dimanche 22 février 2026
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Salif Sanogo : Le temps du dialogue

Par Malijet 4,062 vues
Salif Sanogo : Le temps du dialogue
Crispations, désenchantement, replis : de toutes parts, notre société semble vivre un présent sans horizon, avec un passé que nous refusons d’effacer et un avenir que nous n’arrivons plus à imaginer. Face à ce contexte, le « ça ira mieux demain », fait de rustines et de résilience ne semble guère opérer. Pas plus que les discours catastrophistes invitant aux réponses radicales et univoques.
 
Les maliens vont donc se parler à la faveur de la tenue du dialogue inter-Maliens. Se parler sans langue de bois pour se comprendre. Se comprendre pour se dire certaines vérités et se convaincre que l’heure est grave et que seule une union sacrée autour du Mali est la priorité de l’heure. Il faut le dire, dans l'entreprise du dialogue, il faut du courage, de la souplesse, de l’écoute et du respect. Courage pour soutenir, sans hargne ni passion, une idée. Souplesse pour ne pas rejeter, d'un revers de main, un point de vue juste. L’écoute pour que la discussion soit un véritable échange. Et le respect, en se disant qu'on tire toujours bénéfice de l'autre. Au besoin, y apporter des nuances. L'essentiel est l'ouverture qui indique que l'on soit prêt à accepter un éclairage, à recevoir une lumière.
 
Dans ce dialogue, il ne s’agit surtout pas d’un tribunal ou du combat d’un camp contre l’autre. Il ne s’agit pas non plus de savoir qui a raison ou qui a tort. Il ne s’agit surtout pas d’un débat académique entre majorité et opposition, entre partis politiques et société civile ou encore entre universitaires et paysans. Il s’agit juste d’un dialogue entre Maliens et sans aucune interférence extérieure, d’un échange fécond sans apriori sur le devenir de notre pays à la lumière des évènements passés et présents.
 
L’heure de la procrastination est révolue. En aucun cas, nous ne pouvons ni ne devons remettre ce dialogue à plus tard, car chaque instant qui passe est un temps précieux de perdu. Avant d’appartenir à tel ou tel regroupement ou corporation, nous sommes avant tout des Maliens. Et cette appartenance à la même Nation nous recommande d’oublier nos égos et d’être tous égaux devant cette responsabilité historique de redéfinir l’avenir du Mali.
 
En allant au dialogue, chacun devra faire sienne cette sagesse de feu Amadou Hampaté Bâ qui disait que « Si tu penses comme moi, tu es mon frère. Si tu ne penses pas comme moi, tu es deux fois mon frère, car tu m'ouvres un autre monde ».
 
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Commentaires (4)

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Anonyme il y a 1 an

Il va falloir se résoudre à étouffer anasser. Mais il a pris la poudre d'escampette. Son téléphone est désormais au 00227 ! Tout le monde ,sait que c'est pour effrayer ,cette poule mouillée. Au Mali,on ne tue pas ! Sois rassuré, vaurien !

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

Bonjour, Ce n'est pas la pagaille ou le désordre qu'un Malien ayant la double nationalité Comme Dr Anasser Ag Rhissa devienne Président du Mali. En 2020 au moment où je postulais pour le poste de Président de la transition au Mali, un citoyen Malien ayant la double nationalité pouvait être Président du Mali, la constitution le permettait. Donc, de plein droit, je devais occuper mon poste de Président de la transition au Mali en 2020 comme seul candidat ayant postulé au poste de Président de la transition au Mali. Même avec la nouvelle constitution (2023) du Mali, un citoyen Malien ayant la nationalité Malienne d'origine et qui abandonne son ou (ses) autre (s) nationalité(s) pourra devenir Président du Malien s'il remporte l'élection Présidentielle Malienne. Après tout, à l'heure de l'AES (Alliance des États du Sahel) et de l'institutionnalisation de la confédération des États de l'AES, tout citoyen d'un des pays de l'AES qui en a les compétences pourra devenir Président de cette confédération devant évoluer à long terme en fédération des États du l'AES. Vive l'AES, vive la confédération et la fédération de l'AES. Vive l'AES sans frontières au service des citoyens et des peuples. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Président de l'ONG Tilwat international Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] TEL 00227 81204817

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

Anonyme, du réseau Dogon64, sache qu'il existe des captchas plus professionnels pour de telles identifications différentiant les êtres humains des robots. Ouvrez-vous plus à la connaissance, soyez moins imbus de votre personne et moins imbibé de vos maigres connaissances. Sans rancune. Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] TEL 00227 81204817

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

Dr Anasser Ag Rhissa : EVITER LE CHAOS EN METTANT LE MALI EN AVANT Le décret N°2022 0335 /PT-RM du 6 juin 2022 qui fixait le délai de la transition malienne à 24 mois est arrivé à terme le 26 mars 2024 date à laquelle le nouveau président démocratiquement élu devrait prêter serment n’eut été le retard de l'élection présidentielle que certains qualifient de léger retard. Ce léger retard perdure et plonge le Mali dans un vide constitutionnel. Que disent la charte révisée et la constitution du Mali ? L'article 22 nouveau alinéa 2 de la Charte révisée stipule que: ” la Transition prend fin avec l’élection présidentielle organisée par les autorités de la Transition, la prestation de serment et la passation des charges au nouveau Président élu”. L’article 190 de la nouvelle Constitution stipule aussi : ” jusqu’à la mise en place des nouvelles institutions, les institutions établies continuent d’exercer leurs fonctions et attributions”. Donc, une fausse lecture et une fausse interprétation, de Aliou Badara Diarra, journal l'enquêteur, des trois actes, induisent une conclusion erronée se basant sur des faits non tenus (l'élection présidentielle non tenue donc les nouvelles autorités ne pourront être mises en place). Donc, conclusion erronée de Aiou Badara Diarra : la Transition ne prend pas fin le 26 mars 2024, dit-il, sans preuves. Elle reste en place, insinue-t-il, jusqu’au remplissage de trois conditions à savoir : l’organisation de l’élection présidentielle, la prestation de serment et la passation des charges au nouveau Président élu. La durée de la transition étant de vingt quatre mois et s'étendant jusqu'au 26 mars 2024, et l'élection présidentielle étant décalée à une date non connue, quelle autorité va programmer, organiser, attendre (pour combien de temps ?) la prestation de serment et la passation des charges, au nouveau Président élu ? Le vide juridique est un fait et l'absence de l'autorité au pouvoir amplifie les faits et la situation qui risquent d'être chaotiques. L'intervention de la cour constitutionnelle du Mali est indispensable pour éviter le chaos. A défaut de cette intervention, je solliciterai la cour constitutionnelle pour me mettre dans mes droits. Le dossier d’extorsion de ma victoire de Président de la transition au Mali, en 2020, est actuellement au niveau du médiateur de la République du Mali. Pour résoudre ce problème, je sollicite (1) mon intégration en tant que responsable dans une institution étatique ou comme Ministre, (2) l'extension de la transition qui avait pris fin le 26 mars 2024, de quatre à six mois, pour organiser l'élection présidentielle au Mali ET (3) le maintient de Choguel comme Premier Ministre. Si le problème n’est pas résolu, le dossier sera transmis à un tribunal afin qu’on me restitue ma victoire de Président de la transition. Prions qu’on en arrive pas à cette extrémité. Souhaitons à Choguel, une fois de plus, qu’il reste à son poste de PM contre vents et marées. J'avais envoyé une lettre ouverte à Assimi pour le conseiller de garder Choguel comme Premier Ministre du Mali et pour ma sollicitation d’intégration. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité TEL 0 0 2 2 3 95955792