lundi 20 avril 2026
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Candidature de l’URD à l’élection présidentielle : Des proches de Dr. Boubou Cissé exigent la transparence dans le choix du candidat du parti

Par Le Wagadu 610 vues
Candidature de l’URD à l’élection présidentielle : Des proches de Dr. Boubou Cissé exigent la transparence dans le choix du candidat du parti

Des présidents de fédérations de l’Union pour la République et la démocratie (URD) ont animé un point de presse le vendredi 17 septembre 2021 au palais de la culture de Bamako, pour édifier l’opinion publique sur la situation du parti. Il s’agit notamment de Modibo Camara de la fédération de Koulikoro, Mohamed Ould Fall de Tombouctou, Gouagnon Coulibaly de Kati, Abdrahamane Diarra, président du mouvement des jeunes.

 

En effet, depuis la mort de Soumaïla Cissé, ancien président du parti, des querelles de leadership se multiplient au sein de l’URD. C’est dans ce sens que certains responsables ont mis en cause la gestion du premier vice-président, en l’occurrence Pr. Salikou Sanogo, qui assure l’intérim. Il faut dire que ceux-ci soupçonnent le vice-président de vouloir imposer un candidat au parti.

Cette coalition de présidents de fédérations reproche au vice-président d’avoir organisé, le 09 février 2021, une réunion extraordinaire du Bureau exécutif national (BEN), au cours de laquelle il a annoncé « unilatéralement » la mise en place d’une commission de réflexion et d’orientation stratégique pour le parti.

Après plusieurs réunions, il a été décidé de créer 04 commissions au lieu d’une seule, soutiennent-ils. Après la validation par le BEN élargi, ils regrettent la non-distribution du rapport de synthèse final de ces recommandations.

Et d’ajouter qu’aucune recommandation n’a été mise en œuvre. Les plus importantes, disent-ils, avaient trait à la mise en place de la plateforme politique ; l’organisation de la Conférence nationale extraordinaire devant procéder, entre autres, au remembrement du BEN suite aux décès, aux nouvelles adhésions ou aux démissions survenus au cours de l’année écoulée.

Devant l’échec de ces actions, le groupe de cadres a alors décidé de lancer une pétition afin d’obtenir les 2/3 de signatures de membres du BEN nécessaires à la convocation d’office d’une conférence nationale extraordinaire, rappellent-ils.

« Face à cette menace et à la médiation entreprise par les présidents de fédérations régionales, le 1er vice-président a enfin convoqué une réunion du BEN, le 21 août 2021, réunion au cours de laquelle il a annoncé la convocation d’une Conférence nationale ordinaire pour le 23 octobre 2021 », soutiennent-ils.

Les exigences des présidents de fédérations

Ils exigent la mise en place, conformément aux textes du parti, d’une « commission technique » dont les missions, la composition, la démarche et les recommandations seront validées par le BEN.

En 2e point, ils exigent la tenue de la Conférence nationale ordinaire prévue le 23 octobre 2021, conformément aux textes du parti, notamment en respectant son ordre du jour statutaire : adoption du rapport d’activités du BEN, description des perspectives, remembrement du BEN et relecture des textes.

« L’objectif ultime est de restaurer l’espoir d’un parti URD uni et fort afin de gagner les prochaines échéances électorales et d’honorer la mémoire de l’Honorable feu Soumaïla Cissé », ont-ils précisé.

Mantan Koné

 

 

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Commentaires (1)

