lundi 20 avril 2026
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Mali : les élections compromises par la situation sécuritaire (Ministre)

Par AFP 179 vues
Mali : les élections compromises par la situation sécuritaire (Ministre)

Le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a jeté lundi de nouveaux doutes sur la tenue d’élections à la date prévue de février 2022, en rejetant les “diktat” des partenaires de son pays.

 

M. Diop a laissé entendre que les scrutins présidentiel et législatif du 27 février pourraient ne pas se tenir “si la situation sécuritaire n’est pas prise en charge”, lors d’un point presse avec son homologue marocain Nasser Bourita à Rabat.

 

“Nous avons un défi supplémentaire qui est venu avec le désengagement du partenaire français qui risque de créer un vide sécuritaire que l’Etat malien doit combler”, a ajouté M. Diop. Paris a entrepris de réorganiser son dispositif militaire au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région d’ici à 2023 à 2.500-3.000 hommes, contre plus de 5.000 aujourd’hui.

“Nous nous sommes engagés sur un calendrier pour tenir les élections en février. Nous sommes dans cette lancée mais (…) cette approche dogmatique de dire +c’est le 27 février ou rien+, je crois qu’il faudra que nos partenaires prennent un peu de recul pour regarder l’ensemble de la situation”, a souligné le chef de la diplomatie malienne. “Essayons d’aider les Maliens à trouver une solution malienne à leurs problèmes”, a-t-il encore plaidé, “parce que les Maliens ont le sentiment que chaque fois c’est des partenaires à l’extérieur du Mali qui nous donnent les prescriptions, et souvent ça ne marche pas”. “L’état d’esprit doit changer”, a martelé M. Diop, avant de conclure: “Qu’on sorte de la prescription, des diktat, des invectives, des ultimatums, pour entrer dans le cadre d’un dialogue et une écoute sincères avec les Maliens”.

Le Mali, plongé dans une profonde crise sécuritaire et politique depuis le déclenchement d’insurrections indépendantistes et jihadistes dans le nord du pays en 2012, a été le théâtre de deux coups d’Etat militaires en août 2020 et mai 2021. Les militaires au pouvoir se sont engagés à rendre le pouvoir aux civils et à organiser des élections nationales en février 2022 à l’issue d’une “transition” limitée à 18 mois, mais le respect de cet engagement est de plus en plus douteux.

 

 

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Commentaires (2)

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A
Anonyme il y a 4 ans

C'est ce que choguel cherche. Il provoque le chaos,pour avoir des arguments face a la CEDEAO.

D
Diawara il y a 4 ans

MONSIEUR LE MINISTRE AUCUN MALIEN DIGNE DE CE NOM ET CONSCIENT NE DIRA PAS QU'IL FAUT ALLER AUX ÉLECTIONS MAINTENANT SACHEZ QUE TOUTE PERSONNE QUI LE DEMANDE N'AGIT QU'EN SON INTÉRÊT PERSONNEL ET NON LE MALI. LES UNS SONT ESCLAVES DE LA FRANCAFRIQUE LES AUTRES SONT LES INDIGNES HOMMES POLITIQUES QUI ONT DÉTOURNÉ DES MILLIARDS ET QUI CHERCHENT À SE PROTÉGER VOILÀ CEUX QUI VEULENT DES ÉLECTIONS AU MOMENT OÙ LE PAYS BRÛLE . CELA PROUVE QU'ILS SONT INDIGNES ET INSOUCIANTS DES PROBLÈMES ACTUELS. MAIS NOUS SOUTENONS NOTRE PRÉSIDENT PATRIOTE ET DIGNE SON EXCELLENCE HASSIMI GOITA CHEF DE L'ÉTAT CHEF SUPRÊME DES ARMÉES ET SON PREMIER MINISTRE CHOGUEL KOKALA MAIGA POUR CONTINUER LE COMBAT AFIN DE SÉCURISER LE MALI POUR APRÈS ALLER AUX ÉLECTIONS ET CELÀ N'EN DÉPLAISE AUX PRÉDATEURS IMPÉRIALISTES OCCODENTAUX ET LEURS NÉGRES DE MAISONS INDIGNES. QUE DIEU BÉNISSE NOS DIRIGRANTS ACTUELS ET QUE DIEU MAUDISSE LES MANIPULATEURS INDIGNES ENNEMIS DU MALI. BRAVO AUX MARABOUTS ET POPULATIONS DE SÉGOU IL FAUT RENFORCER.