dimanche 22 février 2026
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Editorial : L’harmonie interne malmenée

Par L'Alerte 452 vues
Editorial : L’harmonie interne malmenée

 

Quand l’extérieur devient défavorable, il faudra se retourner vers l’intérieur car, dit-on, le linge sale se lave en famille. Il a été dit à qui veut l’entendre par Jean-Luc Mélenchon, l’opposant français, non moins chef de la France insoumise qu’il appartient aux Maliens de trouver la solution à leurs problèmes, c’est-à-dire l’insécurité.

Il l’a dit dans un contexte qui n’est plus à expliquer à aucun Malien dans ce pays. Il pense que la lutte contre le terrorisme dans laquelle la France est engagée est la guerre la plus coûteuse depuis celle d’Algérie.

La tension est montée entre la France et la Mali, l’escalade verbale se développe. Bamako répond à Paris par l’expulsion de l’ambassadeur Joël Meyer. Cela n’empêche pas Jean-Yves Le Drian de récidiver, l’écart de langage étant son sport favori. Les relations sont plus que jamais glaciales entre les deux pays.

Le moment d’union, de communion face à la menace de l’extérieur est plus qu’illusoire au Mali. Même si la case ne brûle pas, elle s’échauffe. Une certaine classe politique observe le silence de cimetière face à la situation. La volonté du PM Choguel de mettre en place l’Organe unique de gestion des élections ouvrant la voie à la prorogation de la transition serait à la base de ce manque d’intérêt des hommes politiques maliens.

Cette attitude est tout le contraire de celle de la classe politique française. En réaction à l’expulsion de l’ambassadeur Joël Meyer par les autorités de la transition malienne, ils ont tous soufflé dans la même trompette pour défendre la patrie qui les unit.

S’il s’agit des intérêts du Mali, il ne doit pas y avoir de pouvoir et de classe politique encore moins de militaire. Il faut l’union sacrée autour du bien commun : le Mali, le Pays pour lequel les uns veulent les élections et les autres, les réformes politiques et institutionnelles.

L’heure n’est plus à la division. La mayonnaise tarde jusqu’à présent à prendre. Il est donc temps de mettre par-dessus bord les divergences de vue pour se couler dans le même moule pour un Mali libre du joug néocolonial.

Bazoumana KANE

 

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Commentaires (2)

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A
Amagaara il y a 4 ans

Bonjour; Une pure vérité mais c'est aussi au premier ministre de savoir qu'il a besoin de tous actuellement. Son sport favori n'aide pas non plus. Il parle trop. Toujours sur des médias en train de provoquer. Il doit réunir les maliens et faire un travail de fond. Qu'on s’entende sur l'essentiel. Si le délai consensuel se dégage et que nous maliens sommes d'accord, la CEDEAO ne peut que suivre. Jusqu'ici, après un mois, qu'est ce Choguel propose. Rien. Il parle d'un comité gouvernemental devant négocier avec la CEDEAO. Non; entre maliens d'abord. Les assises n'ont pas dit 5 ans de prorogation. Les assises donnent un intervalle, pourquoi ne pas convenir de quelque chose de pratique et pragmatique comme base de discussion. Choguel ne doit pas se livrer à une quête de popularité qu'il n'a jamais eu dans sa carrière politique. Il utilise la crise actuelle pour se construire un crédit politique. Le délai doit être consensuel et si les maliens doivent faire d'autres sacrifices, chacun dans son domaine doit se préparer et nous aurons un pays meilleur dans les années à venir. La trajectoire actuelle n'est pas la bonne surtout pour les dirigeants. Il faut vite sortir de cette position en convenant d'un chronogramme clair pour tout le monde.

