vendredi 17 avril 2026
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Lutte contre la délinquance financière : Les actes ne suivent pas les mots

Par L'Informateur 219 vues
Lutte contre la délinquance financière : Les actes ne suivent pas les mots

Presque deux mois après la remise du rapport au président de la transition, les filets de la justice tardent à attraper d’autres poissons en dehors du seul ambassadeur du Mali au Burkina

 

L’opinion était en délire. Rarement la quasi-unanimité était faite autour de la volonté de traduire les délinquants à col blanc devant la justice. Le ton employé, le contexte et la promptitude du président de la transition à transmettre intégralement le rapport et dès lundi – on était vendredi – aux hommes de la loi achevaient de convaincre que le vent du changement soufflait sur le Mali. La confirmation est d’ailleurs  venue de l’interpellation de l’ambassadeur du Mali au Burkina Faso, Amadou Soulalé, puis son incarcération à la Maison d’arrêt de Bamako.

 

« Je combattrai l’impunité de toutes mes forces »

Plus rien depuis. Les augures ont scruté le ciel, le citoyen lambda a prêté l’oreille, les observateurs se sont suffisamment nettoyé les yeux, au risque des les crever, rien de nouveau sous le soleil. Pourtant il y a matière à profusion. D’ailleurs, les propos de Bah N’Daw ont continué de résonner dans les esprits. En recevant le rapport du Vérificateur général, il avait textuellement déclaré  « soyez certain alors, monsieur le Vérificateur général, que la situation ne restera pas en l’état ! Car dès lundi, les départements ministériels concernés seront mobilisés pour que les responsables des entités incriminées sachent que la performance n’est pas facultative mais obligatoire. Il n’y a pas d’hésitation possible ; c’est soi le Mali, soit la porte ! Monsieur le Premier ministre, en tant que chef de l’administration publique, la balle est dans votre camp. Et vous savez à quoi vous en tenir ! Je combattrai l’impunité de toutes mes forces. On réussissait parfois, sous le prétexte de l’urgence, à tromper ma vigilance. Et parfois, je serai victime de nos faibles capacités d’investigations.

Mais, chaque fois que la preuve est établie, je corrigerai l’erreur et la sanction tombera. Personne n’y échappera. Tous ceux qui voudront servir du Mali, au lieu de le servir, le feront à leurs risques et périls. Qu’ils le sachent ! »

Loin de pousser de longues dents carnassières, les irrégularités financières sont épinglées dans trente-une entités vérifiées, notamment les ambassades du Mali – Washington 181,50 millions de F CFA se sont évaporés, Rome 284,15 millions ont été carottés, Abidjan s’est affiché au milieu du tableau sombre avec 166,48 millions,  loin devant Madrid avec 51,05 millions, Ouagadougou a caracolé en tête du classement en pointant 1,84 milliard.

La palme d’or est allée aux sociétés minières. Syama a affiché au compteur des déperditions 227,87 milliards de F CFA contre le nain Loulo et Gounkoto où 60,53 milliards décelés.

Des chiffres qui donnent froid à la colonne vertébrale, donne des vertiges et des sueurs froides. Souffrez de poursuivre le voyage dans la grisaille de la délinquance financière ! Mais nous n’allons pas vous assommer davantage de chiffres. Contentons –nous d’en énumérer quelques uns. D’abord, la Pharmacie populaire du Mali sevrée de 236,41 millions, ensuite  l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM) délesté de 4,53 milliards, et enfin l’Office malien de l’habitat où une évasion de 247,95 millions de nos francs épinglées.

Georges François Traoré

 

 

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Commentaires (4)

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A
Anonyme il y a 5 ans

Mr le Président Ba Ndaw si vous voulez laisser la justice aller à son rythme, rien de sérieux ne se fera et vous savez pourquoi . Exigez de la justice des actions et tout de suite .En RDC le dossier de Vital Kamere n'a pas mis des mois moins des années .Tout est une question de volonté .Ba Ndaw ,ou vous voulez réellement lutter contre la corruption ou alors de grâce ne créez pas de faux espoirs chez le peuple victime impuissante .Reprenez les dossiers classés dans suite , c'était des recours malhonnêtes pour soustraire les coupables de la justice .

A
Anonyme il y a 5 ans

Tous ces délinquants financiers sont les supporters du régime corrompu de IBK .Ba Ndaw en les laissant dehors , menacés ,ils ne laisseront jamais cette transition travailler Il faut aller vite et tres vite .Les dossiers sont déjà établis ,qu'attendez vous .Les anciens premiers ministres, ministres ,responsables des institutions et autres étaient tous corrompus.Les dossiers sont antérieurs à votre magistrature , pourquoi hésitez vous alors que le peuple vous soutien . Sarkozy est interpellé en France . Lula est interpellé au Brésil .La fille de Dos Santos est interpellé e en Angola ,les anciens responsables de haut rang sont interpellé s en Algt .En RDC , le principal allié du président de la République est mis en prison pour détournement et corruption . Pourquoi au Mali des gens comme Soumeilou Boubeye .Boubou Cissé et bit d'autres circulent et narguent les autorités ,narguent même le peuple malien . Et comme si cela ne suffisait pas ils se préparent aux élections pour venir encore voler davantage les pauvres . Dans quel pays sommes nous ?

D
Diawara il y a 5 ans

IL EST TEMPS QUE BAH NDAW ET SON GOUVERNEMENT DÉCIDENT DE QUELQUE CHOSE AFIN QUE CES DOSSIERS DE DÉTOURNEMENTS AVANCENT IL FAUT ÊTRE IMPLACABLE.PLUS LE TEMPS PASSE PLUS LES COMPLOTS SE FORMENT SUR LE DOS DE L'ÉTAT. DONC IL FAUT FAIRE VITE ET NOS DIGNES MAGISTRATS DOIVENT ŒUVRER POUR LE BONHEUR DES MALIENS. ON DIT QUE LES HOMMES POLITIQUE SONT SILENCIEUX MAIS ON COMPREND CE FAIT AVEC TOUS CES MILLIARDS DÉTOURNÉS COMMENT VOULEZ VOUS QUE LES POLITIQUES DISENT QUOI QUE CE SOIT.MAIS QUI VA LES ÉCOUTER AVEC TOUT CE QUI S'EST PASSÉ. NOUS SOUTENONS LA JUNTE.

A
Anonyme il y a 5 ans

Monsieur le journaliste IL EST TEMPS DE DIRE LA VÉRITÉ AU PEUPLE MALIEN! Les dossiers du rapport 2019 du BVG furent transmis à la justice! Sachez que le temps médiatique ne correspond au temps judiciaire! SEM BAH N’Daw a fait son devoir en ordonnant le premier ministre de mettre en œuvre les recommandations du BVG!