samedi 21 février 2026
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Salif Sanogo: Le Savoir est-il Connaissance ?

Par Malijet 2,195 vues
Salif Sanogo: Le Savoir est-il Connaissance ?
De prime abord, savoir et connaissance semblent synonymes. En réalité, ces termes renvoient à deux manières d’apprendre bien différentes, voire opposées. On peut effectivement faire la distinction suivante entre les deux notions :
-le savoir, ou science, est une somme d’informations accumulées ; il peut s’acquérir et se transmettre par un enseignement ou par des livres,
-la connaissance (parfois avec un C majuscule) est la tentative d’accéder à la vérité ultime. C’est une quête de réponses aux grandes questions existentielles que l’Homme se pose.
 
Contrairement au savoir, la connaissance est difficilement exprimable ; elle ne peut se transmettre car elle a trait à la progression de chacun sur son propre chemin. D’autre part, la connaissance fait appel à l’intuition, elle tente d’explorer de nouvelles voies au-delà des savoirs déjà acquis. En réalité, le chemin de la connaissance nécessite parfois d’abandonner ses acquis. Certes, les savoirs peuvent constituer des points d’appui pour le cherchant, mais ils peuvent aussi représenter des obstacles à la conquête de nouveaux horizons.
 
Car celui qui est persuadé de savoir quelque chose a tendance à abandonner sa posture de recherche : il ne voit plus du monde qu’à travers ce qu’il croit. Ses certitudes deviennent alors des illusions et renforcent paradoxalement son ignorance. Ainsi, avoir pour seule certitude le fait que l’on est ignorant est le seul moyen de rester en quête de la connaissance. Plus on se sait ignorant, mieux on apprend : « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien », disait Socrate.
 
Par conséquent, la différence entre savoir et connaissance peut s’exprimer ainsi :
-le savoir est un acquis tandis que la connaissance est un chemin,
-le savoir est récitation, la connaissance est compréhension et appropriation,
-le savoir est affirmation alors que la connaissance est questionnement,
-le savoir est certitude, la connaissance est doute,
-le savoir est accumulation, la connaissance est dépouillement.
 
Pour bien nous résumer, disons que Savoir et Connaître présentent un sens commun qui est celui d’« avoir la connaissance de quelque chose ». L’opposition entre ces verbes est souvent ténue. Dans certains contextes, les deux peuvent d’ailleurs convenir. La distinction tient parfois moins au sens des mots qu’à certains emplois : on connaît quelqu’un ou quelque chose, on sait quelque chose.
 
Sur le plan sémantique, connaître, c’est avoir la connaissance de l’existence d’une chose, c’est l’identifier, la tenir pour réelle; tandis que savoir, c’est avoir une connaissance approfondie d’une chose qui résulte d’un apprentissage, c’est avoir dans l’esprit un ensemble d’idées et d’images constituant des connaissances à propos de cet objet de pensée. Généralement, savoir implique une connaissance plus approfondie et plus rationnelle que connaître.
-Ces enfants connaissent l’histoire de Souroukouba et Zozaniba (la hyène et le lièvre). Ils en connaissent l’existence, peuvent en indiquer le propos, en faire un résumé.
-Ces enfants savent la fable de Souroukouba et Zozaniba. Ils la connaissent dans ses moindres détails et peuvent la réciter.
 
Dans le domaine du savoir, nous avons deux concepts importants : le savoir-faire et le savoir-être. Le premier, c’est-à-dire le savoir-faire désigne la compétence professionnelle pratique. Pour bien comprendre le concept, un jeune alternant en apprentissage développera ses connaissances théoriques (savoir) essentiellement à l’école, puis il les appliquera en entreprise et va acquérir ainsi une certaine maîtrise du domaine traité (savoir-faire) au travail. En un mot, le savoir-faire représente l’expérience professionnelle, même si cette notion peut justement amener vers le savoir-être.
 
Quant au savoir-être, il s’acquiert certes par l’éducation de ses parents, ainsi que par ses relations amicales et ses études, mais il se développe également au sein du milieu professionnel. Le savoir-être peut être lié à ses valeurs, à certains traits de caractère plus ou moins innés. On parle donc ici de l’attitude, du comportement en société. Tout compte fait, le savoir et la connaissance sont complémentaires et doivent cohabiter harmonieusement chez une personne pour prendre des décisions appropriées.
 
Salif Sanogo
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Commentaires (2)

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A
Anonyme il y a 2 mois

Quand ce monsieur aura fini d'enculer les mouches,qu'il nous prévienne pour que l'on puisse revenir sur malijet !!!

W
Wassim Nasri il y a 2 mois

Alors on ne comprend plus rien sur le monsieur ! C'est dans la manipulation on dirait ? Est ce que le monsieur cherche un alignement ou une division ? En tout cas il n'aide pas beaucoup en ces derniers temps. Il n'est encore cette voie lactée qui trace la meilleure des chemins ou de chances pour une réussite totale d'une vie de nation. Le monsieur se croît trop stylé, même très occidentalisé par rapport aux modèles de soutiens a apporté à la gouvernance actuelle de la République du Mali. Monsieur, arrête cet abus, l'abus du savoir, l'abus de l'intelligence et de l'intellectuel et de la considération pour l'intelligence des autres. Malheureusement, l'ambitieux, le cupide se laisse toujours détruire par ses propres gains. Ridiculisé, maltraité, rabaissé l'autre pour manque d'éducation, de connaissances, de savoir, de professionalisme, de maîtrise doit être aussi synonyme à ce " vanité" dont tout lui a réussi comme destiné , opportunité opportuniste, au bon endroit et au bon moment et c'est ça d'ailleurs la règle du jeu dans la lutte des classes dans le cercle social et sociétal des pays du tiers monde, des pays pauvres depuis la" démocratie" ou néocolonialisme impérialiste maquillée et imposée. Imaginons un peu ton parcours et comparé aux cas d'autres milliers de maliens intellectuelles, super intelligents, très expérimentés et sont encore dans la traîne par manque de chance, d'appui, manque d'un parrain ou marraine. Bref ! Toi, tu as servi auprès des papis de la démocratie ( conseillé de communication à la présidence jusqu'au DG de l'ortm) alors où est ce que donc cette curiosité pour toi, ce pouvoir que tu peux te permettre de t'afficher et te désigné comme exemple à prendre, sauf que le comportement est très susceptible pour un digne patriote qui soutient la refondation d'un nouveau Mali " Mali Koura" et les autorités patriotes de la transition malienne. Un DG de l'ortm n'était pas n'importe qui dans l'agenda des chancelleries occidentales au Mali et il doit y avoir d'énormes réflexions quand au sens propre et soudaine d'un supposé soutien. C'est pas par méchanceté, seulement tous les maliens sont embarqués désormais et du respect pour tout le monde ( pro et anti transition compris) mais du lapsus, de la monologue quotidienne ne nous font pas avancer à part que des frustrations et l'isolement d'une catégorie de citoyens. Sinon les griots des pouvoirs et différents régimes existent et existeront tant que l'homme et l'humanité continueront à à respirer de l'air. Mon soutien à Monsieur,si le Mali est le vrai combat. Savoir, connaissance etc... Sont les ingrédients de la vie.