dimanche 22 février 2026
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Edito : La démocratie est mise à rudes épreuves au Mali

Par L'Alternance 3,622 vues
Edito : La démocratie est mise à rudes épreuves au Mali
Youssouf Sissoko dirpub L'Alternance

Lentement, mais très sûrement le Mali s’achemine vers un régime où la démocratie est mise à rudes épreuves. Elle est même mise  sous le boisseau par les autorités actuelles qui n’arrivent pas du tout à s’y accommoder.

Les libertés censées la caractériser  connaissent des restrictions comme du temps du Général Moussa. Les partis politiques et les associations censés animer la vie publique sont dissouts à tour de bras. Toutes les manifestations à caractère politique sont interdites, excepté celles qui soutiennent le régime en place.

Certains leaders d’opinion sont arrêtés sous prétexte qu’ils ont porté atteinte  au crédit de l’Etat. Les élections, l’un des baromètres pour mesurer la bonne santé de la démocratie, car permettant de donner l’occasion au peuple de s’exprimer et de voter pour élire ses dirigeants,  sont renvoyées aux calendes grecques.

Face à ce qui s’apparente à la mort programmée de la démocratie, les partis politiques et certaines associations de la société civile se sont simplement contentés de condamner à travers des communiqués et par voie de presse. Soumis à la restriction des libertés, toutes leurs tentatives de sortir pour manifester ont été vaines, car elles se sont butées au refus catégorique des autorités qui ne veulent tolérer aucune contestation encore moins de protestation. C’est au regard de toutes ces dérives  autoritaires qu’il y a véritablement lieu de s’inquiéter sur l’avenir de la démocratie malienne. Le Président de la transition mesure-t-il réellement les conséquences de telles dérives sur la démocratie et sur les gouvernants actuels ?

Le Président de la transition, le Colonel Assimi Goita, à qui revient la lourde et première  responsabilité de la gestion du pays, doit savoir raison garder et que tout pouvoir absolu corrompt absolument. La démocratie  est irréversible et le pouvoir ne doit pas être une fin en soi, mais juste un tremplin pour satisfaire aux besoins du peuple.

 En mettant feu de tout bois, en restreignant  les libertés et  en foulant aux pieds tous les principes qui fondent la démocratie la gouvernance vertueuse en laquelle croient encore certains maliens risque d’être une utopie. Le pays,  pour sa bonne marche, a besoin de tous ses fils et toutes ses filles.

Les principes qui permettent à toutes les catégories socio-professionnelles, voir confessionnelle sont malheureusement en train d’être foulé aux pieds. La question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir si le Président a des bons conseillers, ceux qui sont désintéressés par le pouvoir et l’argent et qui sont prêts à lui dire la réalité des choses ? Certainement pas, car certaines décisions relevant de l’amateurisme, pour ne pas dire de la méconnaissance des règles de la gestion d’un Etat, ne favorisent nullement la cohésion et l’union sacrée, deux vertus indispensables pour la stabilité et la paix.

 Les conseillers politiques, voire diplomatiques devraient avoir le flair, voir l’audace de dire à « son Excellence, le Colonel Assimi Goita, Président de la Transition, Chef de l’Etat » qu’il aura tout à gagner en respectant son engagement par la tenue des élections afin de sortir le Mali de son isolement et dans une situation exceptionnelle. Savent-ils que leur manque de courage à dire la réalité des choses au Président de la transition, a plongé le Mali dans une impasse profonde. Le pays ressemble aujourd’hui à une jungle où règne la loi du plus fort et cela pour combien de temps ?

En somme, un compromis est encore possible pour éviter à notre beau pays  de sombrer dans la violence. Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goita jouit toujours d’une grande estime et de la confiance d’une frange importante de la classe politique et de la société civile, donc il lui revient de se vêtir du manteau de leader pour rassembler les maliens autour des objectifs raisonnables et à court terme afin de sortir de la léthargie. Tout autre discours serait démagogique, contre-productif voir incendiaire.

