dimanche 22 février 2026
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Sauver le Mali d’un chaos imminent

Par L'Indépendant 470 vues
Sauver le Mali d’un chaos imminent

Le discours dit de « rupture« de Choguel Maïga à la tribune de l’ONU ; les rassemblements dits de » soutien » aux autorités de la transition à Bamako et Nioro du Sahel ouvertement hostiles à la France, à la CEDEAO, à l’ UA, à l’ONU et pro Russie à volonté ; l’appui immodéré du puissant guide des hamallistes, le Chérif Mohamed Bouyé Haïdara, à la prorogation de la transition ; les campagnes hystériques en faveur de celle-là sur les réseaux sociaux ; l’émergence d’un groupe de choc usant de la violence verbale-y compris les menaces de destruction de biens privés et de mort- contre les adversaires de la prorogation de la transition qualifiés de « toubabs noirs pires que les Français « ; les déclarations de ralliement confinant à l’allégeance au pouvoir en place de divers leaders d’organisations de la société civile ou à caractère socio-professionnel. Ajoutons-y les actes de défiance posés par le gouvernement lui-même face aux exigences de l’organisation sous-régionale et, par-delà elle, de toute la communauté internationale, d’aller à des élections présidentielle et législatives le 27 février 2022, avec des réformes limitées au seul processus électoral et de laisser la refondation du Mali, œuvre titanesque qui ne s’accomplira pas en un mois, aux autorités légales issues de ces scrutins.

 

Tout ce branle-bas coûteux en énergie, en temps et en argent pour un pays qui en gagne de moins en moins et manoeuvres dilatoires n’auront eu aucun effet sur la CEDEAO. Elle est restée inflexible sur sa conduite du cas malien, guidée par la seule observance des dispositions de son protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance dont le Mali est signataire. Les autorités en place à Bamako sont tenues de réaliser des avancées tangibles dans la préparation des élections à la date non révisable du 27 février 2022. Faute  de quoi , en plus des sanctions ciblées dont elles font l’objet depuis le 7 novembre, elles devront faire face à des sanctions supplémentaires notamment économiques et financières à partir du 1er janvier prochain. Autant dire que cette fois-ci ce sont le Mali et sa population qui seront frappés.

On imagine ce que cela représente pour un pays enclavé, ne produisant qu’une infime partie de ses besoins les plus courants, ne devant sa survie qu’à l’endettement extérieur, de surcroît fragilisé par une guerre indépendantiste mise en veilleuse depuis trop longtemps, des assauts terroristes à profusion et toujours plus meurtriers, une insécurité qui n’épargne aucun espace du territoire national, un conflit intercommunautaire qui prend chaque jour un peu plus des allures de guerre civile.

Le pire viendrait de ce que les sanctions de la CEDEAO soient relayées par les partenaires internationaux, ce qui a commencé à se faire depuis hier lundi. L’UE vient d’annoncer qu’ elle a modifié son régime des sanctions au vu de la situation au Mali pour pouvoir imposer des mesures d’interdiction de voyager, de gel des avoirs et d’appui financier à des personnes et entités responsables d’entraver la mise en œuvre de sa transition politique.

De son côté le Conseil de sécurité de l’ONU, dans sa résolution 2590 du 30 août 2021 reconduisant pour une année supplémentaire le régime des sanctions applicables aux personnes qui font obstacle à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, avait exhorté les autorités de la transition à organiser l’élection présidentielle le 27 février prochain,  conformément au calendrier électoral publié le 15 avril 2021, rappelant que ni le président de la transition ni son premier ministre ne peuvent participer à ce scrutin.

Il serait donc suicidaire pour le Mali de s’aliéner deux des organisations les plus puissantes à l’échelle planétaire, qui lui apportent un concours précieux au triple plan sécuritaire, du développement et du bien-être pour ses populations. Aussi urge-t-il pour ceux qui ont pris la responsabilité de porter son destin en cette période d’exception et d’incertitude de s’accorder, sans plus de retard, avec la CEDEAO pour éviter à notre pays des lendemains plus dramatiques que ceux qu’il a vécus jusqu’ici. Celle-là préconise la dissociation de l’organisation des élections des Assises nationales de la refondation de l’Etat et des signaux forts illustratifs de la volonté des autorités d’aller aux élections annoncées pour le 27 février 2022. Lesquels, dans la situation actuelle, se présentent comme l’adoption au plus tôt par le CNT du projet de loi électorale déposé sur sa table par le gouvernement et la publication par ce dernier d’un chronogramme électoral qui, à défaut de confirmer la date fétiche du 27 février prochain, s’en rapprocherait de façon acceptable par les partenaires régionaux et internationaux du Mali. C’est de cette seule façon que les tenants du pouvoir pourront sauver le Mali du chaos qui frappe à ses portes.

