mardi 21 avril 2026
Contact
Malijet

Le ministre Ibrahim Ikassa Maïga à la communauté internationale sur la question du délai de la transition : « Donnez-nous le strict nécessaire »

Par Le Pays 243 vues

Le ministre de la Refondation de l’État, chargé des relations avec les institutions de la République, Ibrahim Ikassa Maïga a demandé à la communauté internationale d’accorder le « strict nécessaire » du temps aux autorités maliennes concernant le délai de la transition. Cela après avoir rappelé à la communauté internationale qu’elle a, elle aussi, prolongé le délai de la Minusma à plusieurs reprises.

252172012_179503241037131_5990574226210062874_n.jpg?_nc_cat=109&ccb=1-5&_nc_sid=8bfeb9&_nc_ohc=sZ5O6mRV52MAX_i-BfK&_nc_ht=scontent.fbko1-1.fna&oh=eda9b392b672c4852eb471a973350642&oe=61870BD6

Les clashes entre les autorités maliennes et la communauté internationale ne finissent pas. Après le premier ministre, c’est le ministre de la Refondation qui a craché ses 4 vérités à la communauté internationale. Dans une vidéo de près de deux minutes, le ministre Ibrahim Ikassa Maïga affirme avoir dénoncé le paradoxe de la communauté internationale sur le respect de la durée de la transition au Mali. Il a déploré que la communauté internationale soit exigeante sur le délai de 27 février 2022 pour la tenue de l’élection présidentielle.

Elle doit pourtant, pour le ministre, comprendre les réalités du moment et respecter le planning des Maliens. « Nous, on a dit qu’on est en train de faire des choses, et c’est le peuple malien qui dégagera son planning », a-t-il déclaré avant de déplorer le fait que la communauté internationale se soit opposée à cette option.

Le paradoxe de la communauté internationale

La Minusma a été créée en 2013 pour une durée d’une année avec comme objectif : aider le Mali à se stabiliser. Durant cette période de sa présence, la situation sécuritaire n’a guère amélioré. Et le mandat de la Minusma a été augmenté à une autre année. Elle en a été ainsi durant 8 ans. Le ministre Ibrahim Ikassa Maïga affirme avoir rappelé cette réalité aux membres du conseil de sécurité de l’ONU. Pour lui, la communauté internationale, pendant les 8 années de sa présence au Mali, a « échoué ». Elle doit donc, selon le ministre de la Refondation de l’État, respecter la volonté et le planning des Maliens pour la réussite de la transition et l’avènement d’un Mali nouveau. « Maintenant, les Maliens ont décidé de se prendre en charge. Donnez-nous juste le strict nécessaire », a plaidé le ministre Ibrahim Ikassa Maïga qui a précisé que « nous ne sommes pas à l’aise dans cette situation mais ne sommes pas à l’aise dans cette situation ».

Pendant que la communauté internationale, notamment la CEDAO, la France et le Conseil de sécurité de l’ONU est exigeante sur le respect de la durée de la transition, les autorités maliennes donnent le choix aux Maliens de décider de la prolongation ou pas de la transition à travers les Assises nationales de la refondation. A signaler aussi que ces assises sont boycottées par une partie de la classe politique, notamment les groupements et partis politique du cadre d’échange pour une transition réussie au Mali. La phase nationale de ces assises se tiendra en fin décembre.

Il faut rappeler qu’en juin 2O20, en adoptant à l’unanimité la résolution 2531 (2020) au titre du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, le Conseil de sécurité a prolongé le Mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) pour une année supplémentaire, jusqu’au 30 juin 2021 en maintenant ses 13 289 soldats et 1 920 policiers et sa principale priorité stratégique qui reste l’appui à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (« l’Accord ») par les parties maliennes et par d’autres acteurs maliens concernés.

Boureima Guindo

Partager:

Commentaires (2)

Laisser un commentaire

A
Anonyme il y a 4 ans

Tais toi,maiga petit mendiant. Si le pays avait une quelconque aura,nous serions écoutés.

C
cissé il y a 4 ans

Les partis politiques ou groupements de partis sont les mêmes qui sont à la base de la déliquescence de la situation actuelle du Mali. Durant plusieurs années, des gouvernants élus ont géré avec l'impunité érigée en mode gouvernance. Ils sont disqualifiés au yeux de la majorité des citoyens et ne peuvent pas incarnés le vrai changement, dont ils ont peur des conséquences. Ils seront rattrapés par leurs actes dans l'exercice des fonctions qu'ils ont exercé. Pour rappel, durant le mandat de l'ex Président IBK qui a organisé le DIALOGUE NATIONAL INCLUSIF, certains partis politiques de poids en représentation sur la scène nationale, ont refusé d'y participer et celui-ci s'est tenu. Aujourd'hui, ceux qui vantent que des partis politiques refusent de participer aux ASSISES DE LA REFONDATION, ont curieusement oublié de faire le parallèle avec ce qui s'est passé au moment du DNI en son temps. Bref, en Afrique, c'est connu, faire de la politique, c'est conserver et se pérenniser au pouvoir au détriment de la majorité des citoyens. Ceux qui sont dans cette logique l'apprendront à leurs dépens. MALIBA