dimanche 22 février 2026
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CEDEAO: Entre ignorance et mépris

Par L'Aube 2,127 vues
CEDEAO: Entre ignorance et mépris
(Photo d'illustration)

L’actualité politique et médiatique est marquée par le retrait simultané du Burkina, du Mali et du Niger de la CEDEAO, entraînant une vague de réactions. Certains hommes politiques, aspirant à diriger nos pays, et des blogueurs s’improvisant journalistes, propagent des informations erronées, provoquant étonnement et perplexité.  Malgré ce contexte troublé, nos concitoyens résidant dans les pays membres de l’UEMOA  peuvent être rassurés quant à leurs droits fondamentaux :

  1. Le droit de résidence : Selon l’article 91 du Traité, tout ressortissant d’un État Membre bénéficie de la liberté de circulation et de résidence au sein de l’UEMOA. Cela implique l’abolition des discriminations basées sur la nationalité pour l’emploi (hors fonction publique),  la liberté de déplacement et de séjour, ainsi que le droit de résider dans un Etat Membre après y avoir travaillé. :
  2. Le droit d’établissement : l’article 92 garantit aux ressortissants de chaque État Membre le droit de s’établir et de mener des activités non salariées, ainsi que de créer et gérer des entreprises, conformément aux lois du pays d’accueil.
  3. La libre prestation de services : Énoncée dans l’article 93, cette disposition permet aux ressortissants d’offrir des services dans d’autres États Membres dans les mêmes conditions que les nationaux.

Pour la libre circulation des biens, fondamentale au marché commun, elle englobe les marchandises et les capitaux :

  1. La libre circulation des marchandises : 

Établie dans  la section III  du Traite, elle autorise  l’importation de produits légalement produits et commercialisés dans un autre pays de l’union, sous réserve de respecter les normes de santé et d’environnement.

  1. 2. La libre circulation des capitaux : l’article 96 stipule que les restrictions aux mouvements de capitaux au sein de l’UEMOA sont interdites, facilitant ainsi la circulation de l’argent et soutenant les droits d’établissement et de prestation de services. Bien que le Traité ne définisse pas explicitement “capital”, il est généralement interprété comme des moyens financiers destinés à l’investissement.

Ainsi, nos compatriotes et commerçants peuvent continuer leurs activités au sein de l’UEMOA sans crainte, malgré les perturbations politiques actuelles.

Ps : L’UEMOA est mieux intégré que la CEDEAO

CheickIbtidiani

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Commentaires (1)

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Siriki il y a 2 ans

C'est exactement ce que Aboubacary Siriki s'évertue à expliquer depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux : que le retrait du Mali, du Burkina et du Niger de la CEDEAO ne menace en rien, les intérêts vitaux de ces 3 pays de l'AES ; parce qu'ils demeurent membres de l'UEMOA !! Je persiste et je signe : cette sortie de la CEDEAO est une tempête dans un verre d'eau !! Les 3 pays de l'AES se sont retirés simplement parce qu'ils ne veulent plus subir les pressions de la CEDEAO, en ce qui concerne le retour à l’ordre constitutionnel !! La CEDEAO ne sera plus reçue à Bamako, à Ouagadougou ou à Niamey pour s'ingérer dans leurs politiques intérieures ; notamment, le respect du calendrier électoral de la CEDEAO et qu'aucun militaire putschiste ne doit être candidat à l'élection présidentielle. Toutes ces contraintes de la CEDEAO sont aujourd'hui, jetées à la poubelle ; les putschistes Malien, Burkinabé et Nigérien pourront se présenter aux élections et conserver le pouvoir ad vitam æternam !! LOL !! Les ministres Maliens et Burkinabé en charge de l'économie et des finances ont déclaré récemment que leurs pays demeuraient membres de l'UEMOA ; donc, la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux est toujours garantie au sein des 8 pays membres de l'UEMOA ( j'espère que nous passerons bientôt à 12 pays, en incluant le Libéria, la Sierra Leone, la Guinée Conakry et la Gambie, lors du changement du nom Franc CFA, en Afro, qui devra être réalisé avant le départ du pouvoir du PR Ouattara, en octobre 2025, Inch'Allah !!). Dites alors au petit capitaine putschiste du Burkina, Ibrahim Traoré d'arrêter ses discours populistes à la con, de dénigrement du Franc CFA ; parce que cela cause des préjudices à l'économie de son propre pays !! Après son interview sur l'éventualité d'une sortie du Burkina du Franc CFA, son pays était obligé de reporter l'emprunt de 35 milliards de F CFA que le Burkina devait faire sur le marché de l'UMOA, le 31 janvier 2024 !! Les banques de l'UEMOA ne peuvent pas prêter de l'argent à un pays qui s'apprête à quitter notre union monétaire !! LOL !! En français facile : vous êtes 8 familles à être autorisées à aller emprunter chez le boutiquier du quartier, pour arrondir vos fins de mois ; et toi, chef d'une des 8 familles, tu vas dire partout, que tu vas quitter le quartier pour émigrer en Russie avec ta famille !! LOL !! Le boutiquier ne peut donc plus te prêter de l'argent ; puisqu'il n'est plus sûr que tu vas pouvoir rembourser ; car, il n'acceptera pas tes roubles (ou ta future monnaie Sahel), en guise de remboursement de tes nombreux prêts !! Par son incompétence en macroéconomie, ce petit capitaine putschiste vient de faire perdre 35 milliards de F CFA au Burkina, sur le marché de l’UMOA !! Voilà ce que ça donne, quand vous confiez les rênes de votre État, à un putschiste qui n'a même pas un diplôme d'état-major ; encore moins un diplôme d'école de guerre !! Le petit capitaine putschiste ne fera que gueuler ; est-ce que vous entendez le Général Tiani parler !? Je le répète à nouveau : le Niger ne fait plus partie de la CEDEAO ; donc, l'embargo imposé par la CEDEAO doit être rapidement levé par l'UEMOA !! Le Président Togolais doit aller à Abidjan pour plaider la cause du Niger ; car, cet embargo est devenu un non-sens !! À bon, entendeur, salut !! Merci.