abdoulaye-badie&catid=44:politique&Itemid=61 [6] Moctar Gazoby-Tamtaminfo News, NIGER-JUSTICE/AFFAIRE «COMPLOT CONTRE L’AUTORITE DE L’ETAT»: Le délibéré attendu pour le 19 mai 2011, Jeudi, 12 Mai 2011, adresse internet : //www.tamtaminfo.com/index.php?option=com_content&view=article&id=6039:niger-justiceaffaire-lcomplot-contre-lautorite-de-letatr-le-delibere-attendu-pour-le-19-mai-2011&catid=44:politique&Itemid=61&cpage=10 [7] Dr ANASSER AG RHISSA, [Contribution] QUELS SONT LES PREALABLES INDISPENSABLES POUR QUE LES NIGERIENS S’ACCEPTENT ET TRAVAILLENT ENSEMBLE POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE ET HARMONIEUX DU NIGER ?, ONG TILWAT International, 24 Avril 2011, adresse internet : //www.tamtaminfo.com/index.php?option=com_content&view=article&id=5944:contribution-quels-sont-les-prealables-indispensables-pour-que-les-nigeriens-sacceptent-et-travaillent-ensemble-pour-le-developpement-durable-et-harmonieux-du-niger-&catid=49:societe&Itemid=96 Article publié le 31 Mai 2011 Adresse internet : //planeteafrique.com/actualites/News_Print.asp?ID=5671

Kaboré il y a 1 an

Encore des accusations sur votre réseau de complot ? Il n'y a surement que Fakoly dedans mais bon, quant on est borné on le reste ... Merci pour cette brillante démonstration de mauvaise foi ! 1) Il s'agit d'un article de .... 2011 ! (Un peu ancien et qui ne démontre donc aucune activité à l'heure actuelle) 2) Il ne s'agit que d'un débat par internet entre M. Ag Rhissa et un avocat et il n'y aucun indice d'une quelconque influence du sieur Ag Rhissa sur les évènements commentés 3) M. Ag Rhissa intervienet en son nom. Il n'est nulle question de son association imaginaire. 4) Les officiers du Niger étaient déjà libres sans aucune intervention de M. Ag Rhissa Bref superbe publication qui illustre l'égo surdimensionné d'une personne qui prétend jouer un rôle qu'elle n'a pas et est prête à inventer une ONG de toute pièces pour venir infiltrer l'AES. Nos autorités ne sont pas dupes et il faudra trouver mieux qu'une ONG fantôme et un débat sur internet datant de 2011 pour réussir à s'immiscer dans nos médias et nos gouvernements. Les temps ont changé et les trolls comme M. Ag Rhissa n'ont plus l'influence qu'ils avaient. Je comprends vos tentatives désespérées cher docteur mais il vaut mieux pour vous ne plus perdre votre temps dans ces enfantillages ...

H
Hiiiiii il y a 1 an

Peut comprendre celui qui veut comprendre, mais l'IA de trolls qui est entrain de faire diversion pour nous dévié de priorités n'est qu'un banbin de la classe macronien et qui ne peut même pas porté sa culotte à lui-même veut jouer avec les tontons. Depuis quand tu peux t'attribuer un pseudonyme "anonyme" blakoro ! Bassa ! Aucun commentaire politique pour avancer, rien que : vive la France, abas les militaires, sans la France et les français, c'est la fin des temps ? Bébé éprouvette prochainement je vais te.............. ! Imagine.

Asile de Bamako il y a 1 an

Monsieur, veuillez regagner votre chambre afin de recevoir votre piqure quotidienne ! Vous n'êtes pas autorisé à tenir des propos décousus et ineptes sur les réseaux sociaux sans l'avis du médecin psychiatre en charge de votre cas. Merci pour la compréhension.

Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

C’est bien de l’IA mais non intelligente qu’ils essaient en vain de robotiser. Cette meute ne raisonne pas. Ils ont été battus depuis longtemps par Dr Anasser seul. Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] TEL 00227 76665673

