vendredi 17 avril 2026
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Organe législatif de la transition la 1ère plénière du CNT attendue pour cette fin de semaine déjà des questions se posent sur la crédibilité de cet organe

Par Le Soir de Bamako 222 vues
Organe législatif de la transition la 1ère plénière du CNT attendue pour cette fin de semaine déjà des questions se posent sur la crédibilité de cet organe

Tels que stipulés dans la charte de la Transition en son article 3, tous les trois principaux organes commis à la conduite de la Transition sont enfin instaurés. Il s’agit, dans l’ordre de préséance, du Président de la Transition ; du Conseil National de Transition (CNT) et du Gouvernement de Transition. Il faut dire qu’à un certain moment, le processus de mise en place desdits organes s’est heurté à certains écueils, notamment en ce qui a concerné l’instauration du Conseil National de Transition en tant qu’organe législatif de la Transition.

 

Mais laborieusement, les nouvelles autorités du pays ont su user de beaucoup de tact pour mettre en place le Conseil National de Transition (CNT) sans l’aval duquel les actions qui seront posées dans le cadre de la Transition pècheraient simplement par leurs illégitimités. Signalons que cet organe, qui est censé jouer le rôle de l’Assemblée Nationale durant cette période d’exception, devrait jouer un rôle éminemment grand dans la conduite de la Transition, afin que le Mali puisse se targuer d’avoir réussi sa refondation.

Tant le Président de la Transition fait de la Charte de Transition un bréviaire, autant elle l’est pour le CNT qui est le représentant attitré du peuple. Au nombre des missions assignées au CNT et dont le point d’orgue devrait être le retour du Mali à une vie constitutionnelle normale, figurent la relecture de la charte des partis politiques et la révision du système électoral, avec pour objectif d’assainir les mécanismes de conquête du pouvoir.

Nous savons qu’actuellement au Mali, plus de 200 partis se côtoient dans le microcosme politique et que le fichier électoral est truffé d’anomalies qu’il faut absolument corriger.

Parmi les autres priorités du CNT : la réforme administrative et l’opérationnalisation des nouvelles régions (créées en 2012, mais qui ne fonctionnent toujours pas en tant que tel), l’adoption d’un pacte de stabilité sociale (ce qui s’annonce compliqué compte tenu des mouvements de grèves qui se sont multipliés ces dernières semaines au Mali), la refonte du système éducatif, l’application de l’accord de paix de 2015 et, bien sûr, le rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire. Autant de priorités qui seront déclinées en textes législatifs dont le contenu reste à découvrir. Autant de défis que devrait relever l’organe représentatif du peuple, tant que durera la Transition.

Ce serait une lapalissade que dire, le labeur qui attend le Conseil National de Transition est loin d’être une sinécure.  Les travaux à proprement parler n’ont pas encore commencé et aucune date n’y a été annoncée, hormis celle de la 1ère plénière attendue pour cette fin de semaine.

D’aucuns parmi les observateurs attribuent ce retard, dans le démarrage des travaux, à certaines petites difficultés qui faut absolument aplanir avant tout et au nombre desquelles des sautes d’humeur de la part des dirigeants de certaines organisations membres du CNT.

C’est à cet effet que la CMA, le M5-RFP et une forte coalition de partis politiques ont suspendu leur participation à cet organe législatif de la Transition. Déjà avec ces abstentions on serait fondé à se poser des questions quant à la crédibilité de cet organe qui tient toute sa légitimité de son caractère ‘’Inclusif’’.

A l’effet de ces faux bonds au CNT, un acteur politico-religieux membre d’une des organisations abstentionnistes dira : « Par principe j’ai démissionné, le principe c’est quoi ? C’est la loyauté envers le peuple malien, la loyauté envers les compagnons de lutte qui est le peuple M5, également et je l’ai dit, faut que les règles soient respectées pendant cette nomination ».

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Commentaires (3)

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D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 5 ans

Bonjour, Il serait judicieux, en mettant le Mali en avant, que la CMA, la plateforme, la presse, le M5 RFP et tous ceux qui avaient refusé de désigner OU d'accepter leurs candidats qui s'étaient inscrits au CNT, rejoignent le CNT avec les places qui leurs avaient été allouées ET se mettent en contact avec la vice-présidence pour aboutir à un consensus. Le M5 RFP doit faire l'effort de se sacrifier pour la patrie, comme avaient fait les martyrs. De ce fait, il doit permettre à ses membres de participer au CNT. En particulier, le M5 RFP doit permettre à l'imam Oumarou Diarra de reprendre sa place au CNT. Il a évité la trahison en démissionnant, permettez-lui, donc, de reprendre sa place au CNT. Les autres groupes doivent faire autant. Le quota au CNT importe peu, l'essentiel c'est de participer. Pour le Mali, accompagnons la transition en participant au CNT. Dr Anasser Ag Rhissa, expert TIC, Gouvernance et Sécurité, TEL 78731461