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

Il faut l'arret du jusqu'au boutisme, de l'escalade verbale sous forme de spirale de justifications continuelles, de l''entetement et de la politique de l'autruche qui desservent :le Mali. QUE DE TEMPS ET D'ARGENT PERDUS SUITE A CET EMBARGO DU MALI DU AUX SANCTIONS DE LA CEDEAO et de l'UEMOA Rapprochons-nous de nos freres et soeurs Des pays de la CEDEAO et de l'UEMOA. Acce'lerons pour Fournir le chronogramme re'aliste et raisonnable pour une transition de 16 mois (souhait de l'UA) ou bien 17 mois (ma proposition) ou mieux sur 06 mois (ve'ritable souhait de la CEDEAO). Le de'lai de six mois de transition est aussi soutenu depuis longtemps par Dr Anasser Ag Rhissa et maintenant par le MR (Mouvement Re'publicain) Ainsi, avec un tel chronogramme, Les sanctions seront le've'es. Arretons de nous asphyxier a Travers le jusqu'au boutisme Des uns et Des autres. Pensons aux conse'quences sur nos populations (du Mali et de la sous-re'gion) et sur le Mali. Prote'geons-les. Un dialogue franc et sincere entre la CEDEAO et le Mali suffit pour e'tablir le consensus ne'cessaire. L'UA a demarre' ce dialogue MAIS ce n'est pas a l'UA d'e'tablir le calendrier e'lectoral. C'est au Mali a Travers un consensus entre tous Les acteurs de le faire. C'est ce que fera le nouveau groupe de concensus entre tous Les acteurs devant e'tablir le chronoramme. Car Comme disait Alassane Ouattara, President Ivoirien, le Mali doit prendre des initiatives (contacter la CEDEAO et Lui proposer une dure'e raisonnable avec un calendrier acceptable et le respecter dans des conditions acceptables par la CEDEAO). Le Secretaire Ge'ne'ral de l'ONU et son envoye' le Pre'sident Togolais viennent d'obtenir de Assimi GOITA l'acceptation de deux ans de transition. L'UA parle de seize mois de transition. Finalement, pour quelle dure'e de la transition y a t il consensus ? Que de temps perdu pour rien. Que de pertes inutiles d'argent pour nous et nos voisins. Comme je disais : Malgre' Les sanctions Lourdes et disproportionne'es inflige'es au Mali et aux Maliens, dans une meme famille, on ne livre pas une Guerre a son frere et a sa soeur car on est condamne' a se reconcilier. C'est le cas entre Les freres et soeurs Maliens et ceux des pays de la CEDEAO et de l'UEMOA. Seules la cohe'sion et l'unite' dans l'action permettront a nos forces arme'es, de de'fense et de se'curite', a celles de nos freres et soeurs des pays de la CEDEAO et de l'UEMOA et a celles de nos partenaires de vaincre l'adversite'. Nos forces sont Les ciments de cette cohe'sion et de cette unite'. Comprenons-nous et Reconcilions-nous pour ce faire. Comprenons ce qui nous est arrive'. Pleurons ensemble ce qui nous est arrive' et reconcilions-nous pour le Bonheur de TOUS car nos destins sont lie's. Oui, il y a eu des SANCTIONS LOURDES ET IMMEDIATES DE LA CEDEAO A L'ENCONTRE DU MALI (sanctions e'conomiques et financieres) ET DES AUTORITE'S DE TRANSITION (toujours pour Les 150 personnalite's, gel des avoirs et interdiction de Voyager), mais reconcilions-nous pour avancer ensemble pour le Bonheur de TOUS et pour l'avenir de nos enfants et de nos pays. Entendons-nous sur ce qui est possible et mettons de cote' Les divergences inutiles. LA CEDEAO EXIGE une transition politique acceptable avec un chronogramme acceptable et convenu ET le suivi de progrès satisfaisants réalisés dans la mise en œuvre du chronogramme des élections. La CEDEAO conseille de se focaliser principalement pendant la transition sur les activite's favorisant le retour a l'ordre constitutionnel normal, donc, se concentrer sur les e'lections (pre'sidentielle, le'gislative et le re'fe'rendum constitutionnel) et ce qu'il faut pour leur organisation. J'avais propose' une pre'-transition de cinq mois de'die'e a ces e'lections suivie d'une transition d'un an. Cette proposition n'avait pas e'te' accepte'e ET pourtant Elle aurait du l'etre en l'amendant si on se re'fere a ce qui vient d'etre accepte' ou en voie d'acceptation via la proposition de l'UA (de 16 mois de transition, pratiquement identique a la mienne qui proposait en tout 17 mois de transition e'lections incluses). J'accuse la CEDEAO et Les autorite's de transition d'avoir re'fuse' ce compromis que j'avais propose' depuis longtemps et de l'accepter maintenant ou de vouloir l'accepter, a Travers la proposition de l'UA, apres tant de pertes et de de'gats pour nous, nos voisins et la communaute' Internationale. Personne n'a le monopole du patriotisme ou de l"amour du Mali Mais certains ont le monopole du blocage. Normalement, Assimi GOITA doit de'missionner ainsi que le Premier Ministre et le Pre'sident du CNT. Les sanctions (individuelles ainsi qu'e'conomiques et financieres) doivent etre leve'es. La CEDEAO et l'UEMOA doivent etre sanctionne'es ainsi que la communaute' Internationale pour avoir tarde' d:agir et pour avoir pris de mauvaises de'cisions. Il faudrait changer de Premier Ministre et les ministres. Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Se'curite' TEL 002 2 3 95955792 TEL 002 2 7 81204817