lundi 20 avril 2026
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Arrestation de Soumeylou Boubeye Maïga: Volonté d’assainissement politique ou stratagème pour neutraliser un adversaire potentiel ?

Par Le Nouveau Réveil 302 vues
Arrestation de Soumeylou Boubeye Maïga: Volonté d’assainissement politique ou stratagème pour neutraliser un adversaire potentiel ?

L’un des anciens Premiers ministres d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a été mis aux arrêts le jeudi 26 août à Bamako. Il est reproché à Soumeylou Boubeye Maïga, puisque c’est de lui qu’il s’agit, sa gestion entachée d’irrégularités dans l’achat de l’avion de commandement du président de la République ainsi que sa gestion suspecte liée à l’achat d’équipements et de matériels militaires.

 

L’ancien Premier ministre malien et l’ex-ministre de l’Économie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, ont été placés sous mandat de dépôt par la Chambre d’accusation de la Cour Suprême du Mali, le jeudi dernier. À l’époque des faits, Soumeylou était le ministre de la Défense. Et il va répondre de cinq chefs d’inculpation: « faux, corruption, favoritisme, abus de confiance et trafic d’influence ». Quant à Mme Bouaré Fily Sissoko, elle est inculpée pour « atteinte aux biens publics, faux et usage de faux, favoritisme, népotisme et corruption ».

Aussi, il n’est pas inutile de rappeler qu’à l’époque où tout le Mali bruissait de cette affaire, Karim Keïta, fils de l’ancien président, Ibrahim Boubacar Kéita, était le président de la Commission « Défense » de l’Assemblée Nationale. L’affaire, rappelons-le, avait été portée à la connaissance des Maliens grâce aux rapports de la Cour des Comptes et du Vérificateur général. Des acteurs de la société civile ainsi que certains opposants avaient dénoncé,  on se rappelle encore, une connexion mafieuse entre les deux hommes pour se remplir les poches dans ces deux opérations, au moyen de surfacturation et d’achats de matériels militaires de moindre qualité.

Partant du postulat selon lequel, personne n’est au-dessus de la loi, l’on ne peut que saluer l’arrestation de l’ancien Premier ministre Soumeylou et surtout souhaiter vivement que tous ses droits soient respectés pour que, in fine, la vérité,  rien que la vérité, soit connue dans l’affaire pour laquelle un mandat de dépôt a été décerné contre lui. Le principal concerné lui-même, a intérêt à laver son honneur, pour autant qu’il n’ait rien à se reprocher, en faisant face à la Justice de son pays. En tout cas, l’occasion lui est donnée de le faire.

L’arrestation de  Soumeylou peut être décryptée comme une chasse aux sorcières  

Aujourd’hui, l’on peut se poser la question de savoir si son arrestation ne répond pas plus à une volonté de la junte au pouvoir à Bamako, de nuire à un potentiel et sérieux présidentiable qu’à celle d’assainir véritablement la politique malienne. L’on peut être enclin à croire à la première hypothèse. Car, si l’on devait véritablement traquer tous les hommes et les femmes qui ont profité des nombreuses failles de la gouvernance IBK pour frauder, magouiller et ruser avec la République pour faire fortune, l’on peut prendre le risque d’affirmer que toutes les maisons d’arrêt et de correction de Bamako refuseraient du monde ; tant la corruption et autres prédations de biens de l’État étaient les choses les mieux partagées dans notre pays. Et très probablement, certains parmi ceux qui sont aux affaires  aujourd’hui, seront inquiétés.

De ce point de vue, l’arrestation de  Soumeylou Boubeye Maïga peut être    décryptée comme un stratagème, pour « les transitaires », afin de neutraliser politiquement un adversaire, un rival potentiel qui peut sérieusement les contrarier dans les urnes, dans l’hypothèse où ils organiseraient une présidentielle à laquelle ils prendront part. Et plus les jours passent à Bamako, plus cette hypothèse a des chances de se réaliser. En tout cas, le plus sûr moyen de renvoyer aux calendres… maliennes la prochaine présidentielle ou de mettre hors-jeu d’éventuels et sérieux rivaux politiques, est d’initier une pseudo-opération « mains propres » avant la tenue des futures échéances électorales. Dans bien des pays du continent noir, cette stratégie a déjà fait la preuve de son efficacité. Et Assimi Goïta  et ses camarades pourraient volontiers s’en inspirer ; eux qui déjà ont apporté la preuve que leur destin se trouve au palais de Koulouba et nulle part ailleurs, en réalisant, en l’espace d’une année, deux putschs.

Cyrille Coulibaly

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Commentaires (2)

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S
SOROBALE il y a 4 ans

cyrille decidement tu n'est pas MALIEN toutes ces escroqueries ont été faites au vu et au su de tous les maliens et tout le monde connait ceux là meme qui sont impliqués revois ton torchon d'article

D
Diawara il y a 4 ans

ARRÊTEZ DE DIVAGUEZ , APRES TOUT CE QUI SE DIT et QUI S'EST PASSE VOUS VENEZ NOUS ENFUMER ET PARLER D’ÉLIMINER UN ADVERSAIRE POTENTIEL EN TOUT CAS CE SERAIT UN ADVERSAIRE TRÈS SALE ET EMPÊTRÉ DANS DES HISTOIRES DE SURFACTURATIONS . EN CE QUI CONCERNE NOS DIRIGEANTS ACTUELS ILS SON PLUS DIGNES QUE TOUS CEUX DONT VOUS CITER LES NOMS . SACHEZ UNE CHOSE LA JUSTICE PASSERA AVANT TOUTE CHOSE ON SAIT QUE D'AUCUN CHERCHE A EVITER CELA MAIS CA PASSERA. POUR SE PRÉSENTER AUX ELECTIONS JE PENSE QU'IL EST NORMALE QUE TOUS LES CANDIDATS MONTRENT PATTES BLANCHES, L'EXEMPLE EST VALABLE POUR TOUT LE MONDE CELA NOUS EMPÊCHERA D'AVOIR A LA TÈTE DE L'ETAT DES INDIGNES QUI ONT DÉTOURNÉ DES MILLIARDS DE VENIR NOUS GOUVERNER ET RECOMMENCER LEURS BASSES ŒUVRES.