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Diawara il y a 5 ans

CET ORGANE EST PLUS QUE CRÉDIBLE PARCEQUE TOUTES LES CC COUCHES Y SONT REPRÉSENTÉES ET CELÀ MÊME SI CERTAINS DÉMAGOGUES S'ACHARNENT SUR LE CNT ÉVIDEMMENT ON LES COMPREND PARCEQUE TANT QU'ILS NE FONT PARTIE DE CETTE INSTITUTION DONC ELLE N'EST PAS CRÉDIBLE. QU'ELLE HONTE. ON VOIT CE GROUPUSCULE DE DÉPUTÉS À LA MANQUE PAR QUI LE PROBLÈME DE L'ANCIEN RÉGIME DIBK EST ARRIVÉ SE MOBILISER COMME QUOI EUX SONT LÉGITIMES POUR ÊTRE DANS LE CNT. MAIS QUEL CULOT CHEZ NOUS IL Y A DES GENS QUI NE SAVENT PLUS CE QUEST LA DIGNITÉ OU LA HONTE.CEST PARCE-QUE CES DÉPUTÉS N'ÉTAIENT PAS CRÉDIBLES QUE LE RÉGIME DIBK EST TOMBÉ ALORS CES MÊMES INDIGNES VIENNENT PROFANER DES MENACES ET DEMANDER AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE RETIRER SON DÉCRET POUR QU'EUX SOIENT NOMMÉS DANS LE CNT MZIS VRAIMENT ON EST TOMBÉ SUR LA TÊTE.ON VOIT BIEN QUE TOUS CES GENS NE SONT ANIMÉS QUE D'INTÉRÊTS PERSONNELS. MAIS SI EUX ÉTAIENT LÉGITIMES ET CRÉDIBLES IBK N'ALLAIENT PAS QUITTER SON POUVOIR. MAIS QU'ILS SACHENT UNE CHOSE LE TEMPS DE LA GRANDE GUEULE ET LE CHANTAGE PERMANENT SONT TERMINÉS AU MALI.SILS VEULENT ÊTRE CRÉDIBLES QU'ILS SE PRÉSENTENT AUX PROCHAINES ÉLECTIONS C'EST MIEUX CAR LE CNT C'EST POUR UN TEMPS COURT. VRAIMENT CERTAINS NE CONNAISSENT PAS LA HONTE QUAND EST CE QUE TOUT ÇA VA CHANGER EN TOUT CAD UNE CHOSE EST SÛRE LE PROCESSUS DU MALI NOUVEAU EST ENGAGÉ ET EN MARCHE POUR LE BONHEUR DU MALI.

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 5 ans

RELECTURE de l'ACCORD DE PAiX en suivant son article 65 avec lancement de sa promotion avec celle du numérique et des emplois verts Bonjour, Il serait judicieux, en mettant le Mali en avant, que la CMA et la plateforme rejoignent le CNT avec les places qui leurs avait été allouées et se mettent en contact avec la vice-présidence pour aboutir à un consensus. Le quota au CNT importe peu, l'essentiel c'est de participer. Félicitations pour le CSA pour l'injonction à la partie malienne de l'établissement de la feuille de route pour la mise en ouvre de l'accord de paix. Cette feuille de route devrait etre précédée, comme le recommande le DNI (Dialogue National Inclusif), par la relecture de l'accord de paix en suivant son article 65. A travers une lettre ouverte adressée à l'ONU, au Président Malien, au Premier Ministre, au CSA, aux Maliens, aux partenaires, j'avais proposé une méthodologie pour cette relecture. Elle était publiée, entre autres, sur le site du DNI. Cette relecture doit etre inclusive et devrait utiliser la même méthodologie que la CEN (Conférence d'Entente Nationale) et le DNI. Elle doit se faire à travers une concertation nationale avec des ramifications régionales. Dans les régions, chaque concertation doit durer trois à quatre jours. La concertation nationale doit durer quatre à cinq jours. La rencontre de quatre jours qui s'était déroulée du 24 au 27 novembre 2020 devrait préparer ou être complétée pour préparer les concertations régionales et permettre de les cadrer en rappelant le contenu de l'accord de paix et en fixant un caneva précis pour les échanges en partant de celui défini par l'accord lui-même. Dr Anasser Ag Rhissa était l'expert consultant pour la méthodologie inclusive utilisée pour la CEN (Conférence d'Entente Nationale). C'est la même méthodologie qui a été utilisée pour le DNI. Je conseille de ne pas être pressé et d'exiger l'aspect inclusif de cette concertation nationale et de ses ramifications régionales. Les concertations régionales pourront se dérouler en parallèle. Par exemple, pour la rencontre qui avait eu lieu du 24 au 27 novembre 2020 sur la feuille de route, la communication avait été très réduite et le moment mal choisi, entre autres, compte-tenu des frustrations issues de la tentative de constitution du CNT (Conseil National de Transition). Pensons, par exemple, à cette inclusivité de tous les acteurs (partis politiques, société civile, syndicats, religieux, notabilités, ...) pour la révision constitutionnelle qui doit prendre en compte des éléments de l'accord de paix, comme la création du Sénat. Pour la promotion de l'accord de paix, des emplois verts et du numérique, il serait judicieux de prévoir le dernier jour de ces concertations (régionales et nationale) pour le lancement d'un FORUM dédié défini en collaboration avec des partenaires Maliens (Présidence. Primature, Haut représentant du président pour la mise en ouvre de l'accord de paix, ministère de la réconciliation nationale, ministère de la communication et économie numérique, ministère de la jeunesse, ministère de environnement et du développement durable, ministère de l'administration territoriale, ministère de la fonction publique, ... ) et des partenaires étrangers (OIF, SMART Africa, ...). Optons pour une inclusivité optimale de ces concertations ET pour la promotion et la mise en œuvre inclusive de l'accord de paix. Dr Anasser Ag Rhissa, expert TIC, Gouvernance et Sécurité, TEL 78731461