samedi 21 février 2026
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Édito : Un bras contre le Mali

Par Le Pays 257 vues
Édito : Un bras contre le Mali
Boubacar Yalkoue, dirpub "Le Pays"

 

Sommes-nous au marché de Takoradi ? Un vacarme inutile s’empare du Mali depuis un certain temps et jette le discrédit sur la Nation. Les Amis au chevet du Mali même s’ils n’étalent pas leurs humeurs, ils sont dans la désolation totale. Eux qui ont tout abandonné pour venir sauver le pays frère, le Mali, sous menace de disparition assistent à un jeu de folklore incroyable.

En leur présence, que constatons nous ? Un jeu de ping-pong entre deux camps qui se réclament de la majorité et de l’opposition. Ils s’identifient par deux phrases : « IBK et son régime partiront » ; « Pas question, ils y resteront jusqu’en 2023 ». Les deux desservent le Mali. Ils ne défendent que leurs intérêts, pas le Mali.

Voyons de si près ce que la Nation traverse depuis presque une décennie. Des actes révoltants du pouvoir qui poussent l’adversaire à imaginer le pire pour son pays. Le cas ATT ne doit-il pas nous servir de leçon ? Où sommes-nous après son départ ? C’est le chaos généralisé. Cette évaluation doit donner la sagesse à tous les Maliens qui sont animés de bonne foi à se donner la main, malgré la différence, pour sauver la République.

Aujourd’hui, l’urgence repose sur un certain nombre d’axes : l’éducation, la santé, la situation sécuritaire au centre et au nord. Les pauvres citoyens qui subissent le poids de la terreur, de la mauvaise gouvernance, n’ont pas besoin de combat politique. Ils veulent juste le minimum pour survivre. Alors à nos politiques et autres entités qui instrumentalisent des individus pour d’autres fins utiles de songer à cela.

Il faudrait qu’ils comprennent qu’il n’y a pas de République sans les hommes et la majorité est menacée de tout à cause des intérêts sordides. Il n’y a pas de Nation sans un minimum d’acquis. Vouloir balayer toutes les institutions nous amènera où ? À la case départ ! Certains politiques contre IBK aujourd’hui sont les mieux placés pour donner la leçon. En 2012, lorsque les putschistes déposaient ATT, après le travail fini des femmes des camps de kati et autres, ils y étaient farouchement opposés. Ils ont condamné le coup d’État, se sont battus au risque de leur vie et ont mis toutes leurs relations à profit afin de bénéficier le retour à l’ordre constitutionnel.

C’est vrai que tout n’était pas rose sous ATT ; les raisons des manifestations étaient aussi des revendications légitimes. Mais, elles ne valaient pas la peine de mettre à terre la première institution. Conséquence : Le Mali vit le pire aujourd’hui à cause de cette grosse erreur.

Le constat déplorable, c’est que les conséquences de cet acte irrationnel ne semblent pas servir de leçon. Ils veulent cette fois-ci enterrer définitivement le Pays. Et les deux camps contribuent à ce complot contre le Mali. Au lieu de se retrouver et parler entre frères des maux qui assaillent le pays, chacun s’agrippe à son orgueil démesuré. Au même moment, le pays brûle. Les forces du mal avancent jour et nuit dans leurs forfaitures. La République meurt tout doucement !

La Rédaction

 

 

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Commentaires (7)

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A
Anonyme il y a 5 ans

Toi le Sénégalais,tu es prié de t'occuper de tes fesses.

F
Fanga 10020 il y a 5 ans

Objectivement, l'accord d'Alger est très mauvais pour le Mali ! Je m'exprime ici sur le sujet pour avoir lu cet accord et réfléchi aux conséquence de son application sur la stabilité du Mali. On aura l'occasion une autre fois de commenter plus précisément les dispositions contenues dans l'accord d'Alger.

I
Ibrahima SENE PIT/SENEGAL il y a 5 ans

Le Mali se trouve aujourd'hui, en situation grave qui nécessite un véritable dialogue national et non un " un dialogue de plus"! La véritable question est donc de savoir quoi dialoguer entre ceux qui sont opposés à l'application de certaines clauses des " Accords d'Alger" qui sont perçues comme une atteinte à l'intégrité territoriale du pays, et ceux qui manœuvrent pour les appliquer? La première manifestation de cette grave contradiction est apparue lors des tentatives de révision de la Constitution pour y intégrer les disposition des " Accords d'Alger". Le gouvernement dût annuler le projet de référendum prévu à cet effet, pour ramener le calme et créer les conditions de tenue de la Présidentielle qui a vu le Président IBK sortant,, être ré élu pour un second et dernier mandat. Une fois confirmé au pouvoir, c'est pour avoir continué de faire des manœuvres pour pouvoir appliquer les " Accords d'Alger", que son " grand dialogue national inclusif" a accouché d'une souris, dans un contexte où l'intégrité de l' Etat Malin est menacé tant au Nord avec Kidal, qu'au Centre. Avec les Législatives en perspectives, les maliens s'attendaient à une nouvelle configuration politique de l'Assemblée nationale en mesure de faire respecter , par le Pouvoir exécutif, l'intégrité du territoire du pays et d'y assurer la sécurité des populations. C'est une grande déception au vu de la configuration de cette Assemblée nationale qui a remis le feu aux poudres en ravivant le clivage politique et social du Mali, autour des " Accords d'Alger". Donc, quoi dialoguer pour surmonter ce clivage de fonds qui alimente le mécontentement populaire auquel se griffent des contentieux sociaux et politiques avec le pouvoir? Seule une volonté politique de " renégociation" de ces " Accords d'Alger" pourrait être l'objet d'un " dialogue national inclusif" pour restaurer la paix civile qui est un préalable à la paix sociale, et au respect des procédures et libertés démocratiques démocratiques . Les véritables amis du Mali devraient encourager les protagonistes à se retrouver autour de cet objectif.

V
Vérité il y a 5 ans

Je suis d'accord avec Yalkoué aujourd'hui.

V
Vérité il y a 5 ans

Aujourd'hui aussi, je suis d'accord à Yalkoué.

N
ngolo il y a 5 ans

Les amis ont tout abadonne pour venir sauver le pays frere . Depart de Att chaos generalise ............................................................................... Bouba yalkoue est traumatise

A
Anonyme il y a 5 ans

Très bonne analyse Mr le journaliste