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K
Kassin il y a 4 ans

Stratégie et défense nationale, Choguel et la transition Militaire sont-ils en train de perdre une occasion en or pour sécuriser le Mali? I. Rapport de forces et références historiques 1. A l’international On ne peut pas parler de stratégie dans un conflit armé sans évoquer l’épisode de la crise des missiles de Cuba en octobre 1962. Le président Kennedy était face à un choix cornélien quand l’union soviétique de Nikita Khrouchtchev décida après l’échec du débarquement de la baie des co..chons contre le régime de Fidel Castro, d’installer des missiles nucléaires sur l’île de Cuba à 200 km seulement des côtes de la Floride aux USA. Face à cette menace grave sur la sécurité des États-Unis, Kennedy devrait choisir entre l’affrontement (donc prendre le risque de la responsabilité d’une guerre nucléaire qui serait probablement la 3ème guerre mondiale entre le bloc soviétique et le monde occidental) ou procéder à un blocus maritime autour de l’île de Cuba pour empêcher les navires de guerre soviétique d’approvisionner l’île en engins nucléaires (et de ce fait obliger Khrouchtchev à déclencher la guerre nucléaire et à en prendre la responsabilité devant l’histoire ou renoncer à approvisionner l’île et se faire ridiculiser). La suite est connue, Khrouchtchev demanda, in extremis, à ses navires de faire demi tour contre la promesse américaine de ne pas envahir Cuba. Promesse tenue jusqu’aujourd’hui. Mais l’épilogue de cette crise a été un grand succès pour le jeune président Kennedy face au vieux Khrouchtchev. 2. Le cas d’espèce du Mali Dans les rapports de forces entre les pays africains indépendants et la France, la balance a très souvent été du côté de la France depuis 1960. Illustration: Quand le président Modibo Keïta a fait sa réforme monétaire en août 1962 pour sortir de la zone franc et du franc CFA, il fut contraint en 1967 de renégocier en position de faiblesse (avec à la clé une dévaluation de 50% du franc malien face au franc cfa) pour réintégrer la zone franc. Et en novembre 1968, il fut renversé par une junte militaire dirigée par le Lieutenant Moussa Traoré, formé en France. En 1984 le régime du Général d’armée Moussa Traoré, a finalement abandonné le franc malien au profit du franc cfa. 6 ans plus tard, le président Moussa Traoré a dit à Mitterrand en 1990 que “la démocratie n’est pas une camisole de force” et qu’il va “mettre le Mali à l’école du Japon ». En mars 1991 il a été renversé par un coup d’état par ATT qui rentrait d’une formation en France. Alpha Oumar Konaré a dit qu’il n’ira pas accueillir Jacques Chirac, président français à Dakar. Selon lui, Chirac doit venir à Bamako s’il veut parler aux dirigeants Maliens. Cela fut perçu comme un affront à l’Élysée et Alpha a été obligé de louer les bons offices d’Oumar Bongo, le président du Gabon pour se réconcilier avec Chirac. En 2011, ATT a refusé vertement de soutenir la croisade de Nicolas Sarkozy contre Kadhafi contrairement au sénégalais Abdoulaye Wade. En janvier 2012, la rébellion Mnla éclata au nord du Mali et en mars 2012, ATT fut renversé par la junte militaire du capitaine Amadou Aya Sanogo. Le président Macron a décidé de visiter les troupes françaises à Gao sans passer par Bamako et obliger IBK d’aller l’accueillir sur le tarmac de l’aéroport de Gao à plus de 1000 km de Bamako. Le déroulé de l’histoire montre clairement qu’entre les dirigeants maliens et les dirigeants français c’est une affaire du pot de terre contre le pot de fer et c’est visiblement les dirigeants maliens qui sont le pot de terre dû à la situation socio économique de notre pays mais aussi à la myopie stratégique de nos dirigeants successifs. II. Pourquoi Assimi et Choguel avaient une chance de renverser la vapeur face à Macron? 1. Les objectifs affichés du Mali : Le Mali veut juste vivre en paix dans un état unique et indivisible de Kayes à Kidal. Depuis la punition de Sarkozy contre ATT, cet objectif simple au prime abord, est devenu le serpent de mer des dirigeants maliens. 2. L’inefficacité apparente de Barkhane et de la Minusma dans la sécurisation du Mali: L’insécurité s’étend chaque jour du nord au sud du pays en passant par le centre en dépits de 5000 soldats de Barkhane et 13000 de l’ONU au point qu’aucune localité du Mali ne connaît actuellement une sécurité totale. Ça n’existe plus. 3. Les moyens mis en œuvre par les gouvernements successifs du Mali pour remettre l’armée malienne d’aplomb peinent à reconstruire une vraie armée combattante. L’armée malienne est plutôt sur la défensive dans la plupart des situations de combat et se fait régulièrement surprendre par des mines anti personnelles et des embuscades voir des attaques frontales de ces positions avancées ou isolées. 