lundi 20 avril 2026
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L’Algérie veut renforcer sa position au Mali et dans le Sahel

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L’Algérie veut renforcer sa position au Mali et dans le Sahel

Après la visite au Mali la semaine dernière du ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, Alger tente-t-il d’occuper à nouveau une position dominante dans la crise malienne ?

 

La présence des forces étrangères de la Minusma et de Barkhane avait quelque peu changé la donne, mais le grand voisin du Mali envisage clairement de poser les jalons afin de redevenir incontournable sur le dossier malien et même dans le Sahel.

C’est dans ce but que le ministre algérien des Affaires étrangères est arrivé à Bamako avec le nouveau président du Comité de suivi de l’accord de paix d’Alger, un poste traditionnellement occupé par son pays. Le diplomate Boudjemâa Delmi, qui l’occupe désormais, aura une double casquette, et c’est une première. Il est également envoyé spécial de l’Algérie pour le Sahel.

« Nous sommes votre grand voisin »

Le message est clair : Alger veut revenir en force dans le dossier malien. Dans la sous-région, en tout cas, l’Algérie souhaite davantage peser sur le cours des évènements. Depuis l’arrivée dans le nord du Mali notamment des forces onusiennes et la création de la force conjointe du G5 sahel, le Cémoc, une structure militaire et de sécurité sous-régionale créée par Alger, ne fonctionne quasiment plus.

 

Mais l’Algérie suit aussi de près la transformation de l’opération Barkhane en opération militaire européenne Takuba, avec le départ des troupes françaises de Kidal et de Tessalit, deux localités situées dans une région du nord qui ont une frontière avec l’Algérie.

Au cours de son séjour, Ramtane Lamamra  a rencontré plusieurs autorités maliennes et participé à une réunion de la médiation internationale dans la crise malienne avant d’annoncer que son pays pourrait mettre la main à la poche pour accélérer la mise sur pied de l’armée malienne reconstituée, composés d’éléments des troupes régulières et d’ex-rebelles.

Officiellement, il n’a pas évoqué la rupture des relations diplomatiques entre son pays et le Maroc. Mais quand on sait que le Maroc entretien d’excellentes relations avec le Mali, l’actuel président Assimi Goïta s’y est rendu lorsqu’il était numéro deux du régime, le chef de la diplomatie avait peut-être un autre message à faire passer : « Nous sommes votre grand voisin ».

 
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Commentaires (2)

