dimanche 22 février 2026
Contact
Malijet

Chronique du délestage : ‘’Bilikan Dali’’ !

Par Le Sursaut 2,572 vues
Chronique du délestage : ‘’Bilikan Dali’’ !
Moustapha Diawara

Désormais, retrouvez dans nos colonnes ce petit billet dénommé « la chronique du délestage » qui nous permettra de vous rapporter dans un style sarcastique certains aspects, habitudes et obligations que cette étrange situation de délestage a imposées à tous.

Le premier numéro de cette chronique est consacré au ‘’Bilikan Dali’’ ou le fait de dormir sur la toiture.

Un proverbe Bambara disait ceci : «  Bilikan Boli la Tè Ta Yôrô Djan » (celui qui court sur la toiture ne pourra pas aller loin). Cette sagesse ne tient pas par contre concernant le ‘’Bilikan Dali’’ (se coucher sur la toiture), car personne ne peut dire aujourd’hui avec certitude, quand est-ce que les Maliens sortiront de cette situation. Cela pour la simple raison qu’elle est causée par un seul facteur : le délestage sauvage imposé de gré ou de force aux pauvres consommateurs des produits de l’EDM.

Ce faisant, les quelques chanceux qui disposent des concessions avec de la toiture en dalle ne se privent jamais de passer la nuit en pleine étoile sur la terrasse d’en haut. Pour les familles ordinaires vivant ‘’chez-elles’’ le problème ne se pose pas. Par contre, dans les concessions en cour commune et abritant des locataires de tout genre et de tout statut, le temps du délestage nocturne relève d’un combat de titans.

D’abord, dès le coucher du soleil, commencent les occupations de territoire. Les plus prompts occupent les places stratégiques sur la terrasse commune. Mais c’est au moment de l’installation de ‘’Morphée’’ que les altercations débutent. Les chefs des familles nombreuses veulent avoir la part belle, avec la stratégie de nombreuses moustiquaires pour mettre les ayants droits dans des conditions optimum de sommeil. D’ailleurs, certains d’entre eux ne dorment que d’un seul œil. Ils passent la nuit à scruter à la loupe les moindres mouvements des  co-locataires  célibataires endurcis, qui prennent leur aise à se coucher généralement torse nu et en culotte courte.

Si par circonstance heureuse l’EDM rétablit le courant, le premier cri d’alerte est donné par les enfants : ‘’Courant Na na…’’. Ce faisant, commence la course contre la montre, car avec l’arrivée du courant, chaque minute perdue est une minute de trop pour regagner la maison afin de vite brancher ses appareils aux quelques ports de prise d’électricité existants. Il est reconnu que le temps de ce bonheur ne dépasse pas les trois (3) heures réglementaires.

Le rétablissement du courant est le seul  motif en plus, des orages qui pourrait écourter le ‘’Bili Kan Dali’’. Une habitude encrée dans la survie des pauvres pour amoindrir autant que se peut les effets néfastes du délestage sauvage en cours. Dans chaque situation problématique il y’a bien une solution stratégique. A la semaine prochaine !

Moustapha Diawara

Partager:

Commentaires (13)

Laisser un commentaire

A
Anonyme il y a 1 an

On veut être heureux,ici et maintenant !!!

A
Anonyme il y a 1 an

Notre pays a plus de 60 années d'indépendance,60 années de résilience, plus que l'espérance de vie du malien !!! Si on t'écoute,nous serons heureux dans l'au delà !!!

A
Anonyme il y a 1 an

HIIIIIII ,quand on est inculte comme toi,on devrait arrêter d'écrire. Le français ne mérite pas d'être autant massacré,par un vaurien !!!

A
Anonyme il y a 1 an

Ce con ignore,qu'en France pour allumer un feu,on utilise un allune feu, plutôt que des brindilles !

A
Anonyme il y a 1 an

Je pense que le le journaliste,de cette chronique,ne s'attendait pas à de telles réactions !!!. Cela veut dire que le pays,est à cran ! Que les colonels se le disent !!!

A
Anonyme il y a 1 an

Si tu arrives à éclairer Bamako,depuis Paris,c'est que tu as fait une fumette !!! Il faut descendre sur terre,et être responsable pour la nation !!!

A
Anonyme il y a 1 an

Les propos du petit obséquieux,n'ont ni tête,ni queue. Je suis persuadé qu'il fait partie de ces robots conversationnels nases,que les russes ont bricolés, à partir de ChatGPT. Ces robots sont tellement idiots, qu'ils suscitent la rigolade,chez les internautes de X !!!

A
Anonyme il y a 1 an

Le petit obséquieux est obsédé par Paris ! Pourquoi vient-il nous parler de la France ? Il ignore qu'il est hors sujet,en ce premier jour du bac malien ! Nous ,nous sommes maliens ,et l'on ne fait que parler,tout simplement du Pays.

A
Anonyme il y a 1 an

Espèce de taré,au lieu de reconnaître ta connerie,tu insistes dans ta sottise ! Continue de ricaner,le monde avancera sans toi,car tu es un être inutile !!! Un" foufafou "

H
Hiiiiii il y a 1 an

Alors pas de panique ! Bamako sera éclairé bientôt par les flammes de Paris, alors à Paris les " gays" sont entrain d'entasser les brindilles pour le grand feu des législatives. Autant pressé de voir le Mali brûler, maintenant c'est occupe toi de chez soit d'abord ! Les pédales sont impulsifs et méchants, il y aura de pitié,sauve toi qui peut ! Nous on se plaît dans le délestage inchallah ! Il y a des communes métropolitaine qui se déambulent dans le noir ? Surprise ! Non triste réalité et il n'y a plus de complexité dans notre situation. Oui, en France,on prie le dieu soleil pour pouvoir s'éclairer, ah ! Oui la grande bourgeoisie dans une nécessité. Il faut rappeler que le prix de l' uranium a augmenté à Niamey hi!hi hiiiiii.

A
Anonyme il y a 1 an

En effet,le petit obséquieux est venu mettre le waï,sur un épisode d'humour. La prochaine fois ,il faudrait ignorer ses propos abscons.

A
Anonyme il y a 1 an

Il n'y a aucune baliverne,dans les propos du journaliste ! Ce qu'il dit,c'est le récit du réel malien. Il n'a en aucune façon,mis son intérêt sur les auteurs de notre calvaire,ni dans le temps,ni dans l'espace. C'est toi qui arrives avec tes gros souliers, gâcher un instant d'humour,en voulant préserver je ne sais qui ? Petit obséquieux va !!!

H
Hiiiiii il y a 1 an

On dirait que ce journaliste était en chômage, naturellement, il lui faut une page chiffonné pour étaler quelques mensonges, c'est comparaison n'est pas raison, sinon il y'a pire et dure partout ailleurs, seulement pour tout développement, il y faut de la patience et dans la résilience. Il ne faut surtout pas faire semblant que c'est un problème d'incapacité des autorités actuellement en charges, non et non, ce problème a toujours existé et servait de levier de manipulation pour un oui ou un non pour tous les régimes successifs ( militaire, démocratique, militaire démocratique,militaire). Alors les balivernes faites en économie.