lundi 20 avril 2026
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Gouvernance : Katilé se lâche sur la démocratie malienne

Par La Preuve 372 vues
Gouvernance : Katilé se lâche sur la démocratie malienne

Parlant de la situation socio-économique du Mali, Yacouba Katilé, le tout nouveau président du Conseil économique, social et culturel du Mali s’est montré peu tendre. Selon lui, la situation du pays est compliquée depuis un certain temps, surtout par rapport au problème d’insécurité. Mais c’est au sujet de la démocratie qu’il s’est montré dur. « Depuis un certain temps, on peut parler de décennies d’ailleurs, puisqu’après mars 91, tout le monde a applaudi l’avènement de la démocratie ».

 

Et Katilé de poursuivre en expliquant que la démocratie malienne a aussi des torts, des défauts qu’il convient de corriger rapidement. « Il y a des emprunts, que ce soit au niveau de la Constitution, que ça soit au niveau d’autres instruments juridiques, il y a des emprunts qui souvent ne cadrent pas trop avec les réalités de nos cultures, de notre façon de vivre. Malheureusement, tout est calqué sur ce qui se passe ailleurs et on veut coûte que coûte passer cela au niveau du pays.Ce qui fait qu’il y a beaucoup de difficultés », a-t- il laissé entendre lors de sa première interview accordée à la presse en tant que président du Conseil économique, social et culturel du Mali.

Selon lui, à cause de cela, certains pensent qu’ils sont un peu mis en marge dans la gestion de la chose publique. Comme solution, on a eu à faire recours à la décentralisation. Ça commence à aller maintenant, selon Katilé qui a rappelé qu’à un moment donné il y a eu beaucoup de difficultés. « Si le transfert de compétences est devenu une réalité, Katilé indique qu’au plan financier et économique, il y a des difficultés. On n’arrive pas du tout à concilier les deux ; ce qui pose beaucoup de problèmes à plusieurs niveaux », a-t- il dit.

Beaucoup de voix s’élèvent contre le maintien du Conseil économique social et culturel, la 8è institution du pays. C’est mal connaitre l’institution que de demander une telle chose. Pour lui, c’est une institution qui a une importance capitale. « Malheureusement, on ne cherche pas trop à comprendre. On pense que c’est une institution de trop, une institution inutile.Mais en réalité, lorsqu’on fait le tour du monde, on se rend compte que c’est une institution importante ».

Il soutient que le Conseil économique, social et culturel est chargé des conseils auprès des autorités, que ce soit le président de la République, le gouvernement ou l’Assemblée. C’est pourquoi chaque année elle fait ses missions de recueil auprès de la population à la base, à l’’intérieur du pays et à Bamako. Mais aussi au-delà, à travers la diaspora, auprès des Maliens établis à l’extérieur pour s’imprégner de ce qu’il y a comme difficultés par rapport à la situation du pays.

Katilé a bien conscience que certains pensent qu’il représente maintenant une institution budgétivore et insignifiante. Mais il rétorque qu’un conseiller au niveau du Conseil n’a comme indemnité que 75 000 FCFA. Cela fait des années, et ça ne donne pas l’engouement à certains qui, dans le cadre professionnel, sont dans les fonctions libérales et qui sont en train de travailler dur. « S’il faut qu’ils arrêtent tout et venir consacrer leur temps au niveau du Conseil économique pour recevoir comme indemnité 75 000 FCA, ça décourage beaucoup de gens », a-t-il affirmé. « On met les gens en mission, il faut mettre également les moyens ».

Oumar KONATE

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Commentaires (2)

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C
cissé il y a 4 ans

Les démocraties sont essentielles dans la vie d'une nation. Cependant, les nôtres en Afrique et au Mali, demeurent des refuges pour la majorité d'élus de se servir en avantages financiers à travers leurs fonctions officielles et se pérenniser au pouvoir. Il est utile de les rappeler que lorsqu’on travaille en équipe, il faut impérativement que les choix judicieux pour l'avenir du pays, soient dictés par les compétences des personnes qui gouvernent et non par des raisons uniquement amicales au détriment des populations pour lesquelles ils sont censés travailler. MALIBA

D
Diawara. il y a 4 ans

ON VEUT TOUJOURS PLUS POYR DES GENS QUI SONT PRATIQUEMENT PAYER À NE RIEN'FOUTRE NORMALEMENT CES FONCTIONS NE DEVRAIENT PAS EXISTER CAR NOUS AVONS D'AUTRES INSTITUTIONS QUI SONT BIEN PLACÉS POUR FAIRE CE TRAVAIL. CERTAINS AU MALI VEULENT TOUJOURS PLUS TOUJOURS DE L'ARGENT POUR DES FONCTIONS INUTILES SACHEZ QUE MAINTENANT CE QUI EST PRIORITAIRE AU MALI AUJOURD'HUI AVEC L'ARRIVÉE DU PRÉSIDENT PATRIOTE HASSIMI GOITA C'EST LE FAIT DE CREUSER DES PUITS POUR LES PAYSANS ET TOUS CEUX QUI SONT DANS LE BESOIN. LES DÉSHÉRITÉS ET AUTRES PAUVRES MALIENS QUI ONT DES PROBLÈMES À SURVIVRE. VOILÀ CEUX À QUOI LE PRÉSIDENT HASSIMI GOITA S'EST ATTAQUÉ MAIS PAS DANS L'ENTRETIEN DES FONCTIONNAIRES QUI SONT EN CRAVATES OÙ BOUBOU BAZIN DANS DES 4X4 CLIMATISÉS NON NON ET NON. LE PRÉSIDENT HASSIMI GOITA À D'AUTRES PRIORITÉS VIRALES POUR AMÉLIORER LES CONDITIONS DE VIES DES PLUS PAUVRES. CECI ÉTANT PARLONS-EN CE QUI CONCERNE CETTE SOIT DISANT DÉMOCRATIE MOT INVENTÉ PAR LES OCCODENTAUX PRÉDATEURS IMPÉRIALISTES POUR UNIQUEMENT DÉSTABILISER LE TIERS-MONDE. SI L'ON REGARDE BIEN LA DÉMOCRATIE CONSISTE CHEZ EUX À SEULEMENT L'IMPOSER AUX AUTRES MAIS PAS EUX QUI LA FAÇONNENT EN FONCTION DE LEURS BESOINS ALORS QUI EST CON DANS L'AFFAIRE. LORSQUE LES FRANÇAIS VONT ASSASSINER DES PRÉSIDENTS AFRICAINS CHEZ EUX PARCEQUE CES DERNIERS REFUSENT DE FAIRE CE QUE VEUT LA FRANCE ALORS C'EST DÉMOCRATIQUE. ENTRE NOUS VOUS SAVEZ NOUS AUTRES PATRIOTES PANAFRICAINS LEUR DÉMOCRATIE NOUS PISSONS DESSUS PARCEQUE L'AFRIQUE EST DÉMOCRATE DEPUIS DES MILLÉNAIRES ALORS ARRÊTER DE TOUJOURS UTILISER LEURS BALIVERNES NOUS AUTRES PATRIOTES PANAFRICAINS PENSONS AFRIQUE ET ÉMERGENCE POINT BARRE.