samedi 21 février 2026
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Edito : Coup dur porté par la France aux terroristes, pourquoi c’est seulement maintenant ?

Par Inf@sept 530 vues
Edito : Coup dur porté par la France aux terroristes, pourquoi c’est seulement maintenant ?

 

Une  opération de grande envergure menée le 2 novembre dernier par la Task Force Sabre, ou la Force Takuba a permis de mettre hors d’état de nuire une centaine de terroristes et en a capturé autant. Cette opération des forces françaises, que certains observateurs qualifient d’opération de charme, ou coup de com,vise non seulement à séduire les autorités maliennes, mais aussi et surtout, à faire de la France un partenaire  incontournable dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, afin que les autorités de la transition puissent renouveler le fameux accord de défense, signé par le régime IBK en 2014. Cet accord de défense dont l’écrasante majorité des maliens ignore le contenu, et  qui aurait dû permettre au Mali de retrouver la paix et la sécurité, ne sert en réalité que les intérêts français, d’où son rejet par une frange importante de la classe socio- politique malienne. L’élite politique malienne  est d’autant plus mécontente qu’elle ne cache plus son opposition au renouvellement de cet accord. Pour rappel,en faisant l’évaluation du premier mandat on arrivera à la conclusion que les attentes des maliens n’ont pas été comblées.Le bilan est très squelettique car les terroristes gagnent tous les jours du terrain, avec un décompte  macabre faisant froid dans le dos. L’insécurité qui avait pignon sur rue au nord, au moment de la signature de l’Accord de défense, s’est déplacée au centre et semble même se diriger vers le sud.

En effet, la Force Barkhane, comme d’ailleurs toutes les autres forces présentes au Sahel, a pour mission essentielle de combattre les terroristes partout où ils se cachent. Cette mission qui est sa raison d’être au Mali semble être reléguée au second plan, rien qu’en observant l’avancée fulgurante des terroristes sur le terrain, en dépit des moyens sophistiqués et modernes des militaires français.La responsabilité de la France est d’autant plus grande qu’elle est condamnée à relever le défi  dans la lutte contre le terrorisme, et cela  pour avoir joué un rôle majeur dans la chute du guide libyen Mouammar Kadhafi. Qu’on aime Kadhafi ou qu’on le déteste, on doit reconnaitre qu’il était la dernière digue protectrice qui empêchait le Sahel d’être envahi par la horde des terroristes. Donc, en éliminant Kadhafi pour assouvir ses desseins machiavéliques,la France n’aura aucune excuse.Elle est même condamnée à réussir sa mission et si elle ne parviendrait pas à éviter la recrudescence des  actes terroristes au nord comme au centre du Mali et même dans les trois pays qui constituent l’épicentre de la terreur qu’elle ne soit pas surprise de voir une montée du sentiment anti français dans les pays du sahel dont les populations l’accusent d’être à la base de leurs malheurs.

 

La France est aujourd’hui accusée de ne pas faire assez pour endiguer ce phénomène qui annihile tous les efforts de développement dans les trois pays sahéliens en proie au terrorisme. Si en 2012, son Président, François Hollande, a été accueilli en héros après avoir aidé l’armée malienne à libérer les 2 /3 du territoire qui était sous les jougs des terroristes, aujourd’hui la France est vue comme une force d’occupation qui ne défend que ses intérêts sordides. Des voix s’élèvent pour dire que c’est parce qu’elle tient au renouvellement de l’accord de défense, qui légitime son intervention au Mali, qu’elle a posé cet acte salvateur dans la lutte contre le terrorisme  avec son corollaire de trafic illicite et de contre bande de tous genres.

Youssouf Sissoko

 

 

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Commentaires (1)

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 5 ans

Bonjour, Vous parlez dans l'article, portant sur : Barkhane : action coordonnée pour la neutralisation d'un GAT à proximité d'In Tillit, d'une action coordonnée or l'article ne parle pratiquement que de Barkhane. Une seule fois le mot G5 Sahel est prononcé sans dire quel est l'apport de ce dernier dans cette action. C'est souvent le cas. En cas de succès, Barkhane est toujours mise en avant. En cas d'échec ou de dérives, on parle de partenaires nationaux. Idem pour la Minusma. Ce n'est pas ainsi que doit évoluer un partenariat solidaire. Les partenaires doivent être solidaires constamment en cas de victoire et en cas d'échec. Ils doivent être cités en cas de victoire et en cas d'échec. Leur responsabilité commune est engagée et partagée. La sécurité est partagée. Adoptée pour répondre à la résolution 2531 (2020) de l'ONU, concernant le renouvellement du mandat de la Minusma, l'instance ICMM (Instance de coordination militaire du Mali) a pour objectif une meilleure coopération et coordination entre les forces en présence au Mali (forces de défense et sécurité du Mali, G5 Sahel, Minusma, Barkhane, EUTM). Normalement, c'est au Mali d'assurer le leadership d'ICMM secondé par la Minusma ou un panel de partenaires. De même, soyons cohérents, le G5 Sahel doit assurer le leadership du commandement unifié de la coalition pour le sahel. Dans la stratégie inclusive de lutte contre le terrorisme au Mali et dans la zone Sahel que j'avais proposée au G5 Sahel, au Mali, à la France et aux partenaires de la coalition pour le Sahel, cet aspect est important de même que l'implication des citoyens et des communautés comme force en collaboration avec les forces en présence. Cette stratégie est décrite dans la lettre ouverte en : ligne intitulée : Dans la lutte contre le terrorisme, le G5 Sahel et la coalition pour la Sahel doivent intégrer et impliquer plus les citoyens et les communautés du sahel. Elle était adressée, entres autres, à l'ONU, au G5 Sahel, à la France, aux partenaires et aux Maliens. Comme le pacte pour la paix, des sanctions sont adossées à cette stratégie si les engagements des forces participantes ne sont pas respectés. De même, un suivi-évaluation de ces engagements est proposé. La responsabilité du commandement unifié de la coalition pour le sahel doit être assurée par la force nationale du G5 Sahel secondée par un panel de partenaires avec une rotation annuelle. Donc, le G5 Sahel doit être soutenu par les partenaires en étant en première ligne et ne pas se substituer à lui dans le commandement et en opérationnel. Il serait judicieux que le Mali et ses partenaires adoptent toute cette stratégie inclusive de lutte contre le terrorisme au lieu d'en utiliser une partie et quelques mois après en utiliser une autre. C'est ainsi que les forces nationales du G5 Sahel se prendront rapidement en charge et seront à même de lutter seules contre les groupes armés terroristes. C'est en tissant qu'on devient un véritable tisserand. Tissons ensemble et éliminons solidairement les groupes armés terroristes. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa, expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] r TEL au Mali : 78731461