Organisation des élections générales au Mali : Le CESC invite les autorités de la transition à plus d'écoute, d'ouverture et de consensus
La cérémonie de clôture de la session inaugurale de la 6ème mandature du Conseil Economique, Social et Culturel (CESC) s’est tenue, le vendredi 30 juillet 2021 à Koulouba (Bamako). Ladite cérémonie était présidée par le président de l’institution, Yacouba Katilé, en présence du Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, des autres membres du CESC et d’autres personnalités. Dans son discours, le président du CESC, Yacouba Katilé , a invité les autorités de la transition à « plus d’écoute, d'ouverture, en vue de trouver le consensus, condition sine qua non pour la tenue des élections transparentes, libres et crédibles ».
Démarrés le 26 juillet dernier, les travaux de la session inaugurale de la 6ème mandature du Conseil Economique, Social et Culturel (CESC) ont pris fin le 30 juillet 2021. Au cours des travaux, un nouveau bureau présidé par Yacouba Katilé, secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a été mis en place.
Dans son discours de clôture, Yacouba Katilé a fait savoir que le renouvellement du Conseil Economique, Social et Culturel intervient dans un contexte particulier, caractérisé par une crise multidimensionnelle qui mine le Mali depuis 2012. « Aux autorités de la Transition, nous prônons le sens de l'écoute et à plus d'ouverture, en vue de trouver le consensus, condition sine qua non pour la tenue des élections transparentes, libres et crédibles », a déclaré le président du CESC, Yacouba Katilé. Le Conseil Economique, Social et Culturel en tant que cadre approprié de débats féconds, d'analyses approfondies, de liberté d'opinion dans la sérénité, le respect réciproque, la courtoisie et en tant que condensé des diversités de la Nation, dit-il, veillera sur le traitement des priorités de la Nation : à savoir créer un Mali Nouveau. Il a souhaité la révision de la charte des partis politiques et la relecture du code électoral. Pour lui, la restructuration territoriale devrait mettre fin aux difficultés des relations villes-campagnes, et accélérer ainsi l'évolution des mentalités vers l'unité nationale, accélérer la scolarisation, l'aménagement du territoire, son maillage par les infrastructures sanitaires, judiciaires, sécuritaires, de transports et de communication. Selon lui, la réussite de la restructuration territoriale est une prémisse à la cohésion nationale. «Telles sont les priorités dont la réalisation crédibilisera sans doute les futures élections. Le CESC devrait être un véritable laboratoire pour proposer des schémas, des idées, des méthodes susceptibles par leur mise en œuvre de contribuer au Mali Nouveau », a-t-il dit. Aux dires de Yacouba Katilé, la situation syndicale doit être imprégnée des nécessités de construction d'un Nouveau Mali, car les syndicats sont les principaux artisans des changements assurant la paix sociale, car une de leurs missions cardinales est de résoudre les problèmes vitaux du peuple. « Nous voulons reconstruire la politique, l'économie, la société, la culture, et cela ne peut se faire dans la précipitation, dans l'impatience d'avoir de pseudo dirigeants légitimes, quand on sait que moins de 20% de la population se sentiraient concerner par les échéances électorales. Pour faire face aux préparatifs d'un renouveau que les résultats des élections précipitées, impréparées ne pourraient peut-être pas entreprendre, il convient de donner la parole au peuple, à travers de véritables concertations », a conclu Yacouba Katilé.
Pour sa part, le Premier ministre, Dr. Choguel K. Maïga a fait savoir que le Mali a besoin d’un véritable renouveau de gouvernance. Avant d’inviter le CESC à peser de tout son poids pour la bonne marche de la transition en cours. Il a saisi l’occasion pour informer l’opinion publique de la tenue très prochainement des Assises nationales de la Refondation (ANR). Selon lui, il n’y aura pas de censure lors de ces assises. Il a souhaité qu’aucune élite, qu’aucun groupe ne puisse désormais prendre en otage le pays. Pour le chef du gouvernement, il faut un système de révocation des gouvernants indélicats par le peuple.
Aguibou Sogodogo