Edito: Des Aigles méconnaissables !
Les Aigles ont-ils écouté la prédiction des «charlatans » sur les réseaux sociaux ? C’est la question que l’on se pose en observant la manière avec laquelle l’équipe du Mali a joué lors de ce quart de finale qui l’a opposée à l’équipe organisatrice, le Maroc.
Des joueurs, totalement méconnaissables pendant toute la première mi-temps, comme s’ils étaient rassurés de l’issue de cette confrontation.
Lorsque vous êtes ras surés, vous vous lâchez, très généralement. Les Aigles du Mali, s’étaient relâchés pendant cette première mitemps, déconcentrés ; comme s’ils se disaient : de toutes les manières, la victoire
est au bout. Depuis le début de cette CAN, des charlatans se sont relayés sur les réseaux sociaux, pour prédire
une victoire finale pour les Aigles du Mali, à cette CAN Maroc 2026. Et le match en quart de finale a été diagnostiqué, par les mêmes charlatans, en faveur du Mali. L’autre question est : le staff technique de l’équipe du Mali, a-t-il laissé les joueurs avec leur téléphone ? Et qu’ils ont eu accès à cette prédiction qui, avouons
le, déconcentrerait n’importe quel joueur, vu la solennité avec laquelle ces déclarations ont été
faites. Le Mali n’a commencé à jouer au football qu’après avoir été mené au score et réduit par la
sortie de son capitaine Yves Bissouma pour cumul de deux cartons jaunes. On peut dire que les Aigles du
Mali se sont réveillés ou sortis de leur stupeur qu’en deuxième mi-temps. Réduits à 10, le challenge était
difficile face à une équipe du Sénégal, très bien organisée ; et totalement libérée de toute pression si ce
n’est celle de marquer un deuxième but voire troisième. N’eut été une performance exceptionnelle
du portier malien, malgré sa bourde sur le but sénégalais, le score final aurait pu être pire en faveur du Sénégal. Une grande déception des nombreux supporteurs maliens, qui, eux aussi, s’étaient laissés embarqués dans le
rêve des charlatans, et qui ont cru réellement non seulement à une victoire du Mali sur le Sénégal mais aussi au
trophée final.
Lorsqu’on rassure un candidat à un examen, qu’il est admis d’office, il ne fournira plus d’effort pour apprendre. C’est certainement ce qui est arrivé aux Aigles du Mali.
El Hadj Tièmoko Traoré