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Suppression de l’aide aux partis politiques : Le niet de la classe politique

Par La PLUME 217 vues
Suppression de l’aide aux partis politiques : Le niet de la classe politique

Pour échanger sur le rapport de synthèse du comité d’experts sur les réformes électorales et politiques au Mali, tenu, les 25, 26 et 27 janvier 2021 à Bamako, le cadre de Concertation du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et les représentants des partis politiques s’est réuni le vendredi, 05 mars 2021. Lors cette rencontre, beaucoup de points de discorde se sont révélés, parmi lesquels la suppression de l’aide aux partis politiques, la caution de 50 millions FCFA à la présidentielle à venir.

 

Dans son rapport de synthèse,  le comité d’experts sur les réformes électorales et politiques au Mali avait formulé une série de propositions. Il s’agit, entre autres, la suppression de  l’aide publique aux partis politiques; l’augmentation de la caution de la candidature à l’élection du président de la République de 25 à 50 millions de F CFA; la dissolution de la CENI et la mise en place d’un organe unique de gestion des élections sous l’égide du ministère de l’Administration territoriale.

Ces  propositions annoncées par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, n’ont pas été bien appréciées par les représentants des partis politiques qui ont  rejeté en bloc lesdites propositions.

Celle qui a le plus suscité la colère est surtout la suppression de l’aide publique aux partis politiques dont  dépendent en partie les 219 partis au Mali. Le second point qui n’a pas été du goût des représentants des partis politiques était l’augmentation de la caution de la candidature à l’élection du président de la République de 25 à 50 millions de F CFA.

Le ministre de l’Administration territoriale aurait indiqué que les futurs candidats à la présidentielle de 2021 devront verser une caution  de 50 millions de FCFA. Les candidats qui parviendront à atteindre le score de 5% au premier tour se verront rembourser 50% (25 millions) du montant versé pour leur participation.

Zié Coulibaly

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Commentaires (1)

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C
cissé il y a 5 ans

La démocratie à la malienne depuis 1992, a montré bien des limites dans le fonctionnement des institutions, notamment au niveau de la Cour Constitutionnelle, où six (06) de ses membres sont désignés par des politiques. Peut-on dans ce cas de figure, s'attendre à une indépendance totale des membres de cette Cour ? Le temps a démontré qu'il faille revoir le système de désignation à ce niveau. S'agissant de la CENI, les partis politiques, à travers leurs candidats, qui concourent au suffrage universel direct, ne peuvent pas se refuger derrière l'indépendance écrite de ce organe, pour influer sur les résultats des votes. Demeurer juge et partie, telle a été la devise et le comportement des politique dans ce organe durant des années. La place des partis politiques se trouvent plutôt dans les bureaux de votes à travers leurs représentants légaux, qui veuillent sur la régularité des scrutins et qui signent le procès verbal du bureau de vote. Le financement des partis politiques par le budget d'ETAT. Combien de partis politiques n'auraient jamais existé sans cette manne financière ? Dans les démocraties fortes en occident, ce sont les citoyens qui financent les partis. Pourtant, notre Constitution est inspirée de celle de la France. Pour quoi n'avoir pas calqué le modèle français en la matière ? Je le critique par rapport à l'usage réel des fonds qui est fait, en comparaison à l'inexistence de sièges de la plupart des partis à l'échelon régional, local et communal du pays. Il en est de même de leurs fonctionnements irréguliers avec un personnel devant être requis pour la circonstance. Qu’une inspection du Ministère de l'Administration Territoriale aille recenser les sièges légaux existants et il y aura des surprises désagréables après celle-ci. Je n'ai jamais été contre un parti politique. Mon combat, les hommes et femmes politiques doivent cultiver davantage les vertus qui contribuent au changement positif du niveau de vies des populations, afin d'être en phase avec les statuts de leurs partis. Concernant le financement des partis politiques, son maintien doit être assorti de nouveaux critères rigoureux légaux devant être prescrites, pour récompenser les plus méritants. MALIBA