samedi 21 février 2026
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Tribune : « N’attendez pas que Bamako tombe pour réagir », L'appel de l'ancien Ministre sénégalais Aly Ngouille Ndiaye

Par Malijet 4,977 vues
Tribune : « N’attendez pas que Bamako tombe pour réagir », L'appel de l'ancien Ministre sénégalais Aly Ngouille Ndiaye

La menace croissante des groupes djihadistes au Mali, et particulièrement autour de Bamako, est un problème de sécurité collective pour toute la sous-région, alerte Aly Ngouille Ndiaye, ancien Ministre de l’Intérieur du Sénégal, dans une tribune percutante.

Intitulé « Faut-il attendre que Bamako tombe ? », l'article interpelle directement les Présidents de la CEDEAO et de la Mauritanie, les pressant d’agir sans attendre.

Un enjeu de sécurité nationale
M. Ndiaye souligne que si les pays occidentaux peuvent simplement exhorter leurs ressortissants à quitter le Mali, pour les pays frontaliers (Mauritanie, Sénégal, Guinée, Côte d’Ivoire, Niger, Burkina Faso), la situation relève de la sécurité nationale.

« Le problème qui se pose alors est relativement simple : faut-il laisser Bamako tomber et avoir un hub djihadiste comme l'Afghanistan des années 1990 à nos portes? »

L'ancien ministre rappelle que la nouvelle stratégie djihadiste au Mali vise à « étouffer la Capitale Bamako », ce qui fragiliserait l’ensemble de l’économie et des Forces Armées Maliennes (FAMa). Une prise de Bamako impacterait inéluctablement la sécurité de tous les pays frontaliers.

Silence de la CEDEAO et de l'Union Africaine
L'auteur exprime son étonnement face au silence de la CEDEAO et de l’Union Africaine (UA), organismes "naguère si prompts à condamner des coups d’État".

Malgré le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de l'organisation sous-régionale, M. Ndiaye insiste sur les motifs suffisants pour une action immédiate :

Frontières communes : Le Sénégal, la Guinée, la Côte d’Ivoire et la Mauritanie partagent plus de 4 000 kilomètres de frontières terrestres avec le Mali.

Enjeux économiques : Les ports d’Abidjan, de Dakar et de Conakry dépendent du trafic commercial malien.

L'auteur appelle notamment le Président ivoirien Alassane Dramane Ouattara et le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye à ne pas laisser l'échec des tentatives de réintégration de l'AES justifier l'inaction.

Urgence d'une concertation régionale
M. Ndiaye exhorte à une concertation urgente entre les pays de l’AES, la CEDEAO et la Mauritanie pour activer la force d’attente qui était initialement destinée à combattre le terrorisme.

Il conclut en rappelant la forte proximité historique et symbolique entre le Mali et le Sénégal (même devise et passé commun dans la Fédération du Mali) pour insister sur la nécessité pour Dakar de se pencher en urgence sur la situation. La situation malienne est, selon lui, une chronique de la chute annoncée qui confirme la sagesse de l’expression : « Quand la Case du voisin brûle, arrose la tienne. »

Zana/Malijet.com

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Commentaires (10)

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K
Kone Allagnan il y a 3 mois

Les informations relatent un flux de réfugiés maliens en Côte d'Ivoire. Pourquoi personne n'en parle? Que fait le régime malien face à ces milliers de réfugiés envahissant le voisin francophone au sud? Ne s'agit-il pas de Maliens, ou alors les autorités ont décidé de se dérober et de laisser le pays voisin, fournisseur de mercenaires, avec un président qu'on assimile au diable, prendre en charge le résultat de leur incapacité à gérer le Mali ? Il semble que les puschistes soient à court d'idées.

E
ETSSLIDES il y a 3 mois

La France et ses terroristes échoueront....M Ndiaye evitez d'écouter les médias occidentaux mensongers surtout français

T
True il y a 3 mois

M Nfuaye Arretez avec ld narratif français mensonger....Evitez d'écouter les médias occidentaux surtout français et américains ....la France et ses terroristes échoueront encore une fois de plus Par la grâce Divine

I
Inziss il y a 3 mois

M Ndiaye il faut arreter avec le narratif français mensonger.. ..Arretez d'écouter les médias occidentaux mensongers manipulateurs....la France et ses terroristes échoueront par la grâce Divine....comme toujours

Anonyme il y a 3 mois

Si la grâce divine était avec nous,on serait heureux depuis 65 années !!!

C
Cheick il y a 3 mois

Bamako peut tomber du fait des sponsors des terroristes et non des terroristes eux memes. Cependant Bamako ne tombera pas par la Puissance d'Allah. La situation est difficile et visible de tous. Il ne faut surtout pas attendre des vosins une solution a ce stade. Il faut continuer la mobilisation et le renforecement en armes de la population.

F
Fatim il y a 3 mois

Monsieur Ndiaye, il faut laisser ces présidents de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et de la Mauritanie. À chacun son tour chez le coiffeur. Bamako tanguera, mais ne tombera jamais. Les djihadistes ne pourront pas prospérer à Bamako ; ils le savent eux-mêmes. S’ils entrent à Bamako, même avec les armements les plus sophistiqués du monde, les populations se chargeront de leur sort à mains nues. Leur intention est de provoquer un soulèvement populaire contre le régime en place. Mais ils en rêvent, cela ne se passera pas. L’étouffement de l’économie du Mali affectera celles des pays voisins, c’est sûr. Donc s'ils ne reagissent tant pis.

Tout ank camion. il y a 3 mois

Je suis à lari zona..

Kone Allagnan il y a 3 mois

Fatim, a vous lire, on ne peut que donner au sage qui a dit que la raison est hellene et l'emotion est negre; cette emotion qui antagonise tout rasisonnement de pensee positive. Le faible taux d'alphabetisation au Mali ne peut à lui seul expliquer cette espèce de crétinisme qui a rendu le Mali tel qu'il est aujourd'hui après 65 ans d'indépendance. Je comprends que pour de nombreux maliens, aller a l'aventure remplace l'education formelle. Il faut les entendre dans les debats publics parlant un francais qui donne froid au dos et se pretendant un sachant parce qu'ils ont passe plus de 20 ans dans les foyers d'Aubervilliers. Même ceux, tels que Fatim, à qui on peut reconnaître un certain niveau d'éducation, n'échappent pas aux émotions. Decidement! Souhaiter les malheurs du Mali, dont les Maliens sont pleinement responsables, à la Côte d'Ivoire est une niaiserie. Si la Côte d'Ivoire se retrouve dans l'état actuel du Mali , le Mali, pour ne pas dire l'AES, est mort. Fatim, veux-tu parier?