samedi 21 février 2026
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Le JNIM profite de la contradiction dans le jeu politique au Mali

Par Le Républicain 1,431 vues
Le JNIM profite de la contradiction dans le jeu politique au Mali

Les groupes armés, notamment le JNIM, ne doivent pas être considérés comme acteurs du jeu politique au Mali. Ces groupes armés et leurs soutiens financiers de l’extérieur creusent et profitent plutôt de la contradiction interne entre les acteurs maliens.

Notre pays traverse les conséquences d’une contradiction radicale entre deux types d’acteurs : les partisans d’un régime pluraliste (démocratique), qui a évolué à partir de 1991 avec ses propres contradictions internes, et la tendance actuelle avec le type d’acteurs, qui ne se reposent pas forcement sur une organisation politique, et qui est née de la révolte contre la mal gouvernance des premiers. Cette tendance se caractérise par la vision avec des objectifs à atteindre, que ceux-ci soient réalistes ou idéalistes, veille à garder les leviers de la gouvernance, tirant des leçons des décennies d’indépendance du Mali, pour éviter certaines erreurs du passé, comme les programmes d’ajustement structurels et la liquidation des sociétés et entreprises d’Etat des années 80, les reformes administratives imposées par l’extérieur, comme celles portées par la régionalisation contenues dans les accords du désaccord d’Alger entre l’Etat malien et les groupes armés irrédentistes en 2015.

Ces deux courants, marqués aussi par la différence d’approches, se rapportant à la diplomatie, aux relations internationales, notamment par rapport à l’ancien colonisateur, et certaines puissances soupçonnés de toujours tramer des combines, de créer des situations troubles, la confusion en période de paix ou de guerre, pour piller les ressources nationales. Ainsi, la mauvaise gestion et la mauvaise répartition des ressources, l’appât du gain facile, l’inéquité et l’exclusion font partie des causes de la contradiction entre les deux tendances qui se disputent actuellement le Mali. Certains trouvent paradoxal qu’on ne cite pas les groupes armés terroristes comme acteurs de la contradiction dont l’étau parait se resserrer autour de l’Etat. En effet, les groupes armés, notamment le JNIM, ne doivent pas être considérés comme acteurs du jeu politique au Mali. Ces groupes armés et leurs soutiens financiers de l’extérieur creusent et profitent plutôt de la contradiction interne entre les acteurs maliens.

S’il y a un troisième courant, c’est celui catalysant l’opportunisme de certains, qui regardent la direction du vent et attendent de s’aligner, n’affichant aucune conviction.

Cependant, de plus en plus, certains acteurs politiques ont des points de vue qui trahissent une alliance tacite avec les groupes terroristes qui participeraient avec eux à la gestion du pouvoir, avec en ligne de fond les ressources du Mali comme trésor de guerre.

En outre, chacun de ces deux courants en présence a ses contradictions internes, qui ne favorisent pas les retrouvailles, les intérêts personnels étant souvent mis au-dessus du Mali, alors qu’il faille l’inverse.

La population va-t-elle se soulever au Mali ? Non, elle est devenue consciente en comprenant mieux le jeu politique, à l’origine pour le peuple, mais devenu un jeu d’intérêts personnels et partisans. La population n’est plus dans les dispositions de servir de bétail de validation ou de légitimation de pouvoir, à verser son sang pour des assoiffés du pouvoir qui l’utilisent pour se hisser au pouvoir avant de les écarter.

B.Daou

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