Saouti HAIDARA

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Commentaires (11)

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S
Segovien il y a 4 ans

Naif Peuple, ne merite que son sort, ... qu'il (peuple naif) ne comprendra que le jour ou il cognera le mur ou tombera dans le goffre.

A
Anonyme il y a 4 ans

Ah Diawara,tes colonnels sont tellement honnêtes,qu'ils veulent nous faire les poches.

A
Anonyme il y a 4 ans

Diawara dit qu'il n'y aura pas de chaos au Mali !!! Mon con ,on y est depuis un bail. Continuez votre masturbation intellectuelle,le réveil sera plus douloureux, quant à celui qui ne veut plus lire Haidara,on lui souhaite bon vent dans sa doxa.

A
Anonyme il y a 4 ans

Un vrai journaliste, qui fait une analyse cohérente sans partie pris. Je vous demande de continuer dans ce sens et il ne faut jamais regarder la couleur des yeux des détenteurs du pouvoir pour écrire. Bonne chance

A
Anonyme il y a 4 ans

Un vrai journaliste, qui fait une analyse cohérente sans partie pris. Je vous demande de continuer dans ce sens et il ne faut jamais regarder la couleur des détenteurs du pouvoir pour écrire. Bonne chance

J
JMR il y a 4 ans

Message beaucoup trop optimiste, le gouvernement a décidé de foncer dans le mur, il détruit l'armée, défonce l'économie, emprisonne ennemis et amis. Il n'y a plus qu'à espérer qu'il restera des morceaux du Mali quand il faudra tout reconstruire.

A
Anonyme il y a 4 ans

J'ai cessé de vous lire sérieusement, monsieur Saouti Haïdara ! Contrairement à nous autres, simples commentateurs de l'actualité dans les grins et sur les réseaux sociaux, les journalistes sont astreints à une exigence et une rigueur dans le traitement de l'information que je ne retrouve plus dans les articles de monsieur Haïdara. La "communauté nationale" existe, la "communauté internationale" n'existe pas ou si elle existe c'est à l'état gazeux, monsieur Haïdara. Arrêtons donc d'avoir peur de la communauté internationale et défendons l'intérêt national de la communauté malienne !

D
Diawara il y a 4 ans

DANS LA SOUS RÉGION DE L'AFRIQUE DE L'OUEST IL N'Y A PAS DE DIRIGEANTS PLUS CONSCIENTS ,HONNÊTES ET COMPÉTENTS, DIGNES PLUS QUE NOS DIRIGEANTS . LORSQU'ON PARLE DE POPULARITÉ AUJOURD’HUI EN AFRIQUE JE NE VOIS PAS QUI PEUT DE PASSER NOTRE DIGNE ET PATRIOTE PRÉSIDENT ET SON PREMIER MINISTRE, C'EST CELA LA VÉRITÉ CAR C'EST DANS TOUS LES JOURNAUX D'AFRIQUE A TRAVERS LE CONTINENT. ARRÊTEZ DE VOUS CANTONNER SELON LES ALLÉGATIONS MENSONGÈRES DES MÉDIAS DE MERDES FRANÇAIS QUI DIFFUSENT LA DÉSINFORMATION ET L'INTOXICATION CONTRER PAR AFRIQUE MÉDIAS TV CRÉDIBLE DIGNE ET COMPÉTENTE AVEC DES JOURNALISTES ET AUTRES DÉBATTEURS DE HAUTS NIVEAUX. VOILA OU NOUS EN SOMMES ET RAISON POUR LAQUELLE NOUS SOUTENONS NOS DIGNES DIRIGEANTS QUI SONT AIMES PARTOUT SUR LE CONTINENT. QUE DIEU BÉNISSE NOS DIRIGEANTS ACTUELS AVEC QUI LE MALI SERA GRAND ET RESPECTER. QUE DIEU MAUDISSE LES ENNEMIS DU MALI AVEC LEURS MINABLES INDIGNES NÈGRES DE MAISONS. AMINE.

