Concertations Nationales organisées le CNSP: trop d’experts pour rien
Du 5 septembre au 6 septembre 2020, le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) a organisé des Concertations nationales sur une bonne partie du territoire national. L’objectif visé est d’informer et de recueillir les conseils du citoyen sur la vie et la marche du pays. Le hic de ces concertations serait le nombre élevé d’experts. Pour se parler entre nous Maliens, on n’a pas besoin d’experts pour nous dévier du bon chemin.
Comité national pour le salut du peuple (CNSP): Nettoyage des Forces armées des brebis galeuses
La première mission du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) serait de nettoyer les écuries d’Augias. S’il est un secteur qui soit pourri, c’est sans nul doute celui de nos porteurs d’uniforme: on les reconnaît par leurs propos agressifs.
Au Mali, il suffit d’être enrôlé à la police, à la gendarmerie, à la garde nationale, au génie militaire pour être dans la catégorie des intouchables. Ceux qui doivent donner le bon exemple foulent au pied les lois régaliennes. Il serait bon de retirer les cartes de profession, les uniformes, les armes aux radiés des Forces armées. Quand on sait que plusieurs armes légères (environ trois millions) circuleraient à Bamako (ville angoissée) de provenance inconnue.
Bilan des indépendances africaines: 82 pronunciamientos entre 1960 et 1989
En termes d’avancées démocratiques, les trois (03) premières décennies d’indépendance pourraient être considérées comme des décennies perdues pour l’Afrique. Le bilan est sombre: violations délibérées et flagrantes des droits de l’Homme, exercice autocratique du pouvoir par des partis uniques, putschs multiples suivis de meurtres de personnalités politiques.
Entre 1960 et 1989, quatre-vingt-deux (82) dirigeants africains ont été renversés ou tués; deux (02) seulement se sont retirés volontairement (Léopold Sedar Senghor, en 1980 et Ahmadou Ahidjo, en 1982.
Le Bénin, ancien Dahomey, a connu six (06) coups d’État en neuf (09) ans: 28 octobre 1963, puis 22 décembre 1965; 17 décembre 1967, puis 10 décembre 1969; 26 juin 1968; 26 octobre 1972, par le Commandant Mathieu Kérékou, chef d’État-major adjoint de l’Armée.
Rassemblées par la Rédaction