Selon H.Niang "L’AES peut elle devenir un modèle alternatif audacieux de développement pour les pays africains".
Ce modèle s’appuierait sur le concept de souveraineté qui ne serait pas l’isolement mais plutôt vu comme un développement endogène encré sur les valeurs et réalités africaines qui seront adoptées au monde contemporain. La souveraineté sera vue comme un socle de développement mais également comme un moyen de développer la résilience et de restaurer la dignité des peuples africains pour faire face aux défis contemporains liés à l’économie, à la sécurité et aux changements climatiques.
Un modèle qui va aussi se baser sur le non-alignement par rapport aux grandes puissances qui dominent le monde. Il s’agira dans ce cas d’adopter une posture de coopération sélective et équilibrée avec tous les partenaires. Un dialogue sera engagé avec toutes les grandes puissances sur des bases d’intérêts mutuels , sans soumission à leurs agendas géopolitiques. La coopération sud/sud sera renforcée en vue de renforcer la formation d’un bloc de pays non-alignés .
Dans ce modèle des zones économiques spéciales seront créées pour attirer les investissements tout en valorisant les ressources locales y compris les ressources humaines notamment.
Une monnaie commune sera créée après la création de la fédération des États . Cette monnaie sera basée sur un panier de ressources ( par exemple l’or, l’uranium , le coton, le lithium)pour stabiliser l’économie.
Une armée fédérale sera créée et aura comme mission surtout de faire face au terrorisme et aux conflits internes qui constituent aujourd’hui la plus grande menace pour les pays africains.
En conclusion ce nouveau modèle alternatif de développement africain que nous proposons est fondée sur la conviction que le développement ne peut être durable que s’il est endogène , adapté aux réalités locales et soutenu par une souveraineté totale sur les choix économiques , politiques et culturels .
En s’appuyant sur la richesse des valeurs africaines , tout en adoptant une posture de non-alignement les pays de l’AES peuvent non seulement répondre à leurs défis internes mais aussi inspirer d’autres pays africains à les suivre dans cette voie.
Cependant la réussite de ce modèle dépendra d’une forte mobilisation populaire,d’un leadership visionnaire et d’une gestion pragmatique des ressources et des partenariats.
On ne doit insulter personne, on doit donner l’exemple dans la gestion des ressources publiques, on doit dialoguer avec tout le monde et prêcher la paix et le travail.
L’AES doit communiquer suffisamment pour dire qu’elle n’est contre aucun pays, ni aucune personne son seul objectif c’est de défendre les intérêts de son peuple et d’apporter le bonheur et la prospérité à tous ses citoyens tout en contribuant à la paix et à la sécurité dans le monde ainsi qu’au bonheur de l’humanité.
Réflexion du citoyen lambda retraité.
H. Niang