Diango Cissoko nommé Premier ministre : LE PARCOURS D’UN HOMME D’EXPERIENCE
Spécialiste reconnu de l’administration et de la fonction publique, le nouveau Premier ministre a derrière lui une riche carrière professionnelle
Diango Cissoko qui vient d’être nommé Premier ministre n’est plus à présenter, tant il aura marqué l’administration malienne durant les trois dernières décennies. Agé aujourd’hui de 64 ans, il est né à Djidjan dans le cercle de Kita. C’est ici qu’il obtiendra son certificat d’étude primaire élémentaire (CEPE) en juin 1960. Puis il passe successivement le diplôme d’étude fondamentale (DEF) en 1964 et le baccalauréat (série « philosophie langues) en 1967 au lycée Askia Mohamed de Bamako, avant d’entrer à l’Ecole normale d’administration (ENA) d’où il sort en 1971.
Docteur d’Etat en droit, le nouveau Premier ministre a occupé de multiples fonctions dans la haute fonction publique : directeur adjoint puis directeur des services pénitentiaires et de la prison centrale de Bamako (1972-79), directeur national de la Fonction publique et du personnel (1982-83), directeur de cabinet du ministre du Travail et de la Fonction publique (1983-84).
Il fut ministre de la Justice de décembre 1984 à février 1988. Du 15 février 1988 au 26 mars 1991, il est secrétaire général de la présidence de la République. Entre 2002 et 2008, il occupe le poste de directeur de cabinet du Premier ministre. En 2008, il retrouve à nouveau la présidence de la République comme secrétaire général, poste qu’il occupera jusqu’à sa nomination comme Médiateur de la République le 18 mai 2011.
Expert-consultant de 1994 à 2002, Diango Cissoko est un spécialiste reconnu de l’administration et de la fonction publique comme en attestent les articles, communications et ouvrages qu’il a publiés depuis 30 ans jusqu’au livre « Rédaction administrative », publié en 2005 et distingué du prix Malouet 2006 par l’Académie des sciences morales et politiques de l’Institut de France.
Le chef du gouvernement est depuis 2006, membre du comité directeur de l’Institut international de droit d’expression et d’inspiration françaises (IDEF). Membre du Conseil scientifique de l’Association internationale de la fonction publique (AIFP), il appartient aussi au Groupe de travail franco-africain sur la gouvernance au Sud (Groupe Sud).
Cette intense activité intellectuelle s’appuie sur une grande expérience professionnelle, mais aussi sur un solide parcours universitaire sanctionné en 1985 par un doctorat d’État en droit, obtenu avec la mention « très honorable » et les félicitations du jury, à la faculté de droit et de sciences économiques de l’université de Rouen en France. Sujet de la thèse publiée un an plus tard : « La Fonction publique en Afrique Noire, le cas du Mali ». Particulièrement pointu sur ce thème, Diango Cissoko pouvait déjà se prévaloir d’un doctorat de 3è cycle de droit public de l’université de Rouen, d’un diplôme de l’Institut international d’administration publique (IIAP) de Paris, d’un DEA de droit international et relations internationales de l’université de Caen (France) et d’un diplôme de l’ENA de Bamako.
Officier de l’Ordre national du Mali, Diango Cissoko a aussi un long passé de professeur derrière lui pour avoir enseigné différentes spécialités du droit (constitutionnel, administratif, du travail) et la rédaction administrative à l’EHEP, l’ENI, l’ENA et à l’Université de Bamako.
M. KÉITA