jeudi 16 avril 2026
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Contestation de la Cour constitutionnelle : Quand Manassa se fout des Maliens !

Par Le Pays 842 vues
Contestation de la Cour constitutionnelle : Quand Manassa se fout des Maliens !
Mme Manassa présidente CCM

En vue de trouver une solution à la crise que traverse le Mali, les membres du cadre d’action, de médiation et de veille au Mali ont décidé de tenir une rencontre de pourparlers avec ManassaDanioko, présidente de la cour constitutionnelle afin d’écouter la version des membres de l’institution. Pour la circonstance, la doyenne du corps a été catégorique sur la dissolution de la cour.

 

Encore une fois, la doyenne du corps des magistrats fait parler d’elle. Au moment où l’institution fait l’objet de critique, ManassaDanioko, présidente de la cour, enfonce davantage le clou en tentant de blanchir, voire d’innocenter la Cour  en charge des affaires électorales au Mali. Cette situation nous amène à comprendre qu’à l’allure où vont les choses, l’heure risque d’être grave.

 

Alors que les députés, partis politiques, la société civile, tout comme des leaders religieux, des organisations en plus du peuple accusent la cour d’avoir « nommé » des députés sur la base d’un « faux » arrêt, Manassa maintient avoir dit le droit. « La cour constitutionnelle ne peut pas se dérober de l’application de la loi. Quoi qu’il advienne, il faut que la loi soit appliquée par la cour constitutionnelle, sinon c’est remettre l’existence même de l’Etat en cause », fait savoir la doyenne Manassa. De ces propos, elle dément tous propos tenues çà et là par les citoyens pour dire que l’instance électorale a fait des nominations de députés.

Pourtant, cette version de Manassa, au lieu de servir d’éclaircissement ne contribuera qu’à mettre les citoyens dans une confusion totale. En effet, des députés reconnaissent qu’il y a eu des fraudes au cours de ces élections législatives.  Dans une interview accordée au site Mali Actu, ce dernier admet : « En vérité, 30 députés non élus par le peuple se trouvent à l’Assemblée nationale aujourd’hui. Ces députés sont plutôt nommés par la cour constitutionnelle ».

Beaucoup de gens pensent la même chose que Moussa Mara. D’où la confusion dans cette nouvelle doctrine que Manassa tente d’inculquer dans l’esprit des citoyens lambda. Le pire, c’est aussi de voir Manassa ajouter: « Nous ne pourrons pas en prendre la responsabilité. C’est comme ça dans tous les pays du monde. Le Mali ne va pas donner un mauvais exemple. » Selon elle, elle n’a fait que dire le droit en proclamant des « résultats définitifs fiables » lors des législatives.

Vue le tohubohu que l’arrêt a pu déclencher dans le pays, de quel bon exemple  veut-elle nous parler ? Toutefois, elle n’est pas prête à céder. Elle se montre catégorique sur la question de la dissolution de la  cour : « La cour constitutionnelle ne laissera pas sa place, sinon, c’est l’Etat qui disparait. Nous ne sommes pas des orgueilleux, mais des garants de la loi ». Ainsi donc, la Cour constitutionnelle, à elle seule, devient tout le Mali, selon Mme Danioko.

Ces membres du cadre d’action, de médiation, et de veille avaient voulu tenir cette rencontre de pourparlers avec les membres de la cour constitutionnelle en vue de trouver une issue à cette crise très complexe nécessitant l’adhésion de tous. Contrairement à ce que pensent moult gens, Mme Dianioko reste fière de son institution. « Au niveau mondial, dit-elle, on admire le Mali. Mais personne n’est prophète chez soi, c’est pourquoi la cour est contestée. Sinon nous sommes appréciés au niveau mondial », explique Manassa. Cette sortie, soit-elle ratée, de Manassa, prouve à suffisance que la présidente de la Cour constitutionnelle du Mali reste attachée à son institution comme à la prunelle de ses yeux.

