vendredi 17 avril 2026
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Mali: prochaine réunion du groupe de soutien à la transition

Par AFP 233 vues

Le groupe de suivi et de soutien à la transition au Mali (GST-Mali), crée par le Conseil de paix et la sécurité de l’Union africaine, tiendra en février sa deuxième session, en vue de fournir l’appui nécessaire à la phase de transition et de discuter de la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation, issu du processus d’Alger, a annoncé mardi le Commissaire à la paix et la sécurité de l’UA, Smail Chergui.

 

” Nous nous préparons pour la deuxième session du groupe de suivi et de soutien, qui se tiendra en février – dans les 8 à 10 prochains jours – et qui sera une réunion qualitative de haut niveau”, a déclaré mardi M. Cherguie à la radio chaîne I.

La réunion vise, a précisé le chef du CPS, à accompagner les Maliens dans la phase de transition et à suivre la mise en œuvre de l’accord de paix, qui revêt une grande importance dans le contexte actuel, car, cette rencontre contribuera à sa mise en œuvre en rendant cette période plus positive en réponse aux aspirations des Maliens”.

Le Commissaire Chergui s’est réjoui, à cet égard, de l’intérêt porté au GST-Mali non seulement de la part des Maliens et des pays voisins, mais aussi de tous les amis du Mali, évoquant les efforts déployés par les différents acteurs en vue d'”améliorer leurs contributions et de tendre la main aux Maliens dans ces circonstances difficiles”.
Concernant l’avancement de la phase de transition, le commissaire africain a noté que “le Mali a respecté tout ses engagements” notamment, dit-il en s’éloignant du facteur d’influence lié au changement non constitutionnel du mois d’août 2020.

Le gouvernement de transition fournit désormais des efforts tous azimuts: préparer les élections, essayer de répondre à certaines exigences sociales, tout en essayant de relancer l’économie nationale sur fond des conditions de sécurité très difficiles et des violences intercommunautaires”.

Lire aussi : ONU: avancées incontestables dans le processus de la transition au Mali
A cette occasion, il a réaffirmé la poursuite des efforts de l’Union africaine, par l’intermédiaire du Conseil de paix et de sécurité (CPS), pour accompagner des millions de personnes dans leur quête de sécurité, indiquant que “ce qui est nécessaire à présent pour tous ceux qui contribuent aux efforts visant à instaurer la paix et la sécurité, c’est de répondre aux exigences nationales et d’avoir une coordination complète entre toutes les parties pour ramener la paix “.

Dans ce contexte, M. Chergui a souligné la nécessité “que tous les efforts ne soient pas axés sur l’ aspect militaire, mais doivent s’orienter vers la relance de l’économie nationale et les moyens d’offrir de l’emploi aux jeunes chômeurs, afin de réduire la possibilité de leur exploitation par des terroristes “.

Le Groupe de suivi et de soutien à la transition au Mali a tenu sa première réunion le 30 novembre dernier à Bamako, sous la coprésidence de l’Union africaine, des Nations Unies, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Ce groupe, créé par le CPS, a pour objectif de coordonner et d’harmoniser les efforts des partenaires pour soutenir le gouvernement de transition et le peuple malien dans le cadre des priorités et des réformes contenues dans la charte de la phase de transition, en plus du suivi de la mise en œuvre de l’accord de paix.

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Commentaires (2)

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D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 5 ans