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WAN GOZMA il y a 4 ans

« Quelques pistes à suivre pour l’intérêt du peuple touareg saharien » par Wartehen ; Bamako (Mali) ; posté sur Malijet du 20 Octobre 2014. Le mouvement rebelle touareg terro-narcotrafic, séparatiste, indépendantiste, renégat et apatride, j'ai nommé l’innommable MNLA, a empesté le Burkina après la fessée reçue en Juin 2012 à Gao par le MUJAO. Si les généraux arabes narcotrafics algériens veulent amadouer le MNLA qui ne représente pas le peuple touareg malien, c'est pour détourner/endormir/dévier « l’esprit touareg rebelle saharien », « une révolution » qui viserait la libération de l'Ahaggar touareg algérien colonisé par les arabes ; pour illustrer mon propos, voir l’article en annexe. En effet, si les jeunes touaregs maliens émigrés en Libye, des mercenaires vulgaires fuyards, qui ont abandonné en fin 2011 Kadhafi, leur Amanokal des temps modernes, étaient animés d‘amour et de sincérité envers le peuple touareg, ils auraient dû se rabattre sur le Sud algérien touareg, territoire leur appartenant historiquement, riche et colonisé au lieu de s'en prendre au Nord du Mali qui n'a pas d'enjeux économiques pour des touaregs errants en quête de foyer viable, leur fameux Azawad (la cuvette fossile du Sahara central ne contenant que les salines de Taoudéni) ne pouvant servir de territoire socialement habitable et économiquement viable ; mieux, ce territoire est déjà squatté par les maures maliens auxquels ATT l’avait déjà attribué en région décentralisée, sinon « autonome » en fin 2011. En tout état de cause, l'avenir des touaregs sahariens passe par la libération du Sahara central, épicentre le Hoggar algérien, pour en faire un foyer dédié aux touaregs, ces autochtones sahariens en quête de foyer ! Annexe : Tamanrasset : Les touaregs de l’Ahaggar menacent d’assiéger la présidence pour dénoncer "la politique d’exclusion" appliquée à leur égard! Par ELWATAN.COM du 18.10. 2014 Lu et copié sur le site issikta.blogspot.com du 20.10.2014 Plus de 300 notables et chefs de tribus touaregs ont pris part, ce samedi 18 octobre, au rassemblement organisé par l’Amenokal de l’Ahaggar à la maison de la culture de la wilaya de Tamanrasset en vue de s’exprimer sur les problèmes qui les guettent au quotidien et dénoncer "la politique d’exclusion" appliquée à leur égard. Tout en rappelant des événements que vit cette région géostratégique et le rôle prépondérant joué par les touaregs dans la gestion des conflits ayant sérieusement secoué les pays voisins, les initiateurs de cette action, seconde du genre après celle organisée en avril 2013, réclament plus « d’égard et de reconnaissance » et poussent des cris d’indignation contre « la marginalisation » dont ils se sentent victimes. Les Touaregs de Tamanrasset réitèrent leur plate forme de revendications soumise dernièrement par leur chef spirituel au président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Ils demandent que leurs enfants puissent bénéficier d’un quota de postes ministériels, de walis, de directeurs de l’Exécutif, d’ambassadeurs, de consuls mais aussi des postes au sein de toutes les institutions sécuritaires. Ils exigent aussi que la langue amazighe soit instituée et enseignée à Tamanrasset avec ses lettres historiques du Tifinagh, à l’instar de se qui se fait dans d’autres wilaya du pays. A l’issue de la rencontre, les représentants des touareg de Tamanrasset ont exigé, sous le sceau de l’urgence, de tenir une réunion avec le premier ministre Abdelmalek Sellal à l’occasion de sa visite prévue après demain dans la wilaya afin de mettre les pendules à l'heure et lui rappeler les engagements pris avant l’élection présidentielle mais qui ne sont toujours pas honorés. Ce qui sonne comme une sorte d’ultimatum adressé au pouvoir en place avant de « battre le pavé et d’investir la présidence » menacent-ils. Ravah Ighil

D
Diawara il y a 4 ans

ÉVIDEMMENT SI L'ALGÉRIE S'ENGAGE C'EST BON MAIS NOUS DEVONS ET CONTINUONS À COMPTER SUR NOS PROPRES FORCES . NOS FAMAS SONT DÉTERMINÉS ET NOUS DEVONS D'AVOIR CONFIANCE EN EUX AVANT TOUTE AUTRE FORCE. SACHEZ QUE L'INTÉRÊT SUPÉRIEUR DU MALI C'EST DE COMPTER SUR SOIT MÊME AVANT TOUTE CHOSE. RIEN NE VAUT L'HONNEUR ET LA DIGNITÉ LE MALI EST UN GRAND PAYS QUE CES MINABLES DIRIGRANTS DEPUIS QUARANTE ONT RÉDUIT À SA PLUS PETITE DIMENSION PAR LEURS COMPORTEMENTS INDIGNES SE RABAISSANT ILS ONT RABAISSÉ CE PAYS ET VOILÀ LE RÉSULTAT. ILS SONT TOUS DES GRANDES GUEULES TOUJOURS DANS LE DÉNI ET AYANT CONFIÉ LEURS DESTINS AUX DIABLES ET EN MÊME TEMPS LA RÉPUBLIQUE ON NE PEUT QUE CONSTATER L'ÉCHEC. TOUS DES INDIGNES FRANC-MAÇONS À LA SOLDE DE LA FRANCE QUELLE HONTE QU'ELLE INDIGNITÉ EXTRÊME. AUJOURD'HUI NOUS RETROUVONS UNE PART DE DIGNITÉ ET D'HONNEUR GRÂCE À NOTRE JEUNE PRÉSIDENT PATRIOTE ET DIGNE LE PRÉSIDENT SON EXCELLENCE HASSIMI GOITA. QUE DIEU LE BÉNISSE ET QU'IL L'ACCOMPAGNE DANS SES ŒUVRES..