Le dilemme africain « faut il « augmenter les taxes ou les baisser ? »
Voilà un dilemme qui se pose à tous les pays du monde mais qui revêt un caractère particulier en Afrique du fait de sa sensibilité .
Ce qui est sûr c’est que comparés aux autres pays du monde les africains paient beaucoup moins de taxe pour avoir des revenus pour financer les infrastructures nécessaires à leur developpement. La conséquence de cette situation c’est le recours souvent excessif à l’endettement pour financer la construction par exemple des hôpitaux, des écoles, des routes, les chemins de fer , de soutenir les entreprises africaines de façon générale pour qu’elles soient compétitives, faire face aux urgences humanitaires etc ….
Face à la croissance démographique le non financement de ces infrastructures et autres services régaliens crée des difficultés d’accès aux services de base essentiels , retarde la croissance économique et aggrave la pauvreté. Ce qui a son tour affaibli les États africains et provoque beaucoup d’inégalités sociales et d’instabilité politique.
Augmenter la pression fiscale en l’élargissant à tous les secteurs ( y compris réduire la taille du secteur informel) devient une obligation pour les États africains.
Il reste que cela ne suffit pas toujours car les États doivent en plus de l’élargissement de la base fiscale lutter contre la corruption et veiller à ce que les ressources publiques soient gérées de façon transparente, avec plus d’efficacité et d’efficience dans les dépenses publiques. Le train de vie du gouvernement et autres institutions publiques doivent faire l’objet d’une grande attention. Un fonctionnaire ne doit pas vivre mieux qu’un citoyen d’entreprise qui crée des emplois et de la valeur ajoutée par exemple. Cette vérité est un bon signal que doivent donner les dirigeants politiques aux peuples africains .
Les africains doivent nécessairement agir sur tous ces aspects de façon complémentaire pour atteindre les objectifs de développement et de réduction de la pauvreté dans le continent. L’Afrique doit ainsi agir vite pour developper des marchés financiers solides et créer des marchés régionaux pour les produits et services “made in Africa “. Tous les pays africains doivent penser “Africa first” durant les prochaines décennies. Le développement du commerce intra africain est essentiel pour le décollage économique du continent. Les marchés africains doivent avoir pour vocation d’enrichir d’abord les africains et non les entreprises étrangères.
Analyse et opinion du citoyen africain lambda.
H. Niang