Bonjour, Bertin Dakouo (journal info-matin), bravo, vous avez raison en publiant l'article intitulé "Zone de défense : la filouterie de la CMA" et votre rédaction en publiant celui-ci "Gourma : une zone de défense, deux commandants". Votre rédaction parle de confrère et respectable activiste, merci, mais je ne suis pas activiste mais spécialiste engagé pour son pays et sa défense et Sécurité à travers le respect de la mise en oeuvre de l'accord de paix et le pacte pour la paix qui permet son accélération et la garantie des engagements des acteurs et des parties prenantes. Malgre le fait que des éléments de réponse sont déductibles de ma contribution (avec un peu moins pour le commandement), la question reste posée, la CMA a-t-elle reÇue l'aval des autorités de transition pour la création d'une telle zone de défense au gourma et au haoussa dans la région de GAO ? En terme de commandement, Y-a-t-il un lien avec l'ICMM (Instance de Commandement Militaire au Mali) sous le leadership de la Minusma. L'ICMM intègre le commandement de la Minusma, des FAMAs, de Barkhane, de l'Eutm et du G5-sahel. Il est en interaction avec Maliko (commandement des FAMAs au Mali) et le MCC (Mécanisme de Commandement Conjoint) entre Barkhane et le FC-G5 sahel (Force Conjointe du G5 Sahel). Le MCC permet d'uniformiser la perception de la situation tactique des deux forces Barkhane et la force du G5 sahel, de fluidifier leurs échanges d'informations, de synchroniser leurs actions, pour de meilleurs résultats opérationnels. Dans cette interconnexion de commandements, le cpmmandement de la CMA se trouve probablement dans l'ICMM sous l'égide de la Minusma, de même que celui des FAMAs. Donc, la CMA n'a probablement pas demandé aux FAMAs ou à l'État Malien une autorisation, ce qui est anormal. Elle a du voir directement avec la Minusma. C'est la résolution du renouvellement du mandat de la Minusma qui a demandé la création de l'ICMM pour plus de synchronisation entre les différentes forces au niveau du Mali. A la création de l'ICMM, les groupes armés Maliens et d'auto-défense Maliens signataires de l'accord étaient absents. Malgré tout l'accord de paix devrait etre respecté par les parties prenantes dont la CMA, la plateforme et les FAMAs. Il fallait donc un consensus entre ces parties prenantes mais aussi les autres forces (Barkhane, Minusma, G5 Sahel, Eutm) sans oublier les citoyens (souvent mis de coté). Merci, Bertin Dakouo, de m'avoir cité dans votre article dont le contenu et l'argumentaire sont judicieusement choisis et merci d'avoir repris ma contribution ci-dessous publiée dans les médias (malijet, Facebook, ...) et sur les réseaux sociaux depuis le 02 février 2021. La pertinence de ma contribution et de l'article de Bertin Dakoua (info-matin) montrent que Malijet avait fait un excellent choix en publiant ma contribution depuis le 02 février 2021. Etre en avance, c'est faire des choix éclairés en s'appuyant sur des spécialistes. Voici ci-dessous ma contribution : Le commandant de zone, Alki Iknane Ag Souleymane, membre de la CMA et du CNT, mais peut etre aussi du G5 Sahel, ne devait pas accepter un cumul de postes et de responsabilités. Automatiquement, il doit etre exclu du CNT et peut etre aussi du G5 Sahel s'il est aussi membre du G5 Sahel. Le président du CNT va probablement l'exclure. Quant à la CMA elle ne doit pas avoir un endroit de sécurisation dédié à plus forte raison deux (Gourma et Haoussa). C'est une violation de l'accord de paix qui prévoit une responsabilité partagée (articles 2, 21 et 22) entre les parties prenantes (FAMA coté gouvernement, Plateforme et CMA) à l'accord de paix. Ce n'est pas la première fois, par le passé la CMA avait tenté d'occuper Menaka en y mettant ces éléments alors que GATIA et la plateforme y étaient. Respectons la responsabilité partagée à travers des consensus entre les parties prenantes à accord de paix auxquels pourront éventuellement participer des partenaires dans le cadre de la sécurisation partagée tout en veillant à la légitimité militaire (souveraineté nationale). Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert, Gouvernance et Sécurité TEL 78731461

F
Fanga 10020 il y a 5 ans

"Le groupe de suivi et de soutien à la transition au Mali (GST-Mali), crée par le Conseil de paix et la sécurité de l’Union africaine, tiendra en février sa deuxième session, en vue de fournir l’appui nécessaire à la phase de transition et de discuter de la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation, issu du processus d’Alger, a annoncé mardi le Commissaire à la paix et la sécurité de l’UA, Smail Chergui." C'est normal : "Son Excellence Monsieur" Smaїl Chergui est un ancien diplomate algérien avec plus de 30 ans d'expérience au ministère des Affaires étrangères de l'Algérie ! L'Algérie, ce grand voisin qui vous veut du bien. Lire : https://au.int/******** <sup><font color=#0066FF;>[masqué car insultes interdites sur Malijet !]</font></sup>/se-smayil-chergui Espérons que les autorités politico-militaires actuelles au Mali éviteront le piège que leur tend ses "partenaires" étrangers et ne se laisseront pas enfermer dans le rôle de marionnettes auquel certains veulent les réduire.