Youssouf Sissoko

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Commentaires (18)

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Anonyme il y a 1 an

Malijet n'est pas le New -York Times,il a les moyens qu'il peut s'offrir ! Il contrôle les robots à sa façon,comme bien de journaux en ligne !!!

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Anonyme il y a 1 an

Quand on ne connait pas le B.a-Ba de la préservation contre des robots ,on se tait ! Mais anasser lui,invente ses questions ,et ses réponses. Avec lui, le pays est devenu le champion du monde,de la mauvaise foi !!!

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Anonyme il y a 1 an

Anasser,on ne parle pas de captcha,on parle de chiffres , utilisés par la plupart des sites d'informations,et même officiels. Mais toi,tu te debines et répond à autre chose. Il ne faut pas répondre, à une question,qui ne t'ai pas posée !!! Ce que tu ne sais pas,c'est que les chiffres ,font partie de tes captchas que tu ne sais même pas écrire !!!

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Anonyme il y a 1 an

La mauvaise foi d'anasser, est tellement patente,que les chameaux en rient !!! Tu es nul,reconnais-le, vaurien !

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

Anonyme, du réseau Dogon64, encore une fois, sache qu'il existe des captchas plus professionnels pour de telles identifications différentiant les êtres humains des robots. Oui, Ouvrez-vous plus à la connaissance, soyez moins imbus de votre personne et moins imbibé de vos maigres connaissances. Sans rancune. Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] TEL 00227 81204817

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Anonyme il y a 1 an

Eh anasser,tes "connaissances " ,ne devraient pas t'empêcher de connaître,d'autres voies de reconnaissance des robots ! Un vaurien a toujours un alibi. Il t'a fallu 2jours pour répondre,le temps de chercher,une réponse sur Google !!!

A
Anonyme il y a 1 an

Quand on finit ses études,et que l'on ne se tient pas informé,de l'évolution de son domaine de compétence,on devient largué,nul à chier !!! C'est pourquoi il y a tant de docteurs, complètement désarmés. Les médecins ont compris cela, et se replongent continuellement dans le corps de leur sujet !!!

A
Anonyme il y a 1 an

Oui,il faut lire, tu ne la ramèneras pas !

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Anonyme il y a 1 an

C'est cela, taré anasser,tu es une imposture vivante,quand on gratte,il n'y a rien dessous. Tu ne me connais pas,mais tu as la prétention d'en savoir plus que moi. Si tu savais qui je suis,tu ne la ramènera pas !!! Vaurien...

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

Anonyme, du réseau Dogon64, sache qu'il existe des captchas plus professionnels pour de telles identifications différentiant les êtres humains des robots. Ouvrez-vous plus à la connaissance, soyez moins imbus de votre personne et moins imbibé de vos maigres connaissances. Sans rancune. Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] TEL 00227 81204817

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

Bonjour, Ce n'est pas la pagaille ou le désordre qu'un Malien ayant la double nationalité Comme Dr Anasser Ag Rhissa devienne Président du Mali. En 2020 au moment où je postulais pour le poste de Président de la transition au Mali, un citoyen Malien ayant la double nationalité pouvait être Président du Mali, la constitution le permettait. Donc, de plein droit, je devais occuper mon poste de Président de la transition au Mali en 2020 comme seul candidat ayant postulé au poste de Président de la transition au Mali. Même avec la nouvelle constitution (2023) du Mali, un citoyen Malien ayant la nationalité Malienne d'origine et qui abandonne son ou (ses) autre (s) nationalité(s) pourra devenir Président du Malien s'il remporte l'élection Présidentielle Malienne. Après tout, à l'heure de l'AES (Alliance des États du Sahel) et de l'institutionnalisation de la confédération des États de l'AES, tout citoyen d'un des pays de l'AES qui en a les compétences pourra devenir Président de cette confédération devant évoluer à long terme en fédération des États du l'AES. Vive l'AES, vive la confédération et la fédération de l'AES. Vive l'AES sans frontières au service des citoyens et des peuples. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Président de l'ONG Tilwat international Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] TEL 00227 81204817

A
Anonyme il y a 1 an

Tu es expert TIC,et tu ne sais pas pourquoi ces numéros ! Banane,c'est pour vérifier que tu n'es pas un robot, vaurien !!!

