vendredi 17 avril 2026
Contact
Malijet

Les propositions de l’Adema-PASJ pour une transition politique réussie au Mali

Par Malijet 214 vues
Les propositions de l’Adema-PASJ pour une transition politique réussie au Mali
.
L’Adema-PASJ, fidèle à ses engagements et respectueux de l’état de droit et de la forme républicaine de l’Etat, a condamné dans une déclaration rendue publique, le coup de force des militaires intervenu le 18
 
Août 2020, qui viole la Constitution du 25 février 1992.
 
Cependant, le Parti ne saurait perdre de vue la réalité socio-politique de notre pays qui commande une analyse objective de la situation actuelle à l’effet de proposer des solutions adaptées.
 
A cet égard, pour l’Adema-PASJ, le retour à l’ordre constitutionnel exigé par tous, passe objectivement et forcément par la mise en route d’une transition politique dotée d’un agenda et d’un chronogramme précis devant conduire, dans les délais convenus, à des élections libres, transparentes et crédibles.
 
Après une analyse approfondie de la situation socio-politique globale, l’Adema-PASJ, pour une sortie de crise durable, propose que l’action des Pouvoirs publics évite toute dispersion et se focalise essentiellement sur la création des conditions d’un retour à l’ordre constitutionnel normal.
 
Plus spécifiquement, la transition doit permettre de créer :
 
- les conditions pour la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles, y compris la réorganisation territoriale ;
 
- l’organisation d’élections libres et transparentes conformément au nouveau dispositif institutionnel et organisationnel ;
 
- les conditions pour éviter l’isolement de notre pays en assurant le maintien de son ancrage dans les organisations internationales et régionales et singulièrement la
CEDEAO, dont on devra requérir l’accompagnement, avec nos autres partenaires, du processus transitionnel.
 
Pour ce faire, l’Adema-PASJ propose l’organisation des pouvoirs publics à travers un Accord Politique de Transition (APT). Cet accord transcendant la constitution actuelle, ne remettra pas fondamentalement en cause le régime politique actuel (régime semi-présidentiel) et d’autres acquis démocratiques de la révolution de mars 1991.
 
Cet Accord politique devra être endossé par la communauté internationale à travers la CEDEAO afin de lui conférer la légitimité juridique requise pour rester dans le cadre normatif de la constitution du 25 février 1992
 
L’Accord Politique de Transition doit être élaboré par une équipe d’experts mise en place par le CNSP, et soumis à l’approbation de l’ensemble des forces politiques et sociales (par voie de consultation et de concertations) avant sa promulgation.
 
Dans tous les cas, l’Adema-PASJ exclut toute idée de conférence nationale souveraine qui ne sera qu’un forum de plus sans aucune valeur ajoutée pour la résolution des problèmes auxquels notre pays est aujourd’hui confronté.
 
Pour la conduite de la transition, trois (3) organes de gouvernance doivent être retenus :
 
- Un Président de Transition consensuel ;
 
- Un Gouvernement de Transition de taille réduite (25 membres au plus) dirigé par un Premier ministre consensuel ;
 
- Un organe législatif dénommé Conseil National de Transition (CNT).
 
Le Président de la Transition doit être une personnalité disposant d’une expérience confirmée de la gestion d’État (connaissance avérée du fonctionnement de l’Administration d’État et des relations internationales), une personnalité non clivante et si possible neutre, une personnalité jouissant d’une bonne moralité et d’une respectabilité établie.
 
De préférence, le Président de la Transition doit être un civil, afin de donner un signal fort quant à l’engagement du CNSP d’assurer une transition civile et corriger l’image de notre pays vis-à-vis de l’extérieur.
 
Le Premier ministre, Chef de Gouvernement doit être aussi choisi selon les mêmes critères que le Président de la République.
 
Les Départements ministériels du Gouvernement de transition en charge des questions de défense et de sécurité, des questions liées aux réformes politiques et institutionnelles devraient être priorisés dans l’allocation des ressources et faire l’objet d’un suivi étroit et rapproché.
 
La transition ne doit pas excéder douze (12) mois, en mettant le focus sur les réformes, indispensables à la tenue d’élections générales crédibles et transparentes. Lesdites élections consacreront la fin de la transition.
 
Bamako, le 29 août 2020
L’Adema-PASJ
Partager:

Commentaires (4)

Laisser un commentaire

A
Anonyme il y a 5 ans

quand le pays sombrait ou était l'ADEMA, maintenant chacun a un plan de sortir de crise, ils ne visent que le partage du gateau

A
Anonyme il y a 5 ans

CES OPPORTUNISTES APATRIDES DE L’ADEMA-PASJ VEULENT JUSTE RETOURNER OCCUPER DES FONCTIONS DE DÉPUTÉS ET DE MINISTRES POUR PERPÉTUER LE PILLAGE DU MALI! MALI N’EXISTE PAS POUR L’INSTANT: L’ÉTAT N’EXERCE PLUS SES MISSIONS RÉGALIENNES DUR 75% DU TERRITOIRE NATIONAL! DANS UN TEL CONTEXTE, IL EST IMPOSSIBLE D’ORGANISER AUCUNE ÉLECTION FIABLE DANS 12 MOIS TOUS SAUF CET ACCORD D’ALGER! LE VRAI ENJEU, LE VÉRITABLE DÉFI, CE N’EST PAS CES HOMMES POLITIQUES ET ACTEURS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE OU LE CNSP MALIENS, MAIS LA DÉFENSE DE LA NATION MALIENNE La priorité des priorités est et reste le refus de la dislocation de la nation malienne à travers CE FAUX ACCORD D’ALGER, QUI LÉGALISE LA SÉPARATION DU MALI AVEC LA BÉNÉDICTION DE LA FRANCE, L’ONU, L’UE, ETC. NE NOUS TROMPONS PAS DE COMBAT: LA DEFENSE DE L’INTÉGRITÉ TERRITORIALE DU MALI!

D
Diawara il y a 5 ans

IL FAUT N'IMPORTE COMMENT UN MILITAIRE COMME VIS PRÉSIDENT CAR NOUS NE VOULONS PAS DE CIVIL QUI SERAIT MANIPULABLE PAR D'AUTRES ALORS DANS CE CONTEXTE IL FAUT COÛTE QUE COÛTE UN MILIYAIRE AU POSTE DE VIS PRÉSIDENT. ET DES MILITAIRES DANS LA TRANSITION CEST LA MOITIÉ DU GOUVERNEMENT SOIT DES MILITAIRES. C'EST UNE QUESTION DE PRAGMATISME CAR NOS MILITAIRES AUJOURD'HUI SONT DES PATRIOTES.

A
Anonyme il y a 5 ans

Je suis d'accord dans tout ça qu'avec un seul point qui est un garant pour notre pays. Ce garant c'est quoi? C'est de ne pas mettre n'importe qui à la transition comme les Dioncounda qui ne connaissent pas grand chose dans l'administration ou dans kes relations internationales. Cette personne doit être un patriotes prêt à mourir pour le Mali sns jamais osé de signer des documents bidons qui seront catastrophiques pour l'avenir ou l'existence de notre pays. C'est très très important le choix de cet homme qui prendra les commandes de la transition. La transition c'est le moment où beaucoup viendront bousculer pour signer des documents qui entravera tout évolution de ce pays , mais bon pour la personne. . Le malien doit prends l'exemple sur des pays suinont progressé, car ça fait des années qu'on traîne et faut que tout le monde vit de sa sueur. L'argent facile n'est pas la solution, nos arrieres risquent de souffrir.