samedi 18 avril 2026
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Ultimatum de l’UNTM aux autorités de la transition: Le colonel Assimi Goïta dos au mur

Par Le Nouveau Réveil 304 vues
Ultimatum de l’UNTM aux autorités de la transition: Le colonel Assimi Goïta dos au mur

Il n’y aura pas d’état de grâce pour le colonel Assimi Goïta, le nouveau président de la Transition au Mali. En effet, à peine son Premier ministre et chef du gouvernement, Choguel Kokala Maïga, nommé et installé dans ses fonctions dans la foulée de sa prestation de serment, que les syndicats regroupés au sein de l’UNTM (Union nationale des travailleurs du Mali) sont sortis du bois pour remettre sur la table leur plateforme revendicative vieille de plusieurs mois.

 

Dans ce sens, ils ont lancé un ultimatum de dix jours aux autorités de la Transition pour poser « des actes forts » dans le sens de la satisfaction de leurs doléances, faute de quoi, disent-ils, « l’UNTM s’assumera par rapport à ses revendications ».  Ils ont aussi tenu à préciser, au passage, que leur mouvement de grève « n’a pas été levé, [mais] a été suspendu ». Une piqûre de rappel qui a tout son sens, en ce qu’elle pourrait lever le doute dans les esprits de ceux qui avaient vu dans la suspension du mouvement de grève de l’UNTM, une possible connivence avec les tombeurs des dirigeants de la Transition.

On attend de voir la recette que le colonel-président va sortir de son béret pour calmer le front social

D’autant que le récidiviste jeune putschiste de Kati ne s’était pas gêné pour justifier en partie son coup de force contre les autorités de la Transition, par leur incapacité à apporter une réponse adéquate à la contestation politique d’une part, mais aussi  sociale menée d’autre part par les syndicats. De là à penser que le président Bah N’Daw et son Premier ministre Moctar Ouane n’ont été que les victimes exquises et expiatoires d’une junte militaire aux ambitions “pouvoiristes”, il y a un pas que bien des démocrates du continent ont vite fait de franchir.

À présent, la question qui se pose est de savoir si Assimi Goïta sera pris à son piège. En tous les cas, maintenant qu’il s’est confortablement installé à la tête de la Transition, on attend de voir la recette que le colonel-président va sortir de son béret pour calmer le front social qui menace de rentrer en ébullition et de lui pourrir le « mandat ». Car, il faut croire qu’avec leur détermination affichée, les syndicalistes ne sont pas prêts à se laisser conter fleurette.  En tout cas, en partant de leur sacro-sainte logique que l’État est une continuité, tout porte à croire que ce qui a prévalu pour Bah N’Daw, le sera aussi pour Assimi Goïta. De ce point de vue, l’on peut s’attendre à ce que les syndicats ne démordent pas de leur position tant qu’ils n’auront pas suffisamment de garanties quant à la satisfaction de leurs doléances qui vont du traitement des cas des travailleurs déflatés des anciennes entreprises d’État à l’harmonisation des grilles indiciaires pour les salaires des fonctionnaires, les primes et autres indemnités accordées à certaines catégories de travailleurs.  Un travail de titans qu’il sera difficile de résorber en une simple transition. C’est dire si avec ce coup de semonce des syndicats dont on connaît la force de frappe, les nouvelles autorités de la Transition au Mali sont déjà presque dos au mur.

 Crise sociale majeure en gestation, un véritable caillou dans la godasse du colonel Assimi Goïta

Que faire alors pour desserrer cet étau pour une meilleure poursuite du processus, sachant que la Transition est attendue sur d’autres questions autrement plus cruciales, comme celle de la réponse sécuritaire face péril djihadiste et surtout le défi de l’organisation des élections à bonne date pour le retour à l’ordre constitutionnel normal ? Au pied du mur, on attend le maçon Assimi Goïta et son chef de chantier, Dr Choguel Maïga dont le déplacement à la Bourse du Travail, bien qu’ « apprécié à sa juste valeur », ne semble pas avoir rassuré outre mesure les représentants de cette centrale syndicale en lutte.  

