samedi 21 février 2026
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(La Chronique Politique de Monoko) Pour le Respect de la Démocratie et de la Constitution au Mali

Par Le Pélican 1,040 vues
(La Chronique Politique de Monoko) Pour le Respect de la Démocratie et de la Constitution au Mali
Monoko Toaly

Les partis et mouvements politiques se mobilisent mais les soutiens de la Transition s'y opposent. Ces derniers jours sont vivement animés par les partis et mouvements politiques qui entendent exiger la démocratie au Mali et surtout le strict respect de la Constitution.

Le samedi 3 mars, devrait être organisé au Palais de la Culture, un grand meeting pour interpeller les autorités de la Transition,  sur les dérives démocratiques  et les entorses faites la Constitution Malienne.

Ces Partis et moments politiques dénoncent la confiscation des libertés, dont celles d'expressions, d'opinions, de réunions. Le pire qui justifie la  mobilisation de ces derniers,  est l'abrogation de la Charte des partis politiques du Mali.  

A la faveur de cette abrogation, les partis et mouvements politiques estiment que les autorités de la Transition projettent leur dissolution pure et simple. Toutes  choses  qui, selon eux, seraient une véritable entrave à la démocratie et au non-respect  de la Constitution Malienne qui, elle,  garantit   l'intangibilité du  droit à la création  des mouvements,  associations et partis politiques. Cela, sans limite. Autrement dit, nul ne peut empêcher la création de partis politiques qui respectent les conditions, encore moins les dissoudre.

Cette approche des partis et mouvements politiques pour le respect de la Constitution,  n'est pas apprécié par ceux et celles qui soutiennent la Transition. Ces soutiens et le Pouvoir de la Transition  distillent  un narratif qui rend  les partis politiques  responsables des crises et malheurs que connaît  le Mali depuis des années.  Selon eux, les politiques auraient vendu le Mali aux occidentaux et aux ennemis du pays. D'où le souhait de leur dissolution.

Aussi  les arguments avancés partis les soutiens de la Transition contre les partis et mouvements politiques,  se résument par les mauvais comportements  qu'auraient eus les politiques lors de leurs différentes gestions du pouvoir. S'ils s'étaient bien comportés, les militaires ne seraient pas aujourd'hui au pouvoir. En clair,  pour eux, les militaires seraient la solution pour sortir le Mali de sa situation actuelle de crises.

Les deux tendances-Formations politiques et Pouvoir (avec ses soutiens)-  ont des visions totalement différentes et même contradictoires.  Les mouvements et partis politiques parlent du respect des principes de la Démocratie et surtout de la Constitution.  Évidemment,  la clarification de  la durée de la Transition et le retour à l'ordre constitutionnel normal,  par l'organisation des élections.

Ils ne veulent plus  d'une transition sans limite,  ni une quelconque proclamation du président de la Transition comme Président de la République, sans passer par la convocation d'un collège électoral.

D'où une animation intense de  la scène politique entre pro-Démocratie et anti-Démocratie. Les prochains jours risquent d'être davantage mouvementés. Mais, de quel côté se trouve l'intérêt supérieur de la nation ? La dissolution des partis politiques serait-elle  la vraie solution aux difficultés du Mali ? Une Transition sans fin, serait-elle  la solution ? Le retour à l'ordre constitutionnel normal sauverait-il le  Mali ?

Les prochaines semaines nous édifieront pour  pouvoir  davantage analyser et commenter les faits.

Monoko Toaly

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Commentaires (2)

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W
Wassim Nasri il y a 9 mois

Alors, leur démocratie est une religion ou quoi ? Le Mali dans sa laïcité ne reconnaît en générale que le monothéisme et cette système démocratique ne sera pas un second dieu en soit pour obliger un peuple souverain à l'adorer ( démocratie) et qui opprime le bas peuple de ses droits les plus élémentaires pour l'ascension et le développement personnel d'une minorité lui aussi en service pour une race d'humain appelé le " maître blanc" . La nouvelle colonisation du Mali et le Sahel par d'autres maliens et sahéliens, pitié ! Pitié ! Pitié !

toupé il y a 9 mois

voleur de nom il faut créer ton propre pseudo au lieu de cacher sous le nom d'un grand journaliste que tout monde connait faux wassim saches que nul n'est eternel les gens passent le mali reste toujours