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

Gommez-moi membres du réseau Dogon64 en complicité avec malijet. Merci. Dr Anasser

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

Pourquoi saisir ces chiffres ?????

A
Anonyme il y a 1 an

Anasser vas-tu nous foutre la paix,ou veux tu qu'on te dégomme ? On en a marre de toi ! Barre toi où tu veux, mais fiche nous la paix !!!

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

Dr Anasser Ag Rhissa : EVITER LE CHAOS EN METTANT LE MALI EN AVANT Le décret N°2022 0335 /PT-RM du 6 juin 2022 qui fixait le délai de la transition malienne à 24 mois est arrivé à terme le 26 mars 2024 date à laquelle le nouveau président démocratiquement élu devrait prêter serment n’eut été le retard de l'élection présidentielle que certains qualifient de léger retard. Ce léger retard perdure et plonge le Mali dans un vide constitutionnel. Que disent la charte révisée et la constitution du Mali ? L'article 22 nouveau alinéa 2 de la Charte révisée stipule que: ” la Transition prend fin avec l’élection présidentielle organisée par les autorités de la Transition, la prestation de serment et la passation des charges au nouveau Président élu”. L’article 190 de la nouvelle Constitution stipule aussi : ” jusqu’à la mise en place des nouvelles institutions, les institutions établies continuent d’exercer leurs fonctions et attributions”. Donc, une fausse lecture et une fausse interprétation, de Aliou Badara Diarra, journal l'enquêteur, des trois actes, induisent une conclusion erronée se basant sur des faits non tenus (l'élection présidentielle non tenue donc les nouvelles autorités ne pourront être mises en place). Donc, conclusion erronée de Aiou Badara Diarra : la Transition ne prend pas fin le 26 mars 2024, dit-il, sans preuves. Elle reste en place, insinue-t-il, jusqu’au remplissage de trois conditions à savoir : l’organisation de l’élection présidentielle, la prestation de serment et la passation des charges au nouveau Président élu. La durée de la transition étant de vingt quatre mois et s'étendant jusqu'au 26 mars 2024, et l'élection présidentielle étant décalée à une date non connue, quelle autorité va programmer, organiser, attendre (pour combien de temps ?) la prestation de serment et la passation des charges, au nouveau Président élu ? Le vide juridique est un fait et l'absence de l'autorité au pouvoir amplifie les faits et la situation qui risquent d'être chaotiques. L'intervention de la cour constitutionnelle du Mali est indispensable pour éviter le chaos. A défaut de cette intervention, je solliciterai la cour constitutionnelle pour me mettre dans mes droits. Le dossier d’extorsion de ma victoire de Président de la transition au Mali, en 2020, est actuellement au niveau du médiateur de la République du Mali. Pour résoudre ce problème, je sollicite (1) mon intégration en tant que responsable dans une institution étatique ou comme Ministre, (2) l'extension de la transition qui avait pris fin le 26 mars 2024, de quatre à six mois, pour organiser l'élection présidentielle au Mali ET (3) le maintient de Choguel comme Premier Ministre. Si le problème n’est pas résolu, le dossier sera transmis à un tribunal afin qu’on me restitue ma victoire de Président de la transition. Prions qu’on en arrive pas à cette extrémité. Souhaitons à Choguel, une fois de plus, qu’il reste à son poste de PM contre vents et marées. J'avais envoyé une lettre ouverte à Assimi pour le conseiller de garder Choguel comme Premier Ministre du Mali et pour ma sollicitation d’intégration. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité TEL 0 0 2 2 3 95955792