En effet, ces derniers disent non seulement avoir décliné l’offre d’entrée dans le gouvernement, mais aussi nourrir des craintes quant à la présence, dans la nouvelle équipe de l’Exécutif, de « syndicats les plus ouvertement opposés aux revendications de l’UNTM ». Jusqu’où ira donc ce bras de fer naissant entre les syndicats et les nouvelles autorités de la Transition ? Bien malin qui saurait répondre à cette question. 

En attendant, cette crise sociale majeure en gestation, est en train de se présenter comme un véritable caillou dans la godasse d’Assimi Goïta. Et en pareilles circonstances, la tentation, pour des autorités trop acculées, serait de déplacer le problème au lieu de le résoudre, ou d’aller à un mauvais arrangement en attendant de refiler la patate chaude aux futures nouvelles autorités. C’est le véritable danger qui guette le Mali, à moins que d’ici à là, le jeune colonel ne sorte de son béret, la recette magique pour calmer définitivement les ardeurs des syndicalistes.

Arouna Traoré

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Commentaires (6)

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J
JMR il y a 4 ans

Si Assimi a relevé IBK et NDAW pour n'avoir pas su répondre aux demandes des partenaires sociaux, il peut se relever lui même s'il n'obtient pas un accord ....

J
JMR il y a 4 ans

Quel rapport entre "Le Drian" et l'UNTM ? Diawara tu as encore trop bu !

C
cissé il y a 4 ans

Je ne suis pas journaliste de profession, ni de fonction. Je publie sur ce site, mes opinions personnelles, assorties de suggestions. Monsieur l'initiateur de cet article, l'un des critères exigés par rapport à la rédaction d'un article de journal apolitique, est celui de l'impartialité. Je ne passe pas sous silence l'objectivité, la prudence et la courtoisie. Les revendications de l'UNTM sont légitimes. Le pays traverse une grave CRISE qui nécessite la conjugaison de tous ses fils, afin de repartir sur de bases saines. MALIBA

D
Diawara il y a 4 ans

MAINTENANT JE PENSE QUE TOUT LE MONDE A COMPRIS POURQUOI J'AI DÉNONCÉ ET TOUJOURS APPELER LE DRIAN JEAN YVES LE TRUAND C'ÉTAIT À CAUSE DE SA FAÇON DE CORROMPRE NOS DIRIGRANTS. VOILÀ QUE LE PROBLÈME DES PASSEPORTS SAUTENT COMME UNE BITE DE ******** <sup><font color=#0066FF;>[masqué car insultes interdites sur Malijet !]</font></sup>.

D
Diawara il y a 4 ans

SI L'UNTM METTAIT UN PEU D'EAU DANS SON VIN CELÀ POURRAIT AIDER PAR LES TEMPS QUI COURENT CAR L'HEURE EST AUX SACRIFICES POUR CE PAYS QUE TOUS DISENT AIMER. LE MALI EST A UN MOMENT OÙ CHACUN DEVRAIT RÉFLÉCHIR AVANT DE POSER UN ACTE QUI AMÈNE LE TROUBLE PATRIOTISME OBLIGE UN PEU DE DIGNITÉ NE TUE PAS.

D
Diawara il y a 4 ans

SI L'UNTM METTAIT UN PEU D'EAU DANS SON VIN CELÀ POURRAIT AIDER PAR LES TEMPS QUI COURENT CAR L'HEURE EST AUX SACRIFICES POUR CE PAYS QUE TOUS DISENT AIMER. LE MALI EST A UN MOMENT OÙ CHACUN DEVRAIT RÉFLÉCHIR AVANT DE POSER UN ACTE QUI AMÈNE LE TROUBLE PATRIOTISME OBLIGE UN PEU DE DIGNITÉ NE TUE PAS.