vendredi 17 avril 2026
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Silence, le Conseil national se vide

Par Le Témoin 355 vues
Silence, le Conseil national se vide

 

Au départ très prisé et convoité de toutes parts, l’organe législatif de la transition est certes encore en nombre largement suffisant pour délibérer. Il n’en demeure pas moins que les défections ne se comptent plus sur les doigts d’une main.

Après les démissions ou refus de siéger de l’imam Oumar Diarra et de la fille aînée de Ousmane Chérif Madani Haidara, plusieurs autres membres, apprend-on, ont abandonné sur la pointe des pieds le Conseil national de transition.

Nos affirment qu’on en décompte déjà six conseillers au total ayant officiellement jeté l’éponge et dont la plupart évoquent le même motif de convenance. Il faut dire que beaucoup s’étaient tout simplement mépris sur la disponibilité qu’exige la fonction législative, tandis que d’autres semblent déçus par la persistance des pratiques naguère reprochées à l’ancienne représentation nationale : dépenses exorbitantes, recrutements peu désintéressés de personnels, des avantages dans les mêmes proportions que ceux fustigés par les adeptes du changement, etc.

La Transition rattrapée par un putsch à l’aveuglette

Face aux énormes défis qu’elles affrontent laborieusement et avec tant de peine, la Transition est en passe d’être rattrapée par les erreurs et incuries irréversibles de ceux qui l’ont occasionnée. Elles leurs rebondissent à la face notamment à travers plusieurs missions contraignantes dont les réformes institutionnelles.

Comment par exemple organiser l’élection présidentielle avec une Ceni représentative des différentes forces politiques ? C’est manifestement la quadrature du cercle, et pour cause : alors que l’Assemblée nationale est dissoute, l’actuel CNT ne repose sur aucun critère qui puisse les départager.

Reste la possibilité d’adaptation de la nouvelle loi électorale en gestation à cette donne, imputable par ailleurs aux ardeurs euphoriques de putschistes. Toujours est-il que d’autres effets imprévus vont réapparaître avec une suppression probable du parrainage parlementaire des candidatures à la présidentielle.

On pourrait peut-être ne retenir que le seul parrainage des élus municipaux, quoique cette option, par-delà l’expiration des mandats municipaux au moment du scrutin, préfigure d’une affluence ingérable de candidatures que le seul relèvement de la caution pourrait ne pas freiner. Paradoxe : il fallait épargner l’assemblée nationale d’une dissolution pour que la tâche soit plus facile.

Rassemblées par la Rédaction

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Commentaires (1)

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C
cissé il y a 5 ans

Dans cet article, il est écrit, la CENI représentative des différentes forces politiques. Depuis quand les partis politiques représentent une force au Mali ? De 1992 aux dernières élections, entre le nombre de votants d'inscrits et ceux qui votent réellement, les statistiques officielles en la matière sont formelles. Exemple : plus de 7 000 000 d'inscrits, à l'arrivée, ce sont moins de 2 000 000 millions qui élisent le Président, moins d'un million qui élisent les Députés et moins de 500 000 qui élisent les Maires. A comparer avec la population du Mali estimée à plus de 15 millions. C'est cela la démocratie participative des populations ? Au contraire, les partis politiques sont incapables de mobiliser les électeurs. Où est la force des partis politiques ? Ce qui les intéressent, c'est le pouvoir, toujours le pouvoir et les nombreux avantages liés à celui-ci. Pire, rares sont ceux qui présentent de véritables programmes de développement. Qu'ils acceptent de faire une pause bilan sur toutes les élections passées afin de repartir sur de bases saines. MALIBA