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

Dr Anasser Ag Rhissa : EVITER LE CHAOS EN METTANT LE MALI EN AVANT Le décret N°2022 0335 /PT-RM du 6 juin 2022 qui fixait le délai de la transition malienne à 24 mois est arrivé à terme le 26 mars 2024 date à laquelle le nouveau président démocratiquement élu devrait prêter serment n’eut été le retard de l'élection présidentielle que certains qualifient de léger retard. Ce léger retard perdure et plonge le Mali dans un vide constitutionnel. Que disent la charte révisée et la constitution du Mali ? L'article 22 nouveau alinéa 2 de la Charte révisée stipule que: ” la Transition prend fin avec l’élection présidentielle organisée par les autorités de la Transition, la prestation de serment et la passation des charges au nouveau Président élu”. L’article 190 de la nouvelle Constitution stipule aussi : ” jusqu’à la mise en place des nouvelles institutions, les institutions établies continuent d’exercer leurs fonctions et attributions”. Donc, une fausse lecture et une fausse interprétation, de Aliou Badara Diarra, journal l'enquêteur, des trois actes, induisent une conclusion erronée se basant sur des faits non tenus (l'élection présidentielle non tenue donc les nouvelles autorités ne pourront être mises en place). Donc, conclusion erronée de Aiou Badara Diarra : la Transition ne prend pas fin le 26 mars 2024, dit-il, sans preuves. Elle reste en place, insinue-t-il, jusqu’au remplissage de trois conditions à savoir : l’organisation de l’élection présidentielle, la prestation de serment et la passation des charges au nouveau Président élu. La durée de la transition étant de vingt quatre mois et s'étendant jusqu'au 26 mars 2024, et l'élection présidentielle étant décalée à une date non connue, quelle autorité va programmer, organiser, attendre (pour combien de temps ?) la prestation de serment et la passation des charges, au nouveau Président élu ? Le vide juridique est un fait et l'absence de l'autorité au pouvoir amplifie les faits et la situation qui risquent d'être chaotiques. L'intervention de la cour constitutionnelle du Mali est indispensable pour éviter le chaos. A défaut de cette intervention, je solliciterai la cour constitutionnelle pour me mettre dans mes droits. Le dossier d’extorsion de ma victoire de Président de la transition au Mali, en 2020, est actuellement au niveau du médiateur de la République du Mali. Pour résoudre ce problème, je sollicite (1) mon intégration en tant que responsable dans une institution étatique ou comme Ministre, (2) l'extension de la transition qui avait pris fin le 26 mars 2024, de quatre à six mois, pour organiser l'élection présidentielle au Mali ET (3) le maintient de Choguel comme Premier Ministre. Si le problème n’est pas résolu, le dossier sera transmis à un tribunal afin qu’on me restitue ma victoire de Président de la transition. Prions qu’on en arrive pas à cette extrémité. Souhaitons à Choguel, une fois de plus, qu’il reste à son poste de PM contre vents et marées. J'avais envoyé une lettre ouverte à Assimi pour le conseiller de garder Choguel comme Premier Ministre du Mali et pour ma sollicitation d’intégration. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité TEL 0 0 2 2 3 95955792

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Anonyme il y a 1 an

Tout en étant totalement d'accord avec, l'esprit de la bafouille de monsieur Sissoko,il y a toujours dans ses textes ,des fautes malheureuses ! On croit EN Dieu,mais on écrit : la gouvernance vertueuse À laquelle on croit. On butte toujours SUR quelque chose,mais on ne butte jamais à quelque chose. On écrit,en FAISANT feu de tout bois et non en mettant feu de tout bois. Voire utilisé comme "même" ,s'écrit avec un e à la fin. Cela dit ,vos arguments sont valables,et il faut les soutenir.