D
Diawara il y a 4 ans

SEULS LES INDIGNES QUI AIDENT LA FRANCE A METTRE CE PAYS DANS LE CHAOS , MAIS NOUS SAVONS QU'ILS N'ARRIVERONT PAS CAR LE PEUPLE MALIEN ÉCLAIRÉ VEILLE AU GRAIN. QUELLE HONTE DE VOIR DES GENS COMME TIEBLE DRAME TRETA ET AUTRES RATATOUILLES SE MOBILISER POUR UNE CAUSE PERDUE CAR ILS L'AURONT DANS LE BABAS , ILS N'ONT PERSONNE DERRIÈRE ET NE REPRÉSENTENT QUE LEURS PETITES PERSONNES, CAR LES GENS ONT COMPRIS QUE CEUX-LA SE MOBILISENT SOIT POUR COUVRIR LEURS MÉFAITS OU BIEN TROMPER LE PEUPLE, S'EN EST FINIT DE CES TEMPS . HONTE A EUX TOUS DES SANS VERGOGNES NI SCRUPULES SURTOUT L'AUTRE QUI A PARTICIPER AUX ENGRAIS FRELATES.

A
Anonyme il y a 4 ans

GRANDE GUEULE

D
Diawara il y a 4 ans

IL N'Y AURA PAS DE CHAOS AU MALI IL Y A QU'ON VA RETOURNER À NOS VALEURS ANCESTRALES QUI SONT LES MEILLEURS AU MONDE. C'EST ÇA LA DIGNITÉ ET L'HONNEUR LA GRANDEUR ET LA PROSPÉRITÉ. N'AYEZ PAS PEUR C'EST LE RÉTABLISSEMENT DE LA JUSTICE DE L'ÉQUITÉ ET DE LA LOI. CE PAYS NE PEUT PLUS ÊTRE L'OBJECT DE CONVOITISE DES PRÉDATEURS IMPÉRIALISTES OCCODENTAUX QUI VEULENT IMPOSER LEUR VOULOIR C'EST DE CELÀ IL S'AGIT . EMPÊCHER LES INDIGNES HOMMES POLITIQUES QUI ONT DÉTOURNÉ DES MILLIARDS ET DES MILLIARDS DE REVENIR AFIN D'ASSERVIR CE PEUPLE ET DE LE LIVRER À LA FRANCE C'EST DE CELÀ IL S'AGIT ET RAISON POUR LAQUELLE NOUS SOUTENONS NOTRE PRÉSIDENT PATRIOTE ET DIGNE SON EXCELLENCE HASSIMI GOITA CHEF DE L'ÉTAT CHEF SUPRÊME DES ARMÉES ET SON PREMIER MINISTRE CHOGUEL KOKALA MAIGA DIGNE FILS D'AFRIQUE ET DU DANS LEUR MISSION QUI EST DE REDONNER AU MALI SA DIGNITÉ ET SON HONNEUR BAFOUÉS PAR DES HOMMES POLITIQUES INDIGNES QUU ONT ABAISSÉ CE PAYS. DES DIRIGRANTS INDIGNES SOUMIS À LA FRANC-MAÇONNERIE ET LA FRANCAFRIQUE QUELLE HONTE ET INDIGNITÉ EXTRÊME ALLER FAIRENT DES COURBETTES A PARIS OU NEW YORK. C'EST DE CELÀ IL S'AGIT ET S'EN EST FINI N'AYEZ PAS PEUR ON VA REDRESSER LA BARRE POINT BARRE. BRAVO À DIOBALLA SANOGO LE SAVANT QUI PERPÉTUE NOS VALEURS ANCESTRALES DEPUIS DAKAR DÉFENSEUR DE LA TRADITION ET COUTUMES DE CHEZ NOUS MERCI SANOGO. BRAVO AUX MARABOUTS ET POPULATIONS DE SÉGOU QUE RENFORTS SOIENT POUR ANÉANTIR LES ENNEMIS QUI ONT TRAHIT LE MALI POUR LA FRANCE QUE TOUS LES INDIGNES TOMBENT POUR QUE LE MALI AVANCE AMINE.