samedi 18 avril 2026
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Fin de la mission de Barkhane : Et si on transformait le mandat de la Minusma ?

Par Le Démocrate 210 vues
Fin de la mission de Barkhane : Et si on transformait le mandat de la Minusma ?

Si les casques bleus craignent le départ de Barkhane, soit ils transforment leur mandat en plus robuste, soit ils dégagent de notre pays en libérant les 7400 soldats africains qu’on va reverser dans le G5 Sahel pour combattre les djihadistes ensemble. Les terroristes ne sont pas mieux équipés que vous. Ils sont plus braves seulement. L’ONU va continuer à prendre en charge, le nouveau effectif du G5 Sahel (7400+5000=12400), l’équivalent actuel de la Minusma en salaires et en fonctionnement jusqu’à la victoire finale.

 

Au Mali, le mandat de la mission onusienne doit être renouvelé d’ici à la fin du mois, on ne s’attend à aucun changement dans le format de cette opération de maintien de la paix, mais l’annonce de la fin de l’opération française Barkhane est dans toutes les têtes. La Minusma n’a pas réagi à l’annonce de la fin de Barkhane, officiellement la mission indique toujours « évaluer les éventuelles conséquences » de ce retrait. Mais hors micro, les soldats de la paix ne cachent pas leur inquiétude.

« Dans certaines zones, la simple présence de Barkhane est dissuasive, explique un responsable militaire onusien, et quand on subit de grosses attaques, ce sont eux qui nous défendent. »

En avril, lorsque le camp d’Aguelhok dans la région de Kidal est assailli par une centaine de djihadistes, c’est l’intervention des avions français qui renverse la tendance. Et les exemples ne manquent pas, rappelle ce gradé basé à Tombouctou et qui, sans dénigrer sa propre maison, explique que « la puissance, la réactivité, le professionnalisme et la cohésion » de la force française sont des recours précieux qui manqueront en cas d’urgence.

« Le retrait français va laisser le champ libre aux djihadistes »

Lui et un autre gradé onusien, basé à Mopti, évoquent aussi le partage d’informations, craignant que les renseignements que pourraient fournir d’autres partenaires, régionaux ou européens, ne soient pas du même niveau.

Enfin et surtout, c’est le maillage qui inquiète : « Ils vont laisser du vide, déplore un général de la force onusienne en poste dans le Nord ». « Barkhane fait du contrôle de zone, c’est une force mobile qui gêne les mouvements des djihadistes », abonde le casque bleu de Tombouctou. Selon lui, « le G5 n’aura pas le même niveau, Takuba mène des opérations ciblées et ponctuelles.Donc, le retrait français va laisser le champ libre aux djihadistes », prédit-il sans cacher son pessimisme. «Ils se répandront sur davantage de surface, et là où ils viennent une fois dans le mois, ils pourront venir trois fois […] les populations subiront davantage leur loi ».

La force française Barkhane et les casques bleus de la Minusma n’opèrent pas ensemble : la première a une visée antiterroriste offensive, de renseignement et d’attaque, lorsque la seconde est au Mali pour assurer le maintien de la paix, avec une simple capacité de réaction et de réplique, même si elle peut s’avérer robuste. Mais elles collaborent, notamment pour le partage d’informations, et surtout partagent le même terrain d’action et les mêmes ennemis. À ce jour, la Mission onusienne n’a pas réagi à l’annonce du retrait de la force Barkhane et indique toujours « évaluer les éventuelles conséquences ».

Abdoulaye Bah

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Commentaires (4)

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A
Anonyme il y a 4 ans

Quand est-ce qu'ils vont rentrer chez eux ?

D
diarra il y a 4 ans

Mort à la france et sa barkhane, CMA- tous les apatrides du Mali. Vive le Mali et ses amis sinceres : Iran-Corée- Russie- Chine- Syrie-Guinée Bissao- Zimbawé.....

F
Fanga 10020 il y a 4 ans

La solution sécuritaire est endogène. Il ne faut pas compter sur les forces étrangères pour assurer sa sécurité nationale. Les forces étrangères sont au Mali depuis bientôt une décennie. On a tiré le bilan de l'efficacité de cette présence. Il est temps de voler de ses propres ailes et de se débrouiller autrement en explorant d'autres pistes.

D
Diawara il y a 4 ans

IL FAUT ARRÊTER DE NOUS ENFUMER AVEC BARKHANE QUI EN MÊME TEMPS COLLABORAIT AVEC LES DJIHADISTES QUI SONT RAVITAILLES ET ENTRETENUS PAR CE MÊME BARKHANE. AU CONTRAIRE QUAND ILS PARTENT QU'ON VERRA CLAIR DANS CETTE AFFAIRE.NOUS SAVONS QUE NOS MILITAIRES SONT VALABLES ET A LA HAUTEUR CHOSE QUE LES FRANÇAIS ONT REFUSE DE RECONNAÎTRE PARCE QUE CELA LES EMPÊCHERAIENT DE S'Y INSTALLER DURABLEMENT. C'EST CE QU'ON SAIT ET QUE BARKHANE SAIT AUSSI. L'ON NE PEUT COMBATTRE UN MAL QUE L'ON ORGANISE SOIT MÊME.