Salif Sanogo : Citoyens, au Dialogue !
Ainsi donc les Maliens vont se parler, s’écouter et s’entendre à la faveur de ce dialogue inter-Maliens. Durant des jours, dans des échanges passionnés et certainement parfois tendus, le tout avec le Mali dans les cœurs, ils ne ménageront ni leur temps, ni leur énergie. Aucun sujet ne devra être tabou et aucune couche ne sera marginalisée. Les propositions doivent foisonner et les organisateurs vont moissonner des résolutions et des solutions.
Dans cet exercice qui ne va pas sans rappeler les débats sous l’arbre à palabres, la première vertu ou qualité à souligner, c’est qu’il n’est pas facile de créer la vertu de cohérence entre le discours que l’on tient et qui annonce le choix, et la pratique qui devrait confirmer le discours. Cette vertu souligne la nécessité de diminuer la distance entre le discours et la pratique
Une autre vertu, c’est de vivre intensément la relation profonde entre la pratique et la théorie, non pas comme une juxtaposition, mais comme une unité contradictoire. De telle manière, que la pratique ne soit pas une sous-théorie, mais qu’elle ne puisse se dispenser de théorie.
Une autre vertu, c’est celle d’apprendre à expérimenter la relation intense entre patience et impatience, de telle manière que jamais ne se rompt la relation entre les deux postures. Et si nous rompons cette relation (qui est tant dynamique comme celle de la théorie et de la pratique, de l’existence et de l’être) au profit de l’impatience, nous tomberons dans l’activisme qui oublie que l’histoire existe.
Le dialogue inter-Maliens doit déboucher donc sur des propositions courageuses et des solutions pour mieux redessiner l’avenir du Mali. Comme le disait Nelson Mandela : « la plus grande victoire de l'existence ne consiste pas à ne jamais tomber, mais à se relever après chaque chute ». Et plus que jamais, le Mali se dresse face à son destin et va continuer sa marche en rangs serrés.
#Mali #dialogue #espoir