A
A Z il y a 1 an

Sauf qu'au Mali, il n'y a pas de gauche, ni de droite. Chez nous il n'y a que parti au pouvoir ou partis d'opposition. Il a tellement qualifié le président Moussa TRAORE de sanguinaire qu'il a même oublié de proposer quelque chose.On est pas Professeur pour critiquer seulement, il faut proposer quelque chose. Ce que le Mali a eu après Moussa TRAORE, c'est la vente du Mali a ses ennemis, le népotisme, le clientélisme, la gabegie, ma famille d'abord, la privatisation de nos usines et sociétés nationales, la confiscation des principes et des valeurs de la démocratie au profit des détournements de biens publics. Le Mali n'a eu que la destruction du système éducatif, l'injustice sociale, la brûlure de nos armes au nom d'une soit disante flamme de la paix qui n'a jamais vu le jour, le trucage des élections, la fermeture de nos usines (HUICOMA et autres), l'arrêt de nos sociétés comme le Chemin de fer, etc. Tout ce qui vient d'être cités ont été causés par ceux-là qu'on appelle aujourd'hui le pouvoir démocratique issu des partis politiques comme ADEMA, RPM, PARENA, UDD, etc. Chez nous au Mali, la plupart des militants que vous appelez Gauche ne jouent qu'au caméléon. Depuis 1991, ils ne font que changer de coloration à chaque changement de parti au pouvoir. Ils ont tellement contribuer à la disparition de nos valeurs traditionnelles, qu'aujourd'hui on se glorifie avec le vol comme quoi que tout le monde le fait. Aujourd'hui, le voleur de biens publics est très souvent qualifié d'enfant béni lors de nos événements à caractère social. Alors Professeur, depuis hier (avant, les indépendances, pendant, la dictature, le début de la démocratie) et jusqu'à quand allons nous arrêter de critiquer pour critiquer seulement ? Qu'est-ce qui ce cache derrière tous ces écrits ? En tout cas moi, à votre place je proposerai quelque chose ou j'arrêterai d'écrire car on est pas professeur pour rien.

Anonyme il y a 1 an

Toi,ta nostalgie n'arrangera pas ton affaire. Bon courage dans tes regrets,que tu es le seul à partager. Ton " général " personne ne le regrette !!!

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Hiiiiii il y a 1 an

Les illettrés sont des anonymes dans la construction d'un état libre, indépendant et souverain hi! Hi ! hiiiiii, sauf que j'ai été obligé d'apprendre cette langue maléfique et que mon paternel à été colonisé par cette race faible de conscience et de reconnaissance hiiiiii hiiiiii, ne te fatigue pas trop à réagir,car toi et moi, nous sommes tous des anonymes face à l'impérialiste qui te dicte sa volonté de combattre jusqu'à une soumission et qui d'ailleurs est une utopie, hiiiiii hiiiiii le monde évolue avec ou sans......... à espèce d'ingrédient frelatée

Anonyme il y a 1 an

Tout le monde n'est pas une mauviette comme toi. L'avenir n'est triste,que pour les défaitistes dont tu fais partie. Ton discours relève de perpette,et est de surcroît sclérosé. Mets toi débout,et marche !!!

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Hiiiiii il y a 1 an

Hiiiiii, hiiiiii toujours cet " abeille solitaire" , professeur, combien de fois vous avez participé à un gouvernement et quitté sans être satisfait ? Hiiiiii professeur dieu et ce pays " le Mali" vous a donné la chance de faire de bonnes études et que ce grand pays n'a rien reçu au retour que de critiques, ni progrès de votre part. Votre talents d'opposants aux régimes successifs devraient faire bouger le développement du pays si ce n'était que " moi ou rien" ( opposant une fois et opposant pour toute une vie) , alors ou est ce qu'elle est cette conviction réel pour la partie ? Sinon qu'aller apprendre et venir détruire ton pays et à part des écrits pour dénoncer un régime aucun avancement. En 2024 aucune politique pour refonder le Mali avec les bolcheviks ( pro -sovietiques, chinoises ou albanaises) car ils ont tous participé à la faillite du Mali depuis le congrès du 19 juin 1979 de l'UDPM. Est ce que ceux ne sont pas les socialistes ou communistes qui sont devenues les milliardaires du mouvement démocratique au Mali d'après vous ( la chute du régime dictatorial de Moussa Traoré) ? Bien avant ces cadres étaient avec Moussa Traoré ? L'histoire ne nous fait plus avancée, la génération, votre génération a échoué hiiiiii hiiiiii maintenant contribué à assister cette jeunesse qui est entrain de refonder le Mali ou alors arrête de bourrer la crâne avec des mémoires qui n'ont jamais servi le Mali sinon que de contribuer à sa faillite. 2024 , le Mali est encore sans avenir à cause des aînés de toutes accabis. Hiiiiii hiiiiii à savoir désormais que la politique n'a plus d'histoire et on s'en réjouit !

Anonyme il y a 1 an

Va apprendre à écrire,ensuite on daignera,ou non de lire ta littérature de crétin. La critique est un puissant instrument ,de prise de conscience de nos lacunes. Elle peut fonder le changement !!!