jeudi 16 avril 2026
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Faillite de l’Etat, faiblesse du pôle politique et montée en puissance du pôle religieux : La République au bord de grands périls !

Par Le Renard du Mali 230 vues
Faillite de l’Etat, faiblesse du pôle politique et montée en puissance du pôle religieux : La République au bord de grands périls !

Par la grande faiblesse du pouvoir d’IBK, impuissant à résister à la moindre déferlante de menaces à l’ordre publique, tous les signaux laissent aujourd’hui redouter à la disparition du peu qui reste de la République laissant libre cours au potentiel vivier des forces obscurantistes qui guettent la République depuis 2012. Mais où est l’Etat ?

 

Ni la puissance publique qu’incarne l’Etat ni les pouvoirs exceptionnels du président de la République ou “pouvoirs de crise” bien consacrés par la Constitution pour pouvoir organiser la vie sociale ne semble  permettre au pouvoir d’IBK de sauver la République.

Les successions de démonstrations de force du duo imam Dicko et du chérif de Nioro devenues très régulières depuis quelques années sur la scène politico-sociale ne présagent rien de  bon pour la République, même s’ils cèdent de temps à autres aux négociations des pouvoirs publics. Pourtant, « Si l’Etat est fort, il nous écrase.

S’il est faible, nous périssons. ”  Cette citation de Paul Valéry qui souligne le caractère problématique du rapport entre l’Etat et l’individu, ou l’Etat et la société mérite bien les réflexions  au Mali. Incontestablement, l’Etat doit être plus fort que l’individu et la société.

Les récentes   déclarations l’imam Mahmoud Dicko qui dominent l’actualité en ce moment au Mali sont des pires menaces jamais proférées à l’encontre de la République, surtout dans un contexte de fragilité notoire pour la nation.

Si les remarques de l’imam Mahmoud Dicko sont tant bien vraies et prennent en compte les préoccupations des Maliens, il n’en demeure pas moins que l’approche choisie laisse perplexe. Aussi, il n’est pas  la personne non indiquée de par  son statut et ses idéaux.

Ce leader religieux fait  longtemps parler de lui, toujours en faisant peur à la survie des principes sacro-saints de la République dont la laïcité et ce, avec la bénédiction du Chérif de NioroIl y a juste quelques jours avant, un autre imam avait ouvertement fait l’apologie du terrorisme avant de faire face à la rigueur de la procédure pénale.

Ce phénomène qui a atteint son paroxysme au Mali traduit ainsi en termes juridiques la réflexion de Montesquieu selon lequel : «L’usage des peuples les plus libres qui aient jamais été sur la terre me fait croire qu’il y a des cas où il faut mettre, pour un moment, un voile sur la liberté comme on cache les statues des dieux».

 

Daniel KOURIBA

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Commentaires (8)

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K
K.. il y a 6 ans

Monsieur Fanga apprenez qu'en général ceux qui n'aiment pas la démocratie sont en général des pro -religieux ,voire des terroristes potentiels ( ou qui pourraient le devenir si la situation changeait ) !

K
K.. il y a 6 ans

monsieur Fanga l'irruption des religieux dans la politique date des années 1970 -80 ! Qui au Mali était au pouvoir en ces moments ? Et puisapprenez à sépa

A
Anonyme il y a 6 ans

Cher monsieur vous avez tort quand vous accusez la démocratie ! C'est au contraire la dictature qui se sert des religieux et les utilise !

F
Fanga 10020 il y a 6 ans

Entièrement d'accord qu'au temps du régime de Moussa Traoré, les religieux étaient bien à leur place ! Il faut au Mali à nouveau un régime fort qui nous préserve de l'immixtion intempestive des religieux dans la vie politique. Les religieux dans les lieux de cultes, c'est bon à la fois pour les fidèles des religions et pour les citoyens maliens. Il ne faut pas prendre la parole dans l'espace public démocratique pour s'exprimer sur les affaires politiques au non d'une religion et pour les fidèles d'une religion ou branche d'une religion (wahhabite). La Constitution et les lois du Mali interdisent très clairement toute distinction en fonction de l'ethnie et de la religion des personnes. Il faut s'organiser et lutter contre la mauvaise gouvernance, mais il faut parler comme citoyen malien pour respect de notre Constitution et de nos lois, pas en religieux et pour les fidèles d'une religion.

A
Anonyme il y a 6 ans

Moussa TRAORE a dirige ce pays ici, les religieux etaient respectes mais ils n'osaient pas s'avanturer. Maintenant avec ces democrates qui ont foutus notre pays dans cet etat sont responsables.

A
Anonyme il y a 6 ans

Moussa TRAORE a dirige ce pays ici, les religieux etaient respectes mais ils n'osaient pas s'avanturer. Maintenant avec ces democrates qui ont foutus notre pays dans cet etat sont responsables.

A
Anonyme il y a 6 ans

Le plus grand danger du Mali, c’est l’insupportable niveau généralisé de la corruption et la délinquance financière qui ruine les fondamentaux de la nation. Le régime IBK reste indifférent face aux fossoyeurs des deniers publics! La source des problèmes majeurs de la nation malienne: la mauvaise gouvernance, la corruption généralisée, la délinquance financière, l’insécurité, etc Le peuple malien est trahi par ce régime IBK incompétent et corrompu!

C
c il y a 6 ans

Monsieur, rassurez-vous, aucun chef réligieux, quel que soit sa popularité, n'aura pas la bénédiction de ce peuple, pour se remettre de vouloir remettre en cause, les termes de la Constitution, concernant la LAÏCITÉ de la République. DIEU veille sur certains actes inavoués de certains êtres humains.