jeudi 16 avril 2026
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Harouna Niang s'exprime sur la lutte contre le terrorisme et le banditisme dans le Sahel

Par Malijet 1,455 vues
Harouna Niang s'exprime sur la lutte contre le terrorisme et le banditisme dans le Sahel

La lutte contre le terrorisme et le banditisme j’allais ajouter est une guerre imposée aux pays du Sahel aujourd’hui et peut être à toute l’Afrique si les pays du Sahel échouent.

La question est alors de savoir si les pays du Sahel ont un autre choix que de lutter avec tous leurs moyens ? Ne pas lutter et croire à des négociations sans lignes rouges c’est simplement abdiquer.

Nous devons tirer les enseignements de l’expérience des mauvaises négociations maliennes de l’accord d’Alger que moi j’ai toujours qualifié d’accord simple de cessez-le-feu . L’objectif de l’accord était juste de parvenir à faire taire les armes. Ce qui a réussi mais les problèmes de fond n’ont jamais été réglés. Nous nous sommes retrouvés avec ce que je nomme un accord inachevé.  Un accord qui dès le départ ne satisfaisait aucune partie sauf l’Algérie qui y voyait un succès de sa diplomatie. Ce qui fait que la mise en œuvre était en même temps une continuation des négociations. Je suis toujours surpris que le blocage dans la mise en de l’accord n’ait pas été anticipé par les acteurs.

Il faut comprendre que le terrorisme dont la rébellion malienne a toujours été un allié de fait est le lit pour le développement de l’économie criminelle. La part de l’idéologie ou de sentiment d’appartenance ethnique est très infime dans cette lutte. Qui parle d’économie criminelle parle de complicité extérieure et intérieure. Nos frères séparatistes ont beau vouloir nier leurs liens avec le terrorisme les faits sont là et ils sont têtus. Les rebelles et les terroristes ont en commun d’avoir le même ennemi qui est l’état du Mali mais aussi des leaders qui veulent le pouvoir et la fortune quelque soit le prix. Ils n’hésitent pas à manipuler les autres pour atteindre leurs objectifs au coût de la vie de ces derniers.Aux autres la mort et à eux la fortune et le pouvoir.

La Colombie a mis combien d’années pour lutter contre la guérilla qui était au cœur d’une économie criminelle? C’est un exemple vivant pour les pays du Sahel. Le combat doit se mener au niveau de la destruction des capacités et des sources d’approvisionnement y compris monétaire.

Moi je vois par exemple l’élargissement de l’état major de guerre à des économistes et financiers. La traçabilités des mouvements de fonds ainsi que certains flux de marchandises doivent être affinés.

Nous avons besoin de temps pour gagner cette guerre. Cela est la vérité. Ceux qui sont impatients doivent le comprendre ainsi.

Opinion et analyse d’un citoyen lambda.

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Commentaires (2)

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A
Anonyme il y a 1 an

Cher monsieur, personne au Mali,n'envisage de se faire berner par les djihadistes. Il faut toutefois dire,que les rebelles Targui,ont été par la force cornaqués par les djihadistes,ce qui prouve leur naïveté .Est-il possible de les libérer de leur soumission aux djihadistes ? Vaste programme ! Quand on a un tel problème,on se doit d'explorer toutes les perspectives. La guerre totale contre ces inutiles,est sans fin. l'Amérique latine nous donne la preuve,que cette guerre,est comme une guerre de cent ans ! Va ton sacrifier le reste de nos objectifs pour pouvoir guerroyer à l'infini ?

Anonyme il y a 1 an

Pardon ,il faut lire ,va-t-on sacrifier...