jeudi 16 avril 2026
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L'analyste H. Niang plaide pour une augmentation des inscriptions en STEM pour favoriser le développement

Par Malijet 1,328 vues
L'analyste H. Niang plaide pour une augmentation des inscriptions en STEM pour favoriser le développement

Il existe un large consensus parmi tous les experts qu’il ne peut y avoir de développement d’un pays sans industrialisation et que cette dernière à son tour dépend du pourcentage élevé d’enrôlement des étudiants dans les filières STEM. Et voilà que c’est à ce niveau que le bas blesse chez nous en Afrique et particulièrement en Afrique de l’Ouest. Pour le Mali et les autres pays de l’AES les chiffres sont encore plus bas que la moyenne de l’Afrique de l’Ouest. Pour donner des chiffres il semble que le taux brut de scolarisation ( TBS )pour l’enseignement primaire était pour le Mali en 2017 de 45% pour les filles et 49%pour les garçons. Ce taux était de 86,1% pour le Burkina en 2021. Nous n’avons pas de données sur le Niger.

Pour l’enseignement secondaire le TBS était en 2021 pour le Mali de 33%pour les filles et 38% pour les garçons. 

Au Burkina il semble que le taux d’achèvement du premier cycle du secondaire soit inférieur à 50%.
Pour l’enseignement supérieur pour le Mali le TBS était en 2019 de 3%pour les femmes et de 6% pour les hommes.

Ce taux est également inférieur à 10% pour le Burkina et le Niger.

Nous n’avons pas pu avoir de chiffres fiables sur la répartition des effectifs dans les domaines scientifiques ( STEM) pour les trois pays de l’AES mais le constat est que ces effectifs soient trop bas au point de soulever des inquiétudes pour nous tous .  La grande majorité des étudiants sont inscrits dans les filières littéraires et sciences humaines.

En nous comparant à la moyenne africaine et à la moyenne des pays dits émergents il est généralement observé que nous accusons un grand retard par rapport à ces pays et pourtant nous sommes en concurrence avec eux sur le marché international.

Quand devons nous comprendre que les discours ne suffisent plus il nous faut des programmes concrets pour changer la donne.  Transformer la structure des effectifs de nos systèmes éducatifs est un impératif pour nous.

Des objectifs précis et quantifiés doivent être fixés aux ministères concernés en les dotant des moyens nécessaires pour les atteindre. Une évaluation annuelle devra se faire pour suivre l’évolution des indicateurs et s’assurer de l’efficacité et de l’efficience des politiques mises en œuvre. À l’image de ce qui a été fait ces dernières années pour l’armée dont les maliens sont tous fiers aujourd’hui, il est urgent d’agir de la même façon pour l’éducation. Pour emprunter au militaire cette expression il faut que notre éducation monte en puissance et rapidement.

Il est évident qu’un accent particulier devra être mis dans la rationalisation, l’optimisation et la transparence dans la gestion des ressources qui seront affectées à ce secteur super prioritaire pour nous.

Les recommandations que nous pouvons formuler sur la base de ces constats sont les suivantes:

1)renforcer l’enseignement secondaire et supérieur : les taux d’achèvement de ces cycles doivent être nécessairement augmentés, les infrastructures et les programmes doivent être développés et modernisés.

2)Promouvoir les filières STEM :  encourager par des incitations les étudiants à s’inscrire dans ces filières , faire des partenariats avec les industries pour aligner les programmes aux besoins du marché.

3)Investir dans la formation des enseignants: nous devons avoir une masse critique d’enseignants qualifiés dans les disciplines STEM pour améliorer la qualité de l’enseignement.

4) Sensibiliser les Étudiants , les parents et les dirigeants politiques: mener par exemple des campagnes de sensibilisation sur les opportunités offertes par les carrières dans les domaines des STEM .

Citoyen lambda provocateur 
H. Niang

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Commentaires (1)

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A
Anonyme il y a 1 an

Mon cher Niang,il n'y a que le bât en bois,qui blesse les animaux de trait. Relis- toi attentivement désormais.