dimanche 22 février 2026
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Edito : Damiba semble réussir là où Goïta a échoué

Par L'Alternance 274 vues
Edito : Damiba semble réussir là où Goïta a échoué

 

Les Chefs d’Etats de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO, lors de leur sommet ordinaire, tenu à Accra au Ghana, sur les trois crises, à savoir le Mali, la Guinée et le Burkina Faso, n’ont pas voulu sanctionner davantage le Burkina à raison de l’humilité et de la bonne coopération du putschiste. Le lieutenant-colonel Damiba semble comprendre les enjeux et n’a pas voulu engager un bras de fer avec la Communauté sous régionale dont la moindre sanction pourrait étouffer son pays, enclavé, sans littoral et déjà fragilisé par la crise multidimensionnelle. Pour rappel le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, après s’être montré plus coopératif et disposé à travailler pour une courte transition, a véritablement facilité la mission de la CEDEAO, qui n’aura d’autre choix que d’accompagner le Faso. Il aura en plus des organisations sous régionale, régionale le soutien de la communauté internationale.

Son homologue malien, le Colonel Assimi Goïta n’a pas eu cette chance, lui dont le pays est durement sanctionné par la CEDEAO et partiellement isolé diplomatiquement sur la scène internationale. Le Colonel, adulé par son peuple semble avoir le vent en poupe, mais pour combien de temps encore, surtout quand on sait que son peuple croupit sous le poids des sanctions, bien qu’elles soient illégales et illégitimes. La question que bon nombre d’observateurs et analystes de la scène politique malienne se posent est celle de savoir si le Colonel Assimi Goïta agit de bonne foi ou bien s’il est l’otage des hommes politiques aux agendas cachés. Comprendra -t-il très tôt qu’il est sur une mauvaise piste et qu’il faille se ressaisir rapidement avant qu’il ne soit trop tard. Les grandes prouesses enregistrées sur le terrain militaire risquent d’être une goutte d’eau dans l’océan si les sanctions devaient perdurer. Alors pour atténuer la souffrance de son peuple il doit très vite proposer un chronogramme raisonnable et acceptable par l’organisation sous régionale. Tout autre discours relèverait du populisme et de la boulimie du pouvoir.

Le héros du coup d’Etat du 18 Août 2020 et de la mémorable mobilisation de soutien du 14 janvier 2022 ne doit pas accepter d’être le bourreau de son peuple. Et tant qu’il continue à écouter les zélateurs et autres assoiffés du pouvoir, sa belle transition risque de terminer en queue de poisson

En somme il est bien beau de revendiquer sa souveraineté, il serait même logique de se battre pour son indépendance, mais le mieux est d’être réaliste et de savoir défendre les intérêts de son peuple. Cette leçon est en train d’être comprise par le Colonel putschiste du Burkina Faso, Paul Henri Sandaogo Damiba. C’est tout le contraire de son homologue malien le Colonel Assimi Goïta, qui semble se laisser manipuler par certains hommes politiques aux agendas cachés. Les discours à la fois belliqueux, emprunts d’arrogance, d’orgueil, et surtout va-t’en guerre, ne faciliteront jamais la tâche des autorités maliennes dans leurs négociations avec  la CEDEAO. Le Lieutenant-Colonel Damiba semble s’inspirer des errements de la junte malienne pour non seulement se rendre à l’évidence qu’une sanction comme celles du Mali causerait plus de tort à son peuple que le régime qu’il a chassé du pouvoir, mais aussi et surtout qu’un isolement diplomatique nuirait davantage à son pauvre petit pays.

Youssouf Sissoko

 

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Commentaires (6)

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LeGoupil33 il y a 4 ans

Monsiuer amelien22, Même si le Mali est riche en pétrole, tout le monde ne se précipite pas dessus. Vous derviez lire cet article sur ******** <sup><font color=#0066FF;>[masqué car insultes interdites sur Malijet !]</font></sup>.net. On y lit notamment : "Toute entreprise rentable dépend fortement de la découverte de nouvelles réserves importantes, des prix élevés du pétrole, et de l’évaluation positive des risques associés à l’investissement dans une région historiquement instable. Dans ces circonstances, il est plausible que le Mali, en fin de compte, se contenterait d’une simple étude géologique à ajouter aux archives de l’AUREP plutôt que d’une vache laitière tant espérée." Mali : LE PETROLE MALIEN, MYTHE OU REALITE : Selon des estimations, le Mali pourrait extraire environ 900 millions de barils sur une période de 25 ans à partir du bassin de Taoudéni

L
LeGoupil33 il y a 4 ans

Mon cher Seydou, Ce journaliste éclairé écrit "La question que bon nombre d’observateurs et analystes de la scène politique malienne se posent est celle de savoir si le Colonel Assimi Goïta agit de bonne foi ou bien s’il est l’otage des hommes politiques aux agendas cachés." Comme il a raison. Quand on voit un vieux limier de la politique malienne comme Choquel, on n'est pas surpris qu'il ait réussi à manipuler Assimi Goïta. Depuis 20 ans, Choguel Maïga a été de toutes les luttes de pouvoir, souvent à la marge : candidat aux présidentielles de 2002, 2013 et 2018, il n'a jamais recueilli qu'entre 2 et 3 % des voix. C'est un « animal politique » au parcours sinueux. Il a soutenu ATT puis IBK avant de le trahir car écarté de son poste. Il était ministre des telecom quand il y a eu cette histoire de marché des passeports biométriques. Il a orchestré en 2020 la contestation contre le président Keïta, parachevée par le putsch. Marginalisé par la junte et tenu à l'écart des organes de la transition pendant des mois, le M5-RFP, Choguel Maïga en tête, a alors dirigé ses flèches contre le colonel Goïta et son groupe d'officiers, véritables détenteurs du pouvoir. Avant un nouveau volte face , cette fois pour arriver au pouvoir. Et pour le malheur du Mali, Choquel Maïga ne sait faire qu'une chose en diplomatie internationale:Se mettre à dos le monde entier. Les choses sont claires: Assimi Goïta est sous l'influence mortifère de Choquel Maïga

A
Abdoul il y a 4 ans

Il faut commencer a traquer ces apatrides dans les rues de Bamako Quel indigne journaliste

A
amelien22 il y a 4 ans

Date ou date, le mali n aurai pas échapper a un embargo . Le projet de dislocation du pays était planifier depuis 2010 par la politique francaise .le point départ est l attribution des blocs exploration du petrole a ENI et a la sonatrach . La mise a l écart de TOTAL . Sarkozy ne l a pas supporter . Pour la france les futurs pipelines devaient aller vers le sud , la cote ivoire mais pour le mali un pipeline devait relier le reseau algerien et le 2 passer par la mauritanie .

S
Seydou il y a 4 ans

On ne peut pas comparer 3 athlètes qui n'ont pas pris le départ au même point de départ . Le Mali a été le 1er à se lancer, la Guinée et maintenant le BFA ont analysé les erreurs du Mali afin de les évidemment soigneusement. C'est très simple . L'erreur de la transition c'est d'avoir donner une date à la cedeao pour tenir les élection en un moment où l'insécurité dans le pays était au maximum . Non seulement la Guinée n'a pas donné de date mais elle à récuser le médiateur et envoyé spécial de la cedeao du Ghana Mr Mohamed Ibn.

T
Tounkara il y a 4 ans

Monsieur le journaliste votre comparaison n'a aucun sens. le Mali est entrain d’être sécurisé depuis 2 mois maintenant. je pense qu'on est dans la bonne direction meme la CEDEAO qui nous a sanctionné le sait. Que dieux sauve notre pays