Enfin, s’il faut impérativement dissoudre la Cour pour calmer la tension, on risque probablement de passer le reste de cette année sans obtenir de satisfaction parce que  Manassa s’estime déesse au Mali en faisant croire que même le président de la République ne peut pas dissoudre son institution. Or, selon le constitutionnaliste Mamadi Sissoko, le président de la République peut faire marcher l’article 50 de la constitution pour dissoudre l’institution dirigée par Mme ManassaDanioko. Que dit cet article : « Lorsque les Institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité du territoire national, l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exceptionnelles exigées par ces circonstances, après consultation du Premier Ministre, des Présidents de l’Assemblée Nationale et du Haut Conseil des Collectivités ainsi que de la Cour Constitutionnelle. Il en informe la nation par un message. L’application de ces pouvoirs exceptionnels par le Président de la République ne doit en aucun cas compromettre la souveraineté nationale ni l’intégrité territoriale. Les pouvoirs exceptionnels doivent viser à assurer la continuité de l’Etat et le rétablissement dans les brefs délais du fonctionnement régulier des institutions conformément à la Constitution. L’Assemblée Nationale se réunit de plein droit et ne peut être dissoute pendant l’exercice des pouvoirs exceptionnels ».

Donc ManassaDanioko, par cette sortie, a minimisé la gravité de la crise sociopolitique dont une part de responsabilité revient à sa Cour.

Mamadou Diarra

 

 

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Commentaires (36)

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C
Citoyen il y a 5 ans

Vous ne trouver pas bizarre que le monde veut le départ de cette bonne dame qui se dit garante de la loi, il faut vraiment que vous vous réveillez enfin on nous comme du n'importe quoi et c'est ce qu'ont prouve monde entier tout le monde nous manipule a sa guise c'est une honte on a ni peuple, ni gouvernement encore des journalistes...

F
Fanga 10020 il y a 5 ans

Je suis entièrement d'accord avec ton commentaire. Au regard de son "jusqu'au-boutisme" et de sa propension à accorder plus d'importance à la valeur qu'elle pense avoir aux yeux des étrangers qu'à la valeur quasiment nulle qu'elle a aux yeux des Maliens qu'elle devrait pourtant servir, je pense, mois aussi, qu'on est en droit de nous interroger sur la santé mentale de la vieille Manassa Danioko.

F
Fanga 10020 il y a 5 ans

Espérons qu'il émergera prochainement au Mali une personne aux convictions politiques aussi fortes que celles de Modibo Keita. J'espère qu'il émargera au Mali une nouvelle "race", pour reprendre le terme utilisé par un autre commentateur, de jeunes politiciens patriotes, travailleurs et cohérents dans leurs démarches politiques. La vieille génération, celles des politiciens nés entre les années 40 et 50 a malheureusement donné à notre pays de très mauvais politiciens et personnalités publiques. J'inclus dans ma liste les IBK, Issiaka Sidibé, Manassa Danioko et même les Mountaga Tall, Mohamed Aly Bathily et Mahmoud Dicko. Cette vieille génération pense que le Mali est un grand gâteau qu'il faut se partager aussi bien lorsqu'ils sont au pouvoir que dans l'opposition. Non, ce n'est pas avec cette vieille génération que le Mali sortira du sous-développement et des difficultés sécuritaires. Je crois qu'il faut impliquer mieux dans la politique les jeunes et les femmes valeureux, les laisser faire des propositions politiques, économiques et sécuritaires, les laisser ébaucher des programmes politiques et proposer des candidats aux hautes fonctions de l'État. Sincèrement, dans le contexte du régime constitutionnel de démocratie actuel, la dictature et l'autoritarisme n'étant plus permis, je ne vois pas au Mali une marge de progression politique et démocratique aussi forte qu'en allant vers les jeunes et les femmes pour sortir le Mali des problèmes structurels que nous connaissons depuis de décennies.

A
Anonyme il y a 5 ans

Quelle connerie ? L'État peut bien exister sans la cour constitutionnelle. La cour est née de la volonté du peuple malien avec la III République pour servir de rempart au péril de l'État par les autres institutions. Aujourd'hui c'est elle même le péril. Cette dame donne toutes les preuves de son ignorance du droit et des valeurs morales qui fondent la stabilité d'une société. Il y a lieu vraiment de voir chez elle du côté mental. Elle trouve juste qu'elle soit appréciée à l'extérieur et non par ses concitoyens qu'elle doit servir avec loyauté et dignité. Dommage !

A
Anonyme il y a 5 ans

Des vauriens qui nous pourrissent la vie, ces BIBI !

S
Seydou il y a 5 ans

Fanga, je comprends.Mais ceux qu'on appelles trolls en fait ils representent le systeme.Ils sont payes pour nier tout et discreditent ceux qui disent la verite.Au top cela se passe aussi comme ca.Nous avons vecu comme ca pendant plus de 20 Ans. Je ne mets pas tout sur le dos de IBK. Il me message que de Modibo a IBK il ya une logique mathematique qui s'impose A>B>C>D>E....Les lettres etant les presidents par ordre de successtion. Quand je pense ce que manassa a dit durant le proces de GMT et qui fait des trucs comme ca 30 ans apres.... Faut bien inverser cette logique pour que le prochain president soit au moins comme Modibo.Une vraie vision du developpement

F
Fanga 10020 il y a 5 ans

Seydou, c'est la vieille sorcière qui doit comprendre toute seule qu'il ne lui reste pas longtemps à vivre et qu'elle doit se retirer de la Cour constitutionnelle. Le Mali est une nation composée majoritairement de jeunes que la vieille ne peut pas comprendre. La vieille n'a pas le droit de bloquer le fonctionnement normal d'une juridiction et d'un pays pour des raisons égoïstes.

F
Fanga 10020 il y a 5 ans

Ce forum Malijet est encore pollué par des messages "trolls" provenant de "trolleurs" très probablement payés par les proches des gouvernants actuels. Quelques indices permettent de reconnaître les trolls abusifs : pseudos fantaisistes, contenu sans fond des commentaires et leur caractère répétitif (la plupart postés dans la même heure) sont des indices. Voici la listes de quelques trollers que j'ai pu identifier depuis quelques mois : Abdoul - Abdoul Djanil - Abdoulaye saye - Zakaria Fofana - Albert - Aicha Walette - Alice Saye - aliou - Alpha Sow - aly - alti - Bandjougouba Diarra - BIBI - BINTOU - Blodji - Bouba - declin declin - Diombelé - Fabrice Yatassaye - famoussa kanouté - fantichka sow - Fatma Nana - FATOU TOGO - ferdinand - filly - GAFOU - Hady Gnangadou - Hawa Diakité - Kady koita - IB Smarty Konaté - Ichiaka Diarra - Inna guindo - Ismael Diombelé - IYACOUB - John Kabay - José Traoré - Julienne Dabo - Kadiatou konaré - Kany - KONA - Mahamadou Nama Haidara - Mali béni - Malien den - Malick Mounir Soumounou - Mamadou - mariam - Mariam Aminata - Mariam Koné - Moctada - Momo Traoré - MOUSSA DEMBELE - Mr SOUMANO - Myriam Kimberly Yattassaye - Nama Sylla - Paul Diarra - Plutôt pitié pour le Mali - Rosalie Diarra - rose - salsa tala - Salsatala - Samson Konaté - Seïni - souleyman - TerryMoh Définition de "troll" : "En argot Internet, un troll caractérise ce qui vise à générer des polémiques. Il peut s'agir d'un message (par exemple sur un forum), d'un débat conflictuel dans son ensemble ou plus couramment de la personne qui en est à l'origine. Ainsi, « troller », c'est créer artificiellement une controverse qui focalise l'attention aux dépens des échanges et de l'équilibre habituel de la communauté. Désigner un « troll » est un jugement subjectif, la désignation d'un élément sciemment perturbateur pour le discréditer et l'éviter. L’argumentation caricaturale et récurrente sont les « empreintes typiques d'un troll ». Ils sont la preuve d'une mécommunication, et d'une impossibilité d'échange dans la compréhension mutuelle, mais le « trollage » présume en plus des provocations intentionnelles et le but de nuire. À l'origine, le terme renvoi à une plaisanterie (« troll positif ») où le trolleur tire satisfaction d'avoir réussi à berner ses victimes, à leur avoir fait perdre du temps. Son champ s'élargit à partir des années 2010 et il peut dorénavant aussi s'appliquer à l'envoi de messages provocateurs et offensants, exacerbés par l'anonymat et la tribune que procure internet (« troll négatif »). Cette seconde définition s'apparente au flaming, et peut parfois mener au cyberharcèlement. »

D
Diakité Fodé il y a 5 ans

Mais c'est la grande mère nationale qui doit démissionner. Ces sont des hommes préhistoriques, des Soudanais. Et on besoin des Maliens à sa place

D
Djamisco il y a 5 ans

Je suis optimiste Manassa ne prend pas c'est décision au hasard, elle est toujours sur sa vérité ; Manassa vous êtes précieuse je n'en doute point, c'est toi qui sais écouter, apaiser, conseiller. Votre valeur est inestimable une Mère, une Tante, une grande mère de la patrie.

D
Djamisco il y a 5 ans

Je suis optimiste Manassa ne prend pas c'est décision au hasard, elle est toujours sur sa vérité ; Manassa vous êtes précieuse je n'en doute point, c'est toi qui sais écouter, apaiser, conseiller. Votre valeur est inestimable une Mère, une Tante, une grande mère de la patrie.

T
Talibe Diarra Lefuturiste! il y a 5 ans

Va au diable BIBI , tu connais quoi du Mali. Pauvre defensseur.

M
M'Bah il y a 5 ans

Manassa Danioko a été élue présidente de la Cour constitutionnelle du Mali le 25 février 2015. Ce n’est pas en ce moment de crise qu'il faut prétendre certaine chose. Toutes les décisions qu'elle prend vont au bon fonctionnement du pays.

J
John Kabay il y a 5 ans

C'est son plein droit d'agir à sa façon, elle rend tjr sa tache, Elle seule ne décide jamais malgré que c'est elle la Présidente, qu'on la laisse faire son travail et non de l’embêté par certaine propos.

T
TerryMoh il y a 5 ans

Elle ne prend aucune décision seule c’est avec l’ensemble de la cour, Toutefois, elle n’est pas prête à céder. Elle se montre catégorique sur la question de la dissolution de la cour : « La cour constitutionnelle ne laissera pas sa place, sinon, c’est l’Etat qui disparaît. Nous ne sommes pas des orgueilleux, mais des garants de la loi ». Ainsi donc, la Cour constitutionnelle, à elle seule, devient tout le Mali,

B
Bandjougouba Diarra il y a 5 ans

Plus d'interpellation par la démocratie à l'agonie, Manassa pour son implication et ses efforts pour le pays, les maliens ignorent ce qu'ils veulent, Manassa Danioko à le avis que le Président qui la paix et la cohésion.

S
Seydou il y a 5 ans

19/09/2002 a Abidjan. Sur les antennes de la RTI Gal Robert Guei. Nous avons decide de mettre fin au regime corrumpu, sanguinaire et incompetent de Henry Kona Bedie. A partir d'aujourd'hui la cour constitutionnelle,l'AN,le gouvernement et toutes les autres institutions de la republique sont suspendues. Un gouvernement d'union nationale sera mis en place dans les prochains jours. Les elections prevues dans un delai d'un an maxi. Je crois qu'il ya d'autres moyens de mettre a la touche des gens qui mettent le pays a genoux ,sans souhaiter leur mort. Comme le dit le celebre guitariste chanteur, Mamadou Kone alias Madou Guitare:' La mort est triste,meme ton pire enemi ne la lui souhaite.'

Z
ZAHARA DIALLO il y a 5 ans

Manassa Daniogo agit dans son plein droit parce qu'elle est venu trouver cette constitution ainsi .Elle n'a pas apporté de modification .Les personnes élu ont fait sous la base du choix de la population et non son choix .Il faut alors que nous laissons la présidente travailler en toute quiétude .

B
BIBI il y a 5 ans

Il faut le dire la vérité fait souvent mal sinon je pense que MANASSA DANIOKO n’a dit que la vérité le président ne peut pas dissoudre la cour constitutionnelle et nous devons savoir que la cour constitutionnelle ne fait que son travail et ils sont là pour une mission et pour un délai précis alors ils ne peuvent pas démissionner parce qu’une minorité de personne le demande pour leur faire plaisir car le pays ne peut pas avancer comme ça.

F
FATOU TOGO il y a 5 ans

Je me demande bien si le malien même sait ce qu’il veut à la fin. Si on ne change pas de comportement nous allons passer tout notre temps à chasser les gens et jamais le pays ne se développera dans ce sens. Ces gens là sont là pour une mission bien déterminé et pour un délai alors ils ne vont pas démissionner pour faire plaisir à quelqu’un.