dimanche 22 février 2026
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Edito : Un premier Ministre consensuel pour organiser les élections !

Par Le Pouce 311 vues
Edito : Un premier Ministre consensuel pour organiser les élections !

 

Il ne fait plus l’ombre d’aucun doute que la transition va être prolongée. La question est quelle va être la réaction des « opposants » ? Dans nos précédents Editos, nous avions mis en avant le fait que beaucoup n’étaient pas opposés à la prolongation à cause du pouvoir des militaires mais plutôt à cause de l’actuel Premier ministre. Choguel Kokalla Maïga pourrait être un bon premier ministre dans un autre contexte. Mais, dans le contexte actuel, il est loin d’être celui qui pourra rassembler les Maliens autour de l’essentiel qu’est la défense des intérêts de la patrie. Or, c’est de cette union ; de cette unité que les militaires qui ont pris le pouvoir et qui veulent imprimer une nouvelle dynamique dans la gestion des affaires publiques, ont besoin. Inutile de dire que sans consensus ; sans une large adhésion populaire, la « révolution en marche » sera vouée en échec. Si une partie du peuple (le M5 RFP) a été capable de changer la trajectoire de la démocratie, n’importe quelle autre partie du peuple, peut aussi le faire. Mais, ce n’est pas de cela que le Mali a besoin en ce moment. Ce dont il a besoin, c’est le consensus , le dialogue et la solidarité pour affronter l’adversité et Dieu seul sait que le Mali en a. Organiser des élections crédibles signifie que tous les acteurs engagés ou du moins une grande partie, adhèrent au processus. Pour le moment, ce n’est pas le cas. Issus d’un parti politique et d’un groupement qui ambitionne de conquérir le pouvoir en 2022, Choguel ne peut pas être celui qui peut organiser des élections apaisées parce qu’il y a une crise de confiance au départ. Si l’opposition a contesté les élections de 2018, il pourrait avoir une opposition qui contestera celles à venir tout juste parce qu’on n’a pas su ramener le consensus, la confiance depuis le départ. La logique voudrait que la mission de Choguel s’arrête juste après les assises et qu’un premier Ministre consensuel soit nommé pour prolonger la transition et organiser les élections dans la confiance. Mais, en politique, ne dit-on pas qu’il n’y a pas place à la logique !

El hadj Tiémoko Traoré

 

 

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Commentaires (2)

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A
Anonyme il y a 4 ans

La baisse du taux de participation aux élections,est un indice pertinent de la désaffection du citoyen à la politique,et aux politiques. C'est à dire que ceux qui dirigent le pays,ne valent pas un clou.

C
cissé il y a 4 ans

Respect et considération pour l'initiateur de cet article. Cependant, ceux qui se font appeler MAJORITE ET OPPOSITION, représentent quoi dans ce pays depuis 1992, par rapport aux taux de participation des électeurs et la population malienne estimée à plus de 20 millions d'habitants ? Les démocratie africaines sont celles qui fonctionnent au désidérata du prince du jour, avec des institutions taillées sur mesure, aux ordres. Pire, avec des alternances parrainées pour conserver le pouvoir avec un cercle de partis politiques dits majoritaires. Cela est une démocratie au détriment de la majorité des citoyens. Faire de la politique voudrait que les aspirations légitimes des citoyens soient prises en compte, à travers des programmes conçus. Dans la pratique, c'est le monopole du pouvoir à travers des alliances à contre courants comme l'a démontré les élections législatifs de 2018. Bref, ce focaliser sur le départ de l'actuel Premier Ministre aussi courageux et vertueux dans la situation actuelle, est peine perdue. La roue du changement est marche dans le seul intérêt supérieur de la nation. MALIBA