Dr Choguel Maïga condamne la destruction d’un drone malien par l’Algérie et dénonce une "alliance impie" contre le Mali
L’ancien Premier ministre malien, Dr Choguel Kokalla Maïga, a réagi avec virulence ce dimanche au communiqué n° 073 du gouvernement, révélant la destruction d’un drone des Forces armées maliennes (FAMa) par l’armée algérienne dans le nord du Mali. Dans une déclaration percutante, il a soutenu les décisions officielles de Bamako, tout en fustigeant une « alliance impie » entre l’Algérie et un pays non nommé, accusés de « nuire au Mali » sous couvert de sécurité régionale.
Apprenant « avec consternation et une vive émotion » la destruction du drone malien, Dr Maïga a salué la réaction « diligente » du gouvernement, qui a rapidement publié des éléments d’enquête sur cet acte qualifié de « fait grave ». « Je soutiens les décisions annoncées par le gouvernement », a-t-il insisté, sans préciser si ces mesures incluent des représailles militaires ou diplomatiques.
Sans mâcher ses mots, l’ancien chef du gouvernement a critiqué un récent « rapprochement » entre l’Algérie et un autre État – non cité –, qu’il décrit comme une « alliance impie » visant à isoler le Mali. « Ces pays ne s’entendent entre eux que pour nous nuire, en prétendant conclure un partenariat stratégique sur la sécurité au Sahel », a-t-il déclaré, en allusion voilée à des initiatives régionales excluant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).
À l’inverse, Dr Maïga a vivement félicité les trois dirigeants de l’AES pour leurs « initiatives courageuses » sur les plans politique, diplomatique et militaire, soulignant que « la sécurité au Sahel ne peut se construire sans l’AES ». Un plaidoyer qui renvoie aux projets communs comme la création d’une force conjointe anti-terroriste ou la sortie de la CEDEAO.
Dans un élan patriotique, l’ancien Premier ministre a lancé un appel solennel à « toutes les Maliennes et tous les Maliens », toutes tendances confondues, à « se retrouver autour des FAMa ». Ces soldats, surnommés « Monè bô denw » (« les protecteurs de la nation » en bambara), « défendent notre dignité et l’intégrité de notre territoire au prix de leur sang », a-t-il rappelé, en pleine recrudescence des attaques jihadistes dans le nord et le centre du pays.
Kandana/Malijet.com