4. Un manque criard de renseignement sur les terroristes et leurs tanières (bases arrières, circuits d’approvisionnement en vivres, en carburant et en armes, camps d’entraînement, réseaux de recrutement, aires ou entrepôts de stockage ou zone de caches d’armes et de logistique divers, etc. 5. Inadaptation de l’armée malienne à la guerre asymétrique: Insuffisance logistique de l’armée surtout dans le redéploiement aérien et l’assistance aérienne aux combats et au renseignement 6. Forte corruption dans la chaîne de commandement et gestion financière et matérielle et gestion des ressources humaines très approximatives et budgétivores de l’armée malienne 7. Absence d’appuis des forces étrangères (Barkhane, Takouba, Minusma) pour neutraliser les terroristes du centre et du sud du Mali notamment dans la zone du pays dogon, la zone de Tenekou et Djenné, la zone Office du Niger (niono, Dogofry, Farabougou, Kolongo, Macina, etc) Au vu des 7 points ci-dessus, le gouvernement transitoire de Choguel pouvait mettre dans la balance la possibilité de faire intervenir d’autres partenaires ETATIQUES comme la Chine; l’Afrique du sud; la Russie et la Turquie pour renforcer son front sud et central face à la flambée de l’insécurité dans le pays et le faire savoir clairement par écrit dans une lettre officielle motivée au gouvernement français et au conseil de sécurité de l’ONU. En procédant ainsi, Assimi et Choguel pouvaient contraindre Macron de faire son choix entre quitter le Mali ou s’engager vraiment à apporter plus d’appuis aux forces armées maliennes au centre et au sud pays soit par du renseignement indispensable sur les terroristes et leurs agissements soit par l’assistance aérienne pour les traquer partout qui font défaut cruellement à l’armée malienne à bien des égards. A l’état actuel des enjeux sécuritaires du Sahel, Macron n’allait pas choisir de partir sauf à prendre le risque de donner la possibilité à d’autres pays d’avoir plus d’influence que la France au Mali et se prendre la mouche ensuite aux élections présidentielles françaises d’avril et Mai 2022. Ce qui le mettrait devant un choix cornélien et dans une posture comparable à celle de Nikita Khrouchtchev en octobre 1962. Donc il serait obligé de se plier pour apporter plus de soutien légitime à l’armée malienne là où elle est actuellement en grande difficultés sur le terrain. III. Pourquoi Assimi et Choguel sont en train de perdre cette chance inouïe qu’ils avaient de faire plier stratégiquement Macron? D’abord il se sont mis naïvement dans une posture de réactionnaires de la rue qui font d’eux des sortes de rebelles récalcitrants voulant flirter dangereusement avec des groupes privés paramilitaires assez nébuleux et énigmatiques. Ensuite, les joutes verbales inopportunes à l’ONU « abandon en plein vol » alors que les soldats français ne sont pas encore partis du territoire malien: ne constitue pas un argument crédible et valable aux yeux des observateurs internationaux sérieux. Ensuite la surenchère à Bamako « le peuple malien n’a jamais été ingrat » en réponse aux déclarations fortes de la ministre française des armées, Florence Parly, au sénat français: « inacceptables» ; « indécent», pour qualifier les propos de Choguel à l’ONU. Florence Parly n’a pas parlé du «peuple malien » au sénat français, comme Choguel veut nous faire croire. Elle a commenté les propos de Choguel à l’ONU. C’est différent. Voilà ce qu’elle a dit: https://youtu.be/0LPbRBijZRM Ces faits montrent clairement qu’on est rentré dans une logique d’affrontement diplomatique avec ceux-là mêmes qui sont censés nous aider pour obtenir notre objectif de vivre en paix dans notre pays, sécurisé un et indivisible. Le risque pour nous maliens dans cette logique d’affrontement diplomatique avec la France est une fâcheuse exacerbation du cafouillage sécuritaire sur notre sol et surtout un discrédit international et un isolement sur la scène internationale car nous sommes en position historique de faiblesse face cette France qui a plus de moyens diplomatiques, financiers et militaires pour nous mettre en posture du pot de terre dans beaucoup de domaines vitaux pour notre cher pays. Et après près de 10 de crises aiguës qui ont eu raison de tous les fondements de notre pays et de sa nation, notre enclavement au sein de l’Afrique occidentale sans accès à la mer, nous met une pression supplémentaire dans cette posture du pot de terre contre le pot de fer. Soyons plus astucieux, calmons le jeu et rabattons les cartes de la stratégie et sortons de la posture réactionnaire « Aeemiste » pour nous assurer une position plus confortable et plus responsable face à Macron et aux autres partenaires internationaux et faisons tout pour fédérer toutes les synergies autour du Mali et pour le Mali mais jamais contre le Mali. Que Dieu veille! Salute