jeudi 16 avril 2026
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Crise sociopolitique au Mali : la CEDEAO opte pour le maintien du président IBK, le M5-RFP rejette !

Par Malijet 193 vues
Crise sociopolitique au Mali : la CEDEAO opte  pour le maintien du président IBK, le M5-RFP rejette !

 

Arrivée au  Mali dans la soirée du mercredi 15 juillet, la mission de médiation de la CEDEAO conduite par  l’ancien Président nigérian Goodluck Jonathan, en vue de trouver des pistes de solutions de sortie de la crise que traverse le Mali. Elle s’est entretenue avec toutes les parties prenantes de la crise dont  la délégation du Mouvement du 5 juin –Rassemblement des Forces Patriotique (M5-RFP) qui demandent la démission du président de la République Ibrahim Boubacar Keïta et son  régime.  

Du 16 au 17 juillet, la délégation a échangé  et  négocié avec  le M5-RFP. Vraisemblablement cette négociation  a échoué. Car dans un communiqué,  le comité stratégique du mouvement de contestation  M5-RFP dit, se démarque des propositions de solutions de la Mission de la CEDEAO. Selon les contestateurs, ses propositions  ne correspondent absolument pas aux aspirations et attentes exprimées par le M5-RFP et portées par l’écrasante majorité du Peuple malien.

Toujours selon,  le M5-RFP, les émissaires de la CEDEAO tout en reconnaissant caractère juste et légitime  de leurs points de revendication ont  annoncé à la délégation du M5-RFP d’autres propositions ; sous prétexte que la démission du président de la République, bien que n’étant pas contraire à la constitution malienne, est pour elle une ligne rouge.

Ces propositions sont : le  maintien de Ibrahim Boubacar Keita dans les fonctions de président de la République ; la recomposition de la Cour constitutionnelle, en raison de 3 membres désignés par le Conseil supérieur de la magistrature, 3 choisis par le président de la République parmi 5 à 7 personnes proposées par les forces vives ; la Cour constitutionnelle nouvellement constituée de 6 membres statuera sur le règlement du contentieux né du deuxième tour de l’élection législative ; l’Assemblée nationale nouvellement reconstituée sera présidée par l’actuel président s’il est confirmé par la Cour constitutionnelle, ou désignera son nouveau président le cas échéant, qui alors choisira les 3 membres restants de la Cour ; et enfin un gouvernement d’union nationale sera constitué.

 M5-RFP a enfin appelé le Peuple à  la mobilisation et à la détermination, sur l’ensemble du territoire national et dans la Diaspora, jusqu’à l’aboutissement de leur combat.

Jean Joseph Konaté, Malijet.com

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Commentaires (2)

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A
Anonyme il y a 5 ans

Telly si tu pouvais nous épargner tes fadaises on serait heureux.

T
Telly24 il y a 5 ans

Si je comprends la CEDEAO propose: IBK président de la république, chef de l'État, président de l'AN, pouvoir de choisir 3 membres restants de la CC, pouvoir de nommer le président de l'AN qui choisira 3 membres restants de la CC, etc. Alors on peut comprendre pourquoi M5-RFP rejette ces propositions. Peu importe de quel bord vous êtes, force est de constater que ça va mal sur les plans socio-économique, sécuritaire, sanitaire bref presque sur tous les plans. En effet, plus de 2 ans sans école pour nos enfants, les 2/3 du territoire échappent au contrôle de l'État, civils et soldats sont très souvent massacrés, ajoutons à cela les disparitions ******** <sup><font color=#0066FF;>[masqué car insultes interdites sur Malijet !]</font></sup>équentes, les récentes tueries de paisibles manifestants. La mauvaise gouvernance, la corruption, l'incompétence, la surfacturation, etc sont les marques du régime IBK. L'armée manque d'équipement et d’entraînement faute de moyens, et ce, à cause des détournements et surfacturations à répétition. Une armée qui ne peut pas se défendre et aller à l'offensive ne peut pas protéger la population. Bref voici le portrait macabre de la situation au Mali. Alors soyez des patriotes conscients et justes afin de bâtir un Mali nouveau, réellement démocratique, juste, laïc et poser les bases de l'émergence et une meilleure vie pour tous les maliens. Conclusion: à défaut d'avoir la démission de IBK et son régime, il est impératif de dissoudre la CC, l'AN et le gouvernement, nommer un 1er ministre de pleins pouvoirs pendant la période de transition jusqu'en 2023.