CEDEAO : peut-on imposer la démocratie par la force sans trahir le peuple ?
A force de vouloir être vu,le citoyen lambda commence à dérailler. L'obséquiosite ne mène jamais à quelque chose de positif !!!
L'ère des putschistes présidents à vie prendra fin… Par: NORBERT ZONGO «En Afrique noire francophone, nous nous sommes installés, inconsciemment, à l'ère des régimes militaro-démocratiques à vie. Et comme, généralement, la seule intelligence que l'on demande à un putschiste, c'est bien celle des armes, l'Afrique francophone est bien partie pour s'enraciner dans le sous-développement. "Mais oui !! Ces présidents à vie ne travaillent pas seuls : ils ont recours à des techniciens et à des compétences, entend-on souvent comme réplique." Faux ! D'abord autour d'eux, ils écrasent tout de leur pouvoir : ils doivent être craints et adulés à la fois. Le technicien venu à eux sait très bien qu'il n'a aucun poids dans le système et qu'il peut, à tout moment, être victime des intrigues des courtisans du palais et de la politique clientéliste, d'où le manque d'assurance dans le travail. Pire, ils gouvernent par l'intermédiaire de marabouts. Ensuite, quelles que soient les compétences et la volonté des techniciens et des technocrates au sein d'un système, c'est le chef qui oriente. Or, de ce côté, on ne s'improvise pas du jour au lendemain conducteur de peuple, avec pour seul bagage intellectuel la science des Kalachnikov. Résultats : l'ère des nouveaux présidents-à-vie verra une Afrique encore plus pauvre, où les seules prévisions valables resteront toujours centrées sur la pérennisation du pouvoir à vie. La misère est mère de la violence : liquidations physiques, emprisonnements, tortures physiques et morales, etc. ; tout sera bon pour la "stabilité". Comme le disait l'ancêtre des présidents-à-vie, Houphouët-Boigny : "Ils préféreront l'injustice au désordre." Mais au-delà de tout ce tableau noir, pointe l'espoir d'un avenir plus serein, plus empreint de luttes des peuples après une prise de conscience généralisée en Afrique. L'ère des putschistes président-à-vie prendra fin aussi brutalement qu'elle a commencé. Nous le croyons fermement. Des Africains se sacrifieront et les choses iront de l'avant. Les présidents-à-vie qui crânent sur leur peuple s'en iront. Tôt ou tard ! » Norbert Zongo dans L'Indépendant n°153 du 16 juillet 1996
Cette réaction de la CEDEAO longtemps espérée: Ça y est. La Communauté Économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ou CEDEAO en abrégé, s’est enfin décidée à prendre ses responsabilités, à manifester cette réaction forte et adopter cette posture longtemps attendue d’elle. Celle de réagir militairement aux coups d’État perpétrés par des soldats égarés et très malfaisants, de certains de ses pays membres. La pratique à tendance viscérale en Afrique de l’ouest, avait commencé par meubler le quotidien de l’actualité politique de la sous-région. Et ce, paradoxalement après plus de trois décennies d’exercice de la démocratie dans la plupart des pays africains. Elle était finalement perçue par les jeunes générations, comme une banale déconvenue politique sur le continent. A mettre notamment sur le compte des balbutiements et autres errements de la démocratie. Ce qui n’est qu’une perception par défaut en réalité. Parce que, imputable à l’incompréhension de leur part, de l’attitude de ces militaires, que rien ne justifie. Tant il est vrai que de tout point de vue, elle reste arriérante, surannée et hautement obscurantiste, pour un continent qui cherche à se sortir du joug des influences et des dépendances économiques surtout, de l’occident. Ils sont légion donc les africains qui ont vivement applaudi, l’intervention du contingent militaire de la CEDEAO venue du Nigeria pour solidement et significativement épauler l’armée républicaine béninoise. Marquant par ce fait même, avec fermeté et assurance, l’échec de cette tentative de putsch. Une réaction de la CEDEAO très inattendue faut-il le souligner, qui a aussi valeur d’avertissement envers toutes les armées des autres pays de l’Organisation. En effet, ainsi que l’engagement a été pris, nous osons effectivement croire qu’il en sera désormais ainsi à travers le continent ; chaque fois que des militaires égarés, voudront porter un coup d’arrêt à l’exercice de la démocratie, pour s’essayer à la politique en usant de leurs armes. Ce braquage du pouvoir d’État, dont ils se montrent de plus en plus friands sous de fallacieux prétextes auxquels les populations croient toujours au départ ; pour finalement regretter de les avoir soutenus, n’a d’effet que celui de toujours tirer les pays victimes vers le bas. Pour autant, il va bien falloir aussi que les leaders et acteurs politiques, cessent de créer des situations et conditions excitatives de ces soldats, au braquage du pouvoir d’État. Car, ce n’est pas par ce qu’un tel agissement de la soldatesque ne saurait aucunement être tolérée, ou acceptée en démocratie, que l’on devra s’accommoder de toutes ces formes de mauvaises politiques. Aux effets divisionnistes, méprisants, ségrégationnistes et insurrectionnels menés par des leaders et acteurs politiques africains conduisant donc tout droit le pays dans le mur. C’est dire qu’il leur appartient aussi de changer de pratiques politiques, ou de manière de faire la politique. La CEDEAO a fait fort avec le Bénin. A présent, tout l’ardent souhait des observateurs politiques africains, est qu’il en soit continuellement ainsi. Pour tout le bonheur des peuples de la sous-région, dont certains continuent malheureusement de subir les affres de la gestion du pouvoir d’État par des militaires, qui ont tout simplement déserté les casernes.
Retablir, avez-vous dit? La démocratie ne peut s'établir par la violence. Cela est une lapalissade. Mais si elle est usurpée par des soldats, qui n'ont aucune connaissance de la gestion de la chose civile, la violence, à défaut de toute autre possibilité, peut et doit être la solution. Les faiseurs de coups d'État militaires ne sont que des faiseurs de misère. On a l'impression de retourner dans les années 60. 65 ans après les indépendances de nombreux pays , on peut aisément reconnaître les pays abonnés aux coups d'État militaires par leur retard prononcé en matière de développement. Le Nigeria et le Ghana auraient été plus avancés s'ils n'avaient pas connu les coups d'État militaires. La CEDEAO doit avoir pour devoir de ne plus tolérer les coups d'État militaires. Ces usurpations du pouvoir politique se commettent sans consulter le peuple. Que les pays qui adorent les coups d'État militaires quittent la CEDEAO, dont certains pays membres ne sauraient continuer à supporter des milliers de réfugiés fuyant la misère qu'engendrent les coups d'État. Arrêtons de faire honte à l'Afrique. La CEDEAO doit avoir des contingents prêts à dégager tous les militaires qui veulent prendre le pouvoir par les armes pour faire reculer leur pays et traumatiser les civils. Ou alors que la soldatesque dépose la tenue militaire pour essayer de gérer la chose civile, qui requiert un autre niveau d'intelligence que les militaires n'ont pas en général.
Tou ! Moriya ! Et tu crois écrire quelques lignes ? Choses d'intéressantes ? Aucune fierté pour toi. Dégagé de là ( malijet) un bouffon qui ne sais même pas compté les bouts de ses doigts.militaire! Militaire ! Tu as beaucoup à apprendre. Ignorant !
Allez-y te cultiver, c'est les militaires qui sont à la base de toutes les grandes puissances planétaires. La démocratie n'est qu'un jeu ???? des gamins, des ignorants